Journée internationale de réflexion sur le génocide au Rwanda

Une consécration du jour sept du mois d'avril comme MÉMOIRE DU GÉNOCIDE DES TUTSI, par l'ONU. Le monde observera désormais 1 minute de silence pour une pensée émue à la mémoire du million de Tutsi disparus dans le tourbillon de la haine hutu. NUs, le 26 mars 2004.


De la bouche même du Secrétaire Général des Nations Unies, Mr. Koff Annan, j'ai entendu dire ceci : « J'ai personnellement écrit à tous les chefs d'État du monde pour leur demander de s'arrêter une minute, ET DE FAIRE OBSERVER ce moment dans leurs États respectifs, un silence en mémoire du million de Rwandais disparus pendant le génocide de 1994.

Qu'est-ce que cela veut dire concrètement 

Pour l'ONU, cela signifie très probablement beaucoup de choses. Pour la race humaine dans son ensemble aussi, on peut facilement l'imaginer. Qu'en est-il pour les rescapés de cette bestialité qu'est le génocide ? Cela change-t-il quelque chose à leur condition ? Même si selon Mme Ruth IYOB d'origine giboutienne, directrice du programme {Académie internationale pour la Paix, section Afrique}, qui dirigeait les débats nous a convaincu que ce petit moment EST PLUS QU'UN SYMBOLE, je ne suis pas si sûr que cela changera quoi que ce soit au moral et aux conditions du rescapé, lui qui vit encore et toujours avec ce poignard dans le dos, qui lui fait si mal au moindre faux mouvement.

Ainsi donc, comme je l'ai toujours fait depuis 1994, j'ai eu la chance inouïe d'être sur place parmi les témoins d'un tel événement historique, en cette journée radieuse du 26 mars 2004, à New York, ce dont je vais tenter de vous décrire le déroulement, le vu pour vous :

Je découvrais New York City pour la première fois, un vieux rêve d'enfance. Je sais que cela n'a rien à voir, je tenais simplement à remercier très intimement les amis avec qui on a fait ce long voyage, qui n'était pas si évident que ça…). Pour ce qui est de l'événement lui-même, j'étais là pour moi d'abord, et pour ceux qui n'ont pas pu y être ensuite; je vais essayer de vous décrire ce que j'ai vu et entendu. Je ne m'attendais pas vraiment à un quelque-chose d'impressionnant, c'est ce qui s'est produit, même si s'est tout de même important.

Pour vous donner une idée globale de cette journée, je vais diviser mon histoire en 3 parties :

•  L'importance de l'initiative de notre Ministre, Dr Charles Muligande et son collègue Canadien
•  Le grand survol des activités de la journée
•  L'impact de la conclusion (le moment fort de la journée)

Voici un petit extrait du mot d'ouverture, par le Secrétaire Général Koffi Annan, que j'ai trouvé chargé d'émotion et même d'espoir (si l'on peut vraiment utiliser ce mot « espoir »)…   "The international community is guilty of sins of omission who was head of the United Nations peacekeeping agency at the time and had asked countries to provide troops. I believed at the time that I was doing my best. But I realized after the genocide that there was more that I could and should have done to sound the alarm …." Fin de citation.

Il dit avoir compris trop tard qu'il aurait pu faire mieux. Il a continué en disant que ce génocide s'est produit alors qu'il n'aurait pas dû, qu'il a été soigneusement préparé et perpétré au grand jour, que désormais le monde devra appeler les choses par leur vrais noms pour réagir vite et efficacement quand c'est nécessaire.

C'est dans ce seul sens, pour ma part, que je trouve cette minute de silence qui a été décrété  "MOMENT INTERNATIONAL DE MÉMOIRE", dont notre temps sera marqué désormais par cet immense sacrifice.

Tour à tour, le Dr Miligande Charles, Ministre Rwandais des Affaires étrangères, Dr Bill Graham, Ministre Canadien des affaires étrangères, Mr Ramesh Thakur, Vice- secrétaire général adjoint des Nations Unies, Mr Ibrahim Gambari, Conseiller spécial de l'ONU pour l'Afrique, Mr Daniko Turk, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques et le Général Romé Dallaire se sont succédés au micro pour donner leur version des faits et les mesures envisagées pour que le « PLUS JAMAIS ÇA » dont il est question depuis 60 ans, soit enfin une réalité.

A - L'INITITATIVE

Sans détour et sans équivoque, Je dis BRAVO à l'initiative de notre Ministre des Affaires étrangères, l'honorable Dr. Muligande Charles et de l'honorable Dr. Bill Graham qui ont su mettre le doigt sur un point aussi crucial.

En effet, cette conférence commémorative du génocide des Tutsi POURRAIT ÉTRE un début de grandes réalisations. Je considère qu'ils peuvent en être fiers, nous aussi à travers eux, même si nous n'avons plus beaucoup de place à la joie dans nos cœurs, moins encore cette année-ci !

Même si l'ONU est connue comme une institution mal gérée qui redistribue mal ses ressources qualitatives, sous le regard impuissant du Secrétaire général, n'empêche qu'un moment comme celui-ci qui vient tout juste d'être adopté en faveur de notre petit Rwanda, est non seulement un AQUIT d'une très grande valeur, MAIS AUSSI ET SURTOUT UNE SIGNATURE COULÉE DANS LE BÉTON QUI FERA COMPRENDRE AUX GÉNÉRATIONS PRÉSENTES ET FUTURES, CE QUI EST ARRIVÉ À NOTRE PEUPLE. "…Je me souviens, et je me souviendrai toujours….". On se souviendra, n'en déplaise ceux à qui cela ne fait vraiment pas leur affaire… !

Vous ne vous doutez pas que les négationnistes vont devoir déployer désormais plus d'efforts que d'habitude pour passer leur message satanique, même si, dans le même moment, ils étaient à pied d'oeuvre dans la ville de Montréal. Ils peuvent parler à présent, ils peuvent nier, ils peuvent réinventer n'importe quelles idioties, on n'aura même plus besoin de leur demander d'arrêter… ! Laissez-les parler, mais le 07 avril à midi de chaque année, le monde aura toujours une pensée émue de la disparition des Tutsi du Rwanda, mais aussi et essentiellement de la cruauté dont les hutu ont fait preuve, puisqu'on ne peut logiquement pas s'empêcher de revoir ces images, pendant cette longue minutes… ! Voilà, c'est l'effet que ça m' a fait…

LA FORCE de la mémoire de ce sacrifice est, À TOUT JAMAIS, imprimé dans notre esprit et dans NOTRE TEMPS, même si tout ce qui est écrit n'est pas nécessairement bénéfique aux Ayant-droits, au milieu des influences grotesques de cette immense organisation qu'est les Nations Unies.

B. DÉROULEMENT DE LA JOURNÉE. Je ne parlerai que de ce que je trouve essentiel et susceptible de vous intéresser.

1) Dr Muligande Charles : Son message était on ne peut plus ferme malgré la douceur naturelle du timbre de sa voix. Il a souhaité que le monde, à travers les NUs, se souvienne du nombre de victimes rwandaises de cette sinistre période, à travers les générations. Il a rappelé que ne sachant plus quoi faire, les moments qui ont suivi le génocide, l'ONU aura envisagé la mise en tutelle du Rwanda, et même de séparer définitivement les Hutu de ce qui restait des Tutsi.

Toutes ces options ont été catégoriquement rejetées par les négociateurs Rwandais, dit-il, tout en soulignant que le gouvernement rwandais ne manquerait pas d'être fiers de constater les résultats qui s'avèrent positifs, à tous les niveaux, par ce même monde qui proposait autre chose. Il a conclu sa présentation en souhaitant que le monde puisse tirer de bonne leçons de ces malheureux événements, desquels notre patrie aura payé un tribut très lourd, pour qu'il n'y a ait plus jamais, ni chez-nous ni ailleurs dans le monde ce genre de tremblement de terre !

2) Dr Bill Graham : Il a beaucoup insisté sur l'importance de la collaboration mutuelle des Nations dans des cas comme celui-là. L'ONU a un impératif moral dit-il, d'améliorer et de redynamiser ses organes, afin qu'ils puissent répondre aux urgences susceptibles de prévenir des catastrophes humanitaires. Il a précisé que même si la résolution 1366 des Nations Unies, le mot génocide est beaucoup mieux compris maintenant, qu'il y aura toujours de la place à l'amélioration malgré les progrès que nous constatons.

3) Dr Ibrahim Gambari. Président du Conseil de Sécurité au moment du génocide au Rwanda, ce Guinéen ne m'a pas plû du tout, même si je sais qu'il n'était pas là pour me plaire, moi, mais à ses maîtres. Je crois que c'est parce qu'il disait des choses que je ne voulais pas entendre, même si c'était la vérité. Il disait, entre-autre, qu'il a reçu le message disant qu'un génocide est entrain d'avoir lieu au Rwanda, qu'il en a fait part à ses collègues, mais qu'il a tout de suite constaté la réticence des pays qu'il ne voulait même pas nommer.

Nous savons qu'il s'agit de la France et des Étas-Unis, mais pour des raisons tout à fait différentes. Les autorités françaises de l'époque disaient non, car ce sont eux qui étaient à la source de ce chao, les grands coupables et les penseurs de ce génocide qui ne pouvaient donc pas éteindre le feu qu'ils venaient d'allumer, sur lequel ils ajoutaient des tisons constamment, contrairement aux USA qui, eux, ne voulaient pas s'impliquer dans un conflit sans pétrole, donc sans importance. Vous vous rappeleriez que le Président Bill Clinton avait personnellement empêché l'utilisation du mot « génocide »  dans ce conflit, une terminologie qui aurait contraint le Conseil de Sécurité d'intervenir rapidement tel que conclu dans les paragraphes de la convention des NUs. Mr Gambari s'est même pris le pied dans un dossier qu'il ne maîtrise pas, en disant que les forces de sécurité ont sauvé quelques vies humaines, ce qui n'est pas le cas…! C'est tout ce que j'ai à dire sur cet homme !

4) Le Général R. Dallaire. Sur ce site, il y a beaucoup de texte sur ce Général au milieu de ce génocide. Allez sur le babillard, vous les trouverez si vous êtes intéressé. Ce qu'il a dit depuis le début, il le répète encore et toujours, je n'ai rien perçu de nouveau ce jour-là qui aura attiré mon attention. Fidèle à ses habitudes (partout où je l'ai rencontré en conférence), il n'a pas eu assez de temps de finir, on a même dû lui supplier d'arrêter avant d'arriver à ses conclusions, j'ignore s'il en avait.

B. LES TEMOIGNAGES

Deux rescapés du génocide des Tutsi avaient accompagné le Ministre Muligande pour témoigner à cette tribune des Nations Unies. Mme Kanyabugoyi Spéciose, directrice générale de l'Association des Veuves du génocide (AVEGA-AGAHOZO), et Mr Éric Nzabihimana, enseignant à Bisesero au moment du génocide, et présentement Maire de cette même région. Nous les avons écouté attentivement, c'était très émouvant, douloureux et enrageant à fois. Sur un ton amer et fort agréable malgré son angoisse, Spéciose nous recontait qu'il ne tient que d'un miracle pour qu'elle soit encore en vie. Elle est restée longtemps enfouie sous les cadavres de ses ami(e)s, et parmi lesquels étaient ses enfants. Son mari devait mourir à son tour, dans des conditions atroces, un peu plus tard. Elle remercie le Ciel d'être encore là pour lutter comme elle peut, et à sa façon.

Elle accuse l'ONU d'avoir abandonné, au moment où il ne le fallait pas, le peuple rwandais, et demande la reconnaissance de leur responsabilité, puis le soutien moral et matériel afférant à ce genre de circonstances. J'ai pu lui parler brièvement après son témoignage et j'ai franchement été ému par son courage, sa détermination de rester active.....Elle est l'exemple vivant du philosophe à qui on a demandé : « Comment voudriez-vous mourir ? Et de répondre spontanément : DEBOUT ». Je me suis dit, mon Dieu si nous pouvions tous avoir ce courage, notre pauvre petit pays renaîtrait de ses cendres dès demain...

Le Maire de Bisesero. Il a parlé, la gorge serrée, de la présence de la force française dans sa région qui aura précipitée la fin tragique de son peuple. Nous étions terrés, pendant de longs jours, fatigués, exténués et affaiblis par la faim et la soif, pour avoir refusé de mourir dans des conditions qui étaient devant nous. Soudain, dit-il, un blindé des forces françaises est surgi de nulle part, j'ai couru après lui pour demander de l'aide. Dès qu'ils nous ont vus aussi nombreux, ils nous ont dit qu'ils ne peuvent pas nous prendre dans cette machine, qu'ils vont chercher des camions plus spacieux pour nous amener.

Dans l'entre-temps, ils nous ont demandé de faire sortir tout le monde de leurs cachettes, ils l'ont même annoncé dans des hauts parleurs à travers toute toute la région, que les camions de secours arrivaient, qu'il faut qu'ils se mettent tous à un même endroit pour le ramassage, et nous les avons crus, nous n'avions pas beacoup de choix.

Les camions sont arrivés effectivement, quelques temps plus tard, la seule et la grande différence étant que ces camions n'étaient pas vides pour nous évacuer, mais chargés à claquer des interahamwe, ivres de sang, armés de machettes et de fusils pour nous achever, ce qu'ils ont fait. Le mot d'ordre était : Personne ne doit survivre, ils l'ont réussi, pas À PEU PRÈS.

Éric a conclu son intervention sur une demande pressante aux Organes des Nations Unies de forcer la France (s'il le faut), à reconnaître sa responsabilité dans le dossier du génocide au Rwanda. Lui aussi, j'ai eu l'occasion de lui parler seul à seul, après son témoignage. Comme Spéciose, il est d'un optimisme à toute épreuve. Il m'a dit que le Rwanda est un très grand pays, qu'il ne faut pas le confondre avec ses dimensions géographiques, que c'est la seule façon de voir les choses pour aller de l'avant si on veut bâtir un Rwanda meilleur. Il a ajouté, (puisque nous étions seuls), que Bisesero avait résisté comme il pouvait, et comme il l'avait toujours fait depuis 1959, qu'ils auraint vaillament gagné cette épreuve, n'eût été la Minoir, ces maudites troupes françaises...

C. LA PÉRIODE DES QUESTIONS.

Elle a été trop courte, tout le monde en conviendrait, même les organisateurs... ! Beaucoup de doigts inquisiteurs étaient encore en l'air, le mien compris, quand on a annoncé la fin de l'affaire, mais quelques personnes ont réussi à glisser leur petite voix. Je ne m'y attarderai pas longtemps, je ne citerai même pas les noms. Une personne de Toronto, une personne de Montréal, une personne de Québec-city, tous des Rwandais, étaient parmi les heureux élus qui ont pu poser leurs questions ou adresser leur commentaires.

Une personne de Toronto faisait plutôt un commentaire. Il voulait afficher sa fierté, et il avait deux fois raison puisque c'était notre cas à tous. Il a dit, avec beaucoup d'humour, qu'il ressent beaucoup d'estime de la représentation de ses 2 Ministres des Affaires étrangères, (Murigande et Graham), en sa condition de nationalité double (Rwando-Canadienne), pour le coup de maître que ces deux-là venaient de démontrer aux Nations Unies.

Une personne venue de Montréal a posé une question d'une importance capitale, qui n'a malheureusement pas eu de réponse, parce qu'il n'y en a tout simplement pas, ou c'est la bonne volonté de la trouver qui n'y est pas. Pourquoi, demande-t-il, dites-vous que vous voulez trouver une solution à ce problème, conventions sur conventions, toujours dans le même sens de l'erreur ? Pourquoi ne commenceriez-vous pas par appeler les chose par leur nom précis ? Dix ans après, vous parlez toujours du génocide rwandais au lieu DU GÉNOCIDE DES TUTSI ! Quand est-ce que vous allez vous décider de corriger le tir ? Je vous l'ai dit déjà, il n'a pas eu de réponse.

Une personne de Québec-city a avancé 3 questions fort embarrassantes pour le panel. Pourquoi, disait-il, ne prenez-vous pas des mesures méthodiques qui s'imposent au lieu de tourner en rond autour des vrais problèmes. L' éducation des gens des pays du Nord (les soit-disant pays développés), car ils ne savent pas ce qui se passe exactement ailleurs, moins encore quand il s'agit de la résolution des conflits internationaux.

Il a précisé sa question en donnant un exemple du Québec d'où il vient, où le gouvernement finance à même les taxes des contribuables les génocidaires comme Mugesera. Pourquoi trouvent-ils assez d'argent pour payer les avocats qui plaident pour les criminels, ET RIEN de rien pour les rescapés du génocide ? Si le public québecois savait exactement de quoi il s'agit, sa réaction serait immédiate et le film jouerait à l'envers....

Les Nations Unies, à travers une institution comme l'Unesco contribuerait grandement à ce genre d'apprantissage si vous le vouliez, mais vous ne le voudrez jamais. Le brave Bill Graham a reconnu, bien malgré lui, que la remarque est très pertinente, reste à voir ce que l'avenir nous reserve par rapport à ça !

LE MOMENT FORT DE LA JOURNÉE

Pour clôturer cette journée mémorable, notre ministre des Affaires étrangères, le Dr Muligande Charles a pris la parole pour boucler la boucle. Avec beaucoup de sagesse et de diplomatie, il n'a pas manqué d'écorcher les services de l'ONU qui ne font rien pour appuyer les efforts du gouvernement rwandais qui essaye de remonter la pente. Pour les rescapés, disait-il, notre gouvernement en mis en place un fonds d'aide équivalent à 5% de notre maigre budget national. Les Nations Unies n'ont jamais déposé un seul sous dans ce fonds, dont ils connaissent pourtant l'existance et l'importance.

Il se devait de reconnaître, certainement pour les besoins de la cause diplamatique, sa job en fin de compte, que les NUs aident le Rwanda comme ils peuvent, tout en mentionnant ouvertement qu'ils peuvent faire mieux, BEAUCOUP MIEUX s'ils voulaient, ce qui revient à leur dire qu'ils ne font presque rien par rapport à tout ça !

Quelqu'un des Nations Unies avait menti, un peu plus tôt, en nous disant qu'ils ont aidé le Rwanda à déminer le pays après la guerre, et le Dr Muligande a immédiatement démenti cette information, en précisant que le gouvernement rwandais a fait ses propres démarches pour trouver un spécialiste de déminage, qu'il y a eu une entente entre les deux États, qu'il n'est donc pas au courant de cette aide de la part des NUs.

En de très grandes lignes, ce serait ça qui s'est passé, ce jour-là. Je peux fort bien avoir oublié certains détails importants, dans quel cas je demanderais aux autres personnes qui étaient avec moi, là-bas, de me venir en aide.


Arthémon Rurangwa

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