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Peut-on dire que nous avons de l'opposition dans l'air ? C'est tout de même assez téméraire, politiquement suicidaire même de croire qu'à l'intérieur de moins de 60 jours avant les pésidentielles, un homme, tant soit peu, de l'expertise de Twagiramungu puisse espérer gagner (on espère toujours gagner). Après huit ans d'absence, on manque des bouts, et des bons. Je ne vois donc pas d'explication à ce retard. Le gouvernement rwandais ne vient pas tout juste d'annoncer les élections prochaines, tout le monde savait qu'il y aura des élections. Pourquoi, ce cher Fautin, a-t-il attendu aussi longtemps ? Décision difficile à prendre ? Ubukene ? Soutien indécis ? Pourtant le trottoir belge dit que le démocrate chrétien lui aura convaincu de plonger dans le vide, qu'il ne sera pas loin derrière pour l'épauler. Pensez-vous qu'ils ont encore de l'emprise dans cette région, ou la même percée dans notre pays ? Le temps nous le dira. Dans tous les cas, Fautin n'a rien à perdre, et n'a rien à craindre, en autant qu'il peut soigner son language. A-t-il gardé la formule magique (...URAWUNYWA, vous vous rappelliez de ça ?). Personnellement, je lui reconnais un point positif : Sa détermination est bien meilleure que celle des autres prétendus opposants twumva bahinda za Burayi na Amérika, qui n'osent pas passer du noir au grand jour. Ils excellent dans des monsonges no gusebanya cachés derrière des murs de haine injustifiée, dont pour tout résultat on fragilise davantage notre peuple. On a fini par comprendre un peu cette attitude, ils n'osent pas affronter le peuple rwandais, (je ne le redirais jamais assez), les yeux dans les yeux, sur place, par ce qu'il n'ont absolument rien à leur dire. Ntabwo wabeshya umuturage w'i Rwanda ko umukunda cyane utazi uko yaramutse n'icyo yarariye, ko umushakira amahoro, akayamushakira wiyicariye muri Amerika ni i Burayi. Ibyo binyoma birashaje muzagireke. Twagira genda ugerageze, c'est louable même si c'est tard. J'imagine que vous misez sur quelques amis irréductibles de l'ancien temps. Si, à ma grande surprise, vous parveniez à faire élire quelques sièges aux législatives, ça pourrait vous valoir quelque visibilité au parlement. Fata ko niyo gabo ! |
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Pour réaliser ce " coup d'Etat " au sein du MDR, Faustin TWAGIRAMUNGU usera de son titre de président du parti, et présentera ensuite sa propre candidature comme candidat désigné à la tête du GTBE avec l'appui des mêmes 4 partis. Il sera alors exclu du MDR, le 23 juillet, ainsi que 4 ministres, leurs directeurs de cabinet et conseillers. Le 26 juillet, un communiqué du FPR diffusé à Bruxelles ironisera en ces termes sur une rivalité dont il imagine tirer profit : " Pour une fois dans l'histoire de la cohabitation gouvernementale au Rwanda, un consensus a été trouvé entre les ministres issus du MRND et ceux des autres partis. C'était, dit-on, pour demander des comptes au Premier ministre pour s'être autoproclamé candidat à sa propre succession dans le futur gouvernement de transition. Chose surprenante quand on sait que le MRND ne s'est jamais associé aux autres forces pour exiger l'application du programme du gouvernement par le même Premier ministre ". Après son exclusion du MDR, le FPR appuiera activement Faustin TWAGIRAMUNGU. En effet, plus fondamentalement, hormis les chassés-croisés opportunistes des deux rivaux prenant appui alternativement sur les deux " mouvances " dominantes, les partisans d'une inversion d'alliance au profit du MRND gagnent du terrain au sein du MDR. Tirant les enseignements de la tentative de coup d'Etat au Burundi en octobre 1993, une tendance dit " Power " pilotée par Froduald KARAMIRA (Hutu, Gitarama) et Donat MUREGO (Hutu, Ruhengeri) va s'y affirmer. Dismas NSENGIYAREMYE la rejoindra après son retour au Rwanda en novembre 1993 en tentant sans succès de contrôler sa dérive ethnisante. Qui survivra
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