Plus ce sinistre 10eanniversaire s'avance vers nous, moins je me sens chaud à l'idée de devoir refaire face aux gens qui pleurent, aux rancoeurs qui remontent, aux yeux hystériques et imbéciles des gens qui narguent, aux butés qui refusent d'ADMETTRE..., aux incrédules qui persistent dans l'erreur, aux négationnistes qui continuent, sur tous les fronts, à faire du tapage, etc... Mais ce que je crains le plus, c'est le recul probable dans le temps, à l'intérieur de soi, succeptible de faire davantage de ravages dans des coeurs fragiles et rabroués, (il y en a beaucoup), au ton et au son des discours qui se succèderont sans scrupules, à n'en plus finir, sur toutes les tribunes du monde, (vous vous en doutez) aussi stupides et provocateurs, les uns que les autres, aux sanglots longs des Tutsi, encore aujourd'hui en état végétatif, qui n'en finissent pas de mourir, mais plus encore, aux allures monstrueuses de CERTAINS INGRATS qui patogent, avec leurs gros sabots, dans le sang de nos frères et soeurs, pour faire avancer QUELQUES causes ténébreuses ET INUTILES, des honneurs de la honte, en d'autres mots. Il y en a encore, ils sont peu nombreux à l'heure qu'il est, heureusement. À tous ceux-là, je les invite à se faire un bon examen de conscience, de changer leur fusil d'épaule, avant que le monde leur dise "merde". Vous offense-je avec mes gros mots ? Me trouvez-vous dingue et écoeurant ? Non vous vous trompez sur moi, et sur toute la ligne. En fait, je suis pire que vous pouvez l'imaginer, quand je me mets à penser à ce qui s'est passé, à ce qui est en train de se passer encore maintenant sur certains fronts, mais surtout à ce qui risque de se REPASSER d'ici quelques décénies si on ne réajuste pas nos pendules...! Je décide, non sans raison particulière, de faire de ce reportage de Mrs COLETTE BRAECKMAN, une partie de mon introduction : (C'était au moment des présidentielles au Rwanda). Uyu mukobwa agira twinshi tumuva mo, je l'ai suivie depuis la guerre d'octobre 1990, j'ai quasimment collectionné tous les reportages qu'elle a produits depuis, jusqu'AUX PREMIÈRES ÉLECTIONS LIBRES AU RWANDA. C'est fascinant de confronter son raisonnement à la réalité, à travers le temps. Si vous me demandiez de la décrire en une seule phrase, je dirais preque spontanément qu'elle prend facilement la couleur du bouisson qui lui est proche, et pas à peu près. Dans le repportage suivant qu'elle a fait sur les élections au Rwanda, elle fait naître, sans le vouloir vraiment, une sorte DE VENGEANCE SUR LA COLONISATION, un ESPOIR IMMENSE qui donne curieusement envie de pouffer malgré soi, surtout quand c'est elle qui parle...[Où je mets du rouge, c'est les endroits qui me dérangent] On l'écoute : C'est sur la colline de Save, à la périphérie du royaume de Nyanza, que s'installèrent jadis les premiers missionnaires. Depuis, les vastes bâtiments de briques rouges n'ont jamais vibré qu'au rythme des messes et chants religieux. Ce lundi matin toutefois, c'est une cérémonie d'un autre genre qui s'est déroulée dans les classes de l'école technique : les premières élections présidentielles qu'ait jamais connues le Rwanda, où plusieurs candidats se disputent les suffrages des électeurs. Dès 5 heures du matin, les officiants étaient en place : vêtus de chemises imprimées jaunes, les membres des bureaux de vote, présidents et assesseurs, s'affairaient à dresser les isoloirs, de modestes bancs d'école entourés de bâches et parfaitement hermétiques, à mettre en place les registres électoraux. Après que tous, le visage grave, eurent prêté serment, on amena les urnes. Tous les observateurs présents furent invités à vérifier que les petites caisses de bois étaient bien vides, après quoi elles furent clouées et dressées devant les isoloirs. Alors que les opérations de vote devaient commencer à 6 heures, les files s'étaient déjà formées bien avant l'ouverture des bureaux. Ils étaient tous là, ces paysans des collines, les hommes avec des vestons sombres, les femmes avec leur plus belle robe, des pagnes d'origine congolaise, de vastes batiks venus d'Afrique de l'Ouest. Tous là, les Hutus et les Tutsis, les uns derrière les autres, à attendre leur tour en file indienne, tous serrant leur carte d'électeur, paisibles, souriants, déterminés aussi. Comment imaginer que, voici neuf ans, à Save et ailleurs, ces mêmes gens, drogués par la haine, par la manipulation politique, massacraient leurs voisins ? Aujourd'hui, les démons semblent calmés et Violette, une très jolie jeune femme aux cheveux tressés, nous l'assure : Le Rwanda a changé, nous revoilà tous ensemble, un même peuple… Même s'il y a eu un peu de nervosité durant la campagne, ces élections nous permettent de nous retrouver, tous mélangés... Dès que les bureaux s'ouvrent, les vieux, les femmes enceintes, les handicapés, prioritaires, se dirigent vers les isoloirs, avec à la main une feuille rectangulaire où s'affichent les visages des quatre candidats (ou plutôt des trois, Alivera Mukambaramba s'étant désistée in extremis). La mine grave, sans traîner, chacun fait son choix puis dépose son bulletin dans l'urne comme s'il s'agissait d'une hostie. A la sortie, la vieille Fulgence, née en 1922, n'en finit pas de montrer son pouce tâché d'encre, de nous adresser un sourire édenté et heureux. Un peu plus loin, à Kinteko, la même scène: des files disciplinées, des assesseurs patients et ces gens qui se dirigent vers les bureaux de vote comme hier vers la messe. Tom, qui vit à Kigali, a obtenu l'autorisation de voter ici, à la périphérie de Butare. Emu, ce grand gaillard de 45 ans nous rappelle qu'en 1959, c'est d'ici, dans les bras de ma mère, qu'il a fui vers le Burundi puis la Tanzanie. Mon père a été tué en cours de route, je n'étais jamais revenu dans ce berceau de ma famille et c'est en ce lieu que j'ai voulu venir voter pour la première fois. Presque partout, les observateurs circulent, un badge blanc sur la poitrine. Peu d'internationaux (200 pour 10.000 bureaux de vote…), mais des membres de la Commission rwandaise des droits de l'homme, d'ONG nationales agréées, et des observateurs du FPR. Du FPR seulement, ce qui donne une légère impression de double emploi avec les autres intervenants. En effet, faute de moyens, le candidat indépendant Nayizira n'a envoyé personne. Quant à Faustin Twagiramungu, non seulement il n'a pas pu déployer des observateurs dans tout le pays, mais surtout il a choisi de retirer la plupart d'entre eux après l'arrestation de douze de ses partisans. Alors que, de Butare à Kigali, tous les bureaux de vote que nous avons visités affichaient un calme parfait et avaient enregistré leurs 600 votes chacun bien avant l'heure de clôture, les accusations proférées l'après-midi même par Frank Mugambage, le chef de la police, apparaissaient presque surréalistes. Il assura en effet, avec toute la prudence imposée par une enquête encore en cours, que douze partisans de l'ancien Premier ministre, arrêtés car ils tenaient une réunion illégale, étaient passés aux aveux et avaient reconnu avoir eu l'intention de troubler les élections en plusieurs endroits du pays, en distribuant des armes à feu, des grenades. Dans les jours à venir, on saura si ces accusations ont quelque fondement ou s'il s'agit de manœuvres visant à préparer l'opinion à l'arrestation du candidat Twagiramungu, auquel le pouvoir, textes et enregistrements à l'appui, reproche d'avoir tenu des propos visant à dresser les Rwandais les uns contre les autres, d'avoir appelé, faute d'autres arguments, au vote ethnique. A Butare par ailleurs, nous avons appris que des Hutus venus du Burundi tout proche, avaient essayé d'exciter leurs voisins, mais sans succès apparent. Pour Léa, une religieuse qui vit sur les collines avec les veuves et les rescapées, tout cela ne prend plus… Twagiramungu, qui a vécu trop longtemps à l'étranger, ne sait pas que le pays a changé. C'est en masse que les paysans, le mois dernier, sont venus acclamer Kagame, sans y avoir été forcés. Ils lui sont reconnaissants d'avoir ramené la sécurité, la paix. Ils le créditent d'avoir lancé des mutuelles qui permettent l'accès aux soins de santé à des prix abordables, d'avoir rendu gratuit l'enseignement primaire, et le secondaire demain. Tout cela, sur le plan social, c'est du concret, et les pauvres d'ici y sont sensibles… Un peu plus loin, à Cyarwa, Modeste, avec son rond visage de Hutu, n'exprime pas autre chose : Je suis content, j'ai voté pour le meilleur. Tout indique donc que Kagame, qui n'avait pas, il faut le rappeler, de rival à sa mesure, a remporté son défi et que le peuple rwandais a franchi une nouvelle étape dans la pédagogie démocratique. Mais pourquoi diable le FPR se croit-il obligé de ternir sa probable victoire en instruisant un procès en sorcellerie contre son seul véritable adversaire ? Je tenais absolument, à cette occasion, à vous faire lire cet élément de reportage international, pour que vous puissiez vous intérroger davantage sur les enjeux politiques qui plannent encore au-dessus de notre pays, ces hautes sphères politiciennes, qui nous régissent en fin de compte, mais qui ne nous MANIPULENT plus ! Hari umuntu mperutse kumva uvuga ati "dis-moi ce que tu lis, je te dirais ce que tu fais". Ese mubyo usoma, wabonye imyanda icircula ubu bise ngo "ÇA NE S'EST PAS PASSÉ COMME ÇA À KIGALI". Et toi, comment te sens-tu par rapport à tout ça ? Mbese warahariwe uranyukirwa ? Ujya wicara ukicuriki-ira, ukibaza ntiwisubize, mubyo wibaza, uti harya nkanjye nasigariye iki, nkanjye kurokoka byamariye iki, cyangwa se bimariye iki bagenzi banjye twarokokanye ko ntacyo nabamalira nanjye ubwanjye ntishoboye ? Oya rero siga ho, ntukigunge ngo wibaze impamvu wasigaye, kuko irahari, ntabwo wasigaye kubwawe, si no kubw'umuhutu waguhishe, n'ubwo yagize neza cyane, niba akiri ho uzamugire ho inshuti ikomeye, kuko ariyo rwose ! Si tu ne parviens pas à passer au-dessus des préjugés, ushaka gusova apparences gusa, ibyo n'ubunyamaswa. Oui, hari Abahutu bake beza, Oui hari Abatutsi benshi b'imbwa. Mais dans l'ensemble, Abanyarwanda BASHOBORA KUBANA KOKO. Malgré l'ironie ya COLETTE BRAECKMAN, mwiyumviye ibiva mukanwa k'Abanyarwanda n'Abanyarwandakazi babo... À l'occasion de ce dixième anniversaire du génocide de ta famille, remets-toi en question, c'est injuste contre toi-même, de te laisser enfermer dans la haine éternelle, par ce que ça te tue à petit feu. Arrête de vivre, juste pour toi, nibwo uzabona ko ari ngombwa ko ukora un pas dans la bonne direction. Pense surtout que plus tu affiches UN AIR EFFONDRÉ, tu donnes la victoire kubo wibwira ko wanga. Redresse-toi, ntibaba batarakwishe, ngo abe ari wowe wiyica, kandi ngo wiyice urubozo ! Erega no kwiyica ntabyo waba ugishobora, kuko niba wari uwiyica, uba warabigize kera, none dore imyaka ibaye icumi ukiri aho, Dieu merci ! Ce que tu devrais découvrir maintenant, tout de suite, c'est cette énergie qui se cache au plus profond de toi-même, qu'il faut que tu réorientes dans la bonne direction. C'est l'une des raisons probables qui expliquerait pourquoi justement tu as été épargné(e)....! Ce n'est pas un hasard, byo ubyibagirwe, à quelque-chose malheur est bon, dit-on. Non, ça n'a pas été un hazard, il t'appartient d'interroger ta conscience (si elle a été sauvée en même temps que toi, sinon c'est différent). Retrouves en toi, LE VRAI PERSONNAGE qui habite ta carcasse, essaye de lui faire jouer des vrais rôles, devant des vrais spectateurs. Non seulement tu auras accompli ta mission, mais tu auras aussi su que tu n'es pas seul. On avait tous besoin de ces dix ans....! Ne permettez jamais à personne de te convaincre que tout ça ne sert plus à rien...! Évitez ce genre de monde, fuyez, empêchez, faites taire toute personne qui te dira que tout est fini, qu'il n'y a plus d'espoir. Dès que tu auras compris tout ça, tu auras compris pourquoi tu as survécu, TOI, précisément. Non ce n'est pas vrai, ce ne pouvait pas tenir du simple hasard, le mot d'ordre était on ne peut plus clair je le cite : PERSONNE NE DOIT SURVIVRE. Pourtant toi, tu as survécu... Cet anniversaire, ce dixième anniversaire, si douloureux soit-il, t'appartient aujourd'hui, c'est ton tour de voir les choses différemment, et de prendre une décision ferme, une décision importante, pour toi et pour nous tous. Tu n'as pas besoin de chercher loin. Peut-être dans ta cour, dans le corridor de ton campus, ou autour du chemin qui mène à ton sompteux villa...! Cesse de vivre comme avant, juste pour toi. Fais-en donc un but de ta vie, et tu verras que quand bien même tu ne pourras pas changer le monde, tu réussiras à changer bien de choses, incluant ibyo wibwira ga ko ari sacrés ou tabou pour toi..! Commence par te faire couper les cheveux, niba ufite myinshi, niyo yaba ari myiza, ERA {kwera}, SEULEMENT NIBA WUMVA KANDI WEMERA KO BYAGUFASHA); sinon tu perdrais ton temps. Tu es célibataire en âge, maries-toi et fonde une famille. Prie Dieu pour qu'il te donne des enfants (urubyaro), arrête de te laisser imprégner de ses idées mornes et fausses, apprises de certains Blancs loufoqs et égoncentriques qui ne vivent que pour leur gouffre et leur pet. Fonde une famille, Jure sur la bible, comme l'ont fait ton père et ta mère, avant toi et avant leur calvaire;...prononce solannellement ces 3 petites lettres magiques, "OUI"... POUR LE BIEN ET POUR LE PIRE. Où que tu sois autour de cette maudite planète, arrête de vivre juste pour toi. Retrouves un certain équilibre, une certaine dignité, surtout l'étrange et agréable sensation de se savoir accroché à cette putain de vie, EN TOUT OU EN PARTIE, pour faire vivre un enfant ou des enfants, tes propres enfants ou non, peu importe la condition de vie présente que tu mènes, en moins que tu sois UNE PERTE TOTALE, ça arrive aussi. Et la plupart des cas, vous vous abîmez vous-même... Jya usenga, usabe Imana Ibigushoboze. C'est très important de prier, n'abiyita ukundi, (atés entre-autre) ni akanyaro wa mugani w'Abarundi, ils dénigrent la prière juste pour le décor, pour sauver les meubles, pour faire rire sa coquette petite copine, pour agrémenter ses amis de cabaret, etc...(retrouvés SEULS, comme l'a chanté si bien, GAROU, dans SEUL), barasenga baba bakubeshya. Ceux qui font ça, ils ont toujours, sinon souvent, d'autres intimes frustrations qu'ils hébergent. Mais il arrive de ces moments-là qui vous confrontent à la dure réalité, LA MORT, qui est omniprésente quoi que tu fasses, usanga wibishya cyane, N'INYANGE ZARAPFUYE NKANSWE IBYIYONI. (sorry about that..!) Ce qui est sûr, niba ujya kubyina mu madancing-club, gukina urusimbi muri za casinos, ça veut dire que tu essayes de remplir un certain trou, qui est à l'intérieur de toi. Malheureusement, ce trou est SANS FOND, tu auras beaux faire, tu ne pourras jamais le combler, kandi imyaka yawe irabaze, PEU IMPORTE QUI TU ES TODAY, uzapfa...! Je te demande de prendre conscience de cette réalité, nta kindi. Brièvement, à l'occasion de ce dixième anniversaire, subiza amaso inyuma, (wa mwana w'abatutsi we), prend consience de tout ce qui t'entoure, wowe n'ubwoko bwacu, ni kimwe mubyo warokokeye. Kurokoka jye sinzi uko bamwe mubyumva. Jye uko mbyumva NI KWINSHI : Ari uwihishe mu ntumbi génocide ikarangira atarabora, Imana yaramurokoye. Ari uwatangiye urugamba muri 90 iruhande rwa FRED, ubu akaba agihagaze, ntakibagirwe gupfukama ngo asingize Imana yamurinze, nubu akaba agifite ingufu zo kwitangira igihugu cyacu. Ari uwari kure y'u Rwanda, iyo nkuru mbi ikamugera ho nka coup de marteau sur la nuque, nubu akaba agifiye izo séquelles, ajye asingiza Imana, puisque c'était très facile de piquer du nez dans les ténèbres, j'en sais quelque-chose. Dix ans, c'est long, aliko IBUKA : J'observe toujours avec stupéfaction les enfants qui avaient huit à dix ans pendant le génocide des Tutsi, qui sont à l'université maintenant. Tout ça, c'est encourageant. Hari abitwaza ngo za maladresse z'abanyapolotike pour prédire des catastrophes ! Maladresse ziba ho, ziba hose, kandi zizahora ho kw'isi hose. Ceux qui convoitent le pouvoir, baba ho, kandi nabo baba hose. Fata ibifatika, ubigire objectifs de ta vie de rescapé(e), et tu verras la différence. Ne cherche pas la sérénité, ntayo wabona, ntibaho après le génocide, uretse kwibeshya, même si je sais qu'il y a certains individus qui se trouvent des baumes anhilantes sur leurs angoisses et chagrin ! Si vous avez la chance de faire ce que vous aimez faire, faites-le sans réserve pour tirer le maximun possible de la joie que cela vous procure...Ça soulage, c'est incroyable comme c'est salutaire. Moi j'ai trouvé le mien, j'utilise mes temps creux (de sommeil entre-autre, pas entièrement) pour écrire. Il n'y a pas que des écrivains pour écrire, là vous vous trompez beaucoup. Tous ceux et celles qui ont appris à lire et à écrire peuvent le faire, il ne s'agit que de le décider ainsi. Oui j'écris. Comme un imbécile, j'écris tout ce qui me passe par la tête, j'écris pour le plaisir de donner mon point de vue, j'écris pour déplaire, mais vous ne pouvez pas avoir l'idée de ma joie quand mes lecteurs, et croyez-moi j'en ai beacoup, m'innondent des messages de toute sorte : Colère, menace, insultes, déclaration d'amour-même, abangabira inka, abambwira ko bazanyica, etc...Je reçois des messages, par tonnes, et cela me maintient en vie, je peux vous l'affirmer. La somme de tous ces scénarios me procurent une joie intense et une volonté de vivre, plutôt extraordinaire. Mais si vous pensez que c'est facile, vous vous trompez. C'est un sacrifice comme un autre. Il m'arrive même parfois de sentir que je m'amuse, alors ko ari kimwe mubintu numva binshyikira gake cyane depuis 1994.... Bref, si vous ne voyiez que que des images brouillées, il est temps de corriger les verres, dix ans ont passé, oh Man.............! Ese uba i Burayi ? Muri Amerika se ? Laisse-moi te dire quelque chose qui va probablement te surprendre : Abatutsi bose ubona bahita, abo uzi n'abo utazi, n'iyo ubareba ukabona ntacyo bitaye ho, BURYA BUBATSE KUBISEBE BIHORA BIVA (des gangraines). Abahutu nabo benshi mubo ubona, ndetse barimo abo wita inshuti zawe (URETSE BACYE CYANE), abenshi bubatse kumujinya uhora ututumba, WABUZE AHO UTURIKIRA. Icyokora ubwoba jye mpora mfite, n'uko uwo mujinya wabo uzashyira ukabona aho uturikira, comme un volcan qui gronde, qui grandit en hauteur, et qui finit par vomir son venin. Certaines personnes encore dupes, parmi nos dirigeants, travaillent en leur faveur, inconsciemment, ET ÇA C'EST DUR À PRENDRE ! Donc, TU N'ES PAS SEUL(E), ihangane uhindure, maze uhinduke. Il serait dommage que tu puisses penser que j'ignore ou que je minimise ta peine, ou que je vous force à croire que vous êtes vaccinné(e) contre les chocs emotionnels. Non pas du tout. Ces moments nous rattrapent tous, en un moment donné, mais il faut lutter. Et pour lutter contre ce genre d'attaque, il ne faut pas être seul(e), l'ennemi gagnerait vite du terrain, et ce terrain, c'est malheureusement ta vie ! Il vous surprendrait n'importe où : Sur l'auto-route, en conduisant votre auto, un mot de trop à télévision, un à-priori de la bouche d'un ou d'une amie...How fragile we are...! Nous sommes construits sur des blessures récurentes qui explosent et resaignent à flot, au moindre heurt ! On dit des Batutsi "corriaces". Ngo turi ibikoko (s'agissant du stoïsisme), ngo kubera ko abenshi muri twe (ce qui est étrange quand même, batagiye muri za centres d'accueil...). Mbese ibyo bintu nawe urabyemera ? Iyo wirebye, ukitekereza ho, tu te considères comme vraiment stoïque par rapport à tes douleurs (amayibukiro y'ishavu ryawe)? Non tu ne l'es pas, personne ne peut l'être. Je demeure convaincu que le succès ou l'échec des objectifs du gouvernement rwandais prendront bientôt toute la signification voulue, qu'on a jamais vu auparavent, dans aucun dictionnaire. Ils échouent, ON REPIQUE DU NEZ. C'est pour cela qu'il faudrait que le Président de la République, Paul Kagame, vieille à ce qu'il n'yait pas de trahison et d'indifférence à son plan d'action, car ce sont les seules choses qui peuvent faire basculer la tandance. Kera yari muri transition, ubu twaramutoye, ntacyo yabona atubeshya. Iyi myaka icumi ishize, hari abana benshi b'abanyarwanda bakimeze nabi, b'ababatutsi, abo Leta ntampamvu itabagenera (kuburyo butomoye) ikibabesha ho. Kandi hari byinshi byakorwa, bidashingiye nécessairement et exclusivement ku mikoro ya Leta, kuko uretse kwigiza nkana, tuzi twese ko ntaho bakura, uretse abiyibagiza igihugu cyacu icyo aricyo. Aliko ibyo ntibivuga ko bitashoboka. Hari na za Institutions tuzi zihagarariye abo bana duhora tuvuga. Abenshi murazizi, mwakoranye nazo, ils doivent, eux-aussi, SURTOUT EUX, guhindura imikorere, imyifatire n'amatwara, ça s'impose. Tout le monde sait et apprécie les beaux efforts qu'ils font, vues les circonstances de travail qui sont les leurs, mais on aurait tort de ne pas leur dire qu'il n'y a pas de place à L'AMÉLIORATION. Arthémon Rurangwa Joyeux Noël à tous, à bientôt pour le dixième ! N'oubliez pas d'aller à une page spécifique de ce site "noublions-jamais" pour vous recueillir : avertis.htm |
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