Note au lecteur

Après avoir lu attentivement cette interview, je me suis dit que cela pourrait vous intéresser aussi, spécialement ceux et celles qui connaissent M. Rudakubana Gratien à Québec et sa tendance politique (pour le peu que l'on en sache), none ubu tukaba tumwumva muli ARENA . D'ailleurs, comme tout le monde qui se sentait interpellé, il s'était déplacé de Montréal à Québec le 12 avril dernier pour entendre l'issue du procès de Mugesera. En effet, il ne pouvait pas manquer cet événement puisqu'il a toujours milité aux côtés de Mugesera, même le 12, il était dans son camp, à moins qu'il me dise le contraire.

De toute façon, twali Québec tul mo camps ebyiri : Iy'abahutu yaje gushyigikira mwene wabo, n'iy'abatutsi yaje kumva décisions z'ubucamanza ku kibazo cy'uwo muntu (?).  None se hali umunyarwanda, yaba umuhutu cyangwa umututsi waba waraje murubanza rwa Mugesera ali neutre, rwose akaba yabwira abantu ko yumva ibyo bitamureba ? Mbona n'abazungu bamwe bali bumiwe....

Iyo dusoma ibintu, ntabwo twese twumva kubulyo bumwe ibyo dusoma, mais l'essentiel est généralement ciblé par tous, puis les nuances, les astuces et subtilités de la parole sont toujours perçues différemment, selon l'intérêt de chacun. Jye-rero-nkanjye-jye-nyine, vous allez remarquer, tout au long de cette interview les mots, phrases ou groupes de mots que j'ai mis en évidence pour attirer votre attention.

En fait, cela voudrait dire que je n'ai pas compris, que je suis abassourdi, ou que j'ai besoin de plus de tenant et d'aboutissant pour comprendre. Je ne m'acharne pas contre Gratien, au contraire, je veux en savoir davantage sur mon homme puisqu'il est désormais "un homme public", et je fais parti (jusqu'à nouvel ordre) de son public, puisque je me considère encore comme Rwandais. Je ne veux pas vous livrer, maintenant, mon point de vue sur cette entrevue, je ne tiens pas à influencer votre opunion.

A. Rurangwa
À plus tard et bonne lecture.

Interview exclusive avec un membre du commité exécutif du nouveau parti politique d’opposition, ARENA en sigle, en sigle, réalisé au milieu de la deuxième semaine du mois d’avril 2001, par Mwamba TSHIBANGU du journal L’Express de Toronto, Canada.

En coincidence avec la célébration du septième anniversaire du «génocide rwandais»,
L'Express a cherché de s'enquérir, à travers l'interview que nous vous livrons en exclusivité, l'état actuel de la situation au Rwanda.

Nous ne pouvions trouver une personne aussi qualifiée pour nous brosser ce tableau qu'un dirigeant rwandais se réclamant de l'oposition, Mr Gratien Rudakubana. Rudakubana est membre du Comité de coordination de l'Alliance Rwandaise pour la Renaissance de la Nation, en abrégé (ARENA), parti politique fondé à Washington D.C. le 28 mars dernier. II est marié et père de quatre enfants. Il est ingénieur électromécani- cien de l'Université Nationale du Rwanda et possède une maîtrise de l'Université de Sherbrooke et un doctorat en génie électrique de l'Université Laval. Employé actuellement à Hydro-Quebec, il réside au Canada depuis 1985.

L'Arena qui doit encore faire ses preuves pour s'enraciner au Rwanda compte au sein de son comité de coordination des routiers qui maîtrisent la donne politique. La présence de l'ancien Président - de l'Assemblée Nationale du Rwanda, M. Joseph Kabuye Sebarenzi et la consistance des déclarations qui suivent renforcent cette thèse. Hormis les problèmes spécifiques du Rwanda, un train commun sur le comportement des dirigeants au pouvoir se dégage d'avec ce qui se passe dans d'autres pays africains. Il est à espérer que l'esprit novateur qui hante la plupart des dirigeants quand ils sont en dehors du cercle de pouvoir trouve de plus en plus une matérialisation sur le terrain.

Enfin de compte, il serait souhaitable que s'établisse un mariage harmonieux entre la théorie et les faits, entre la volonté de mieux servir son peuple et la traduction de cette volonté en actes concrets: C'est en cela que l'Afrique de demain pourrait être différente de l'Afrique d'aujourd’hui et d'hier ! «Bien des gens voient ce qui ne va pas et pourraient l'exprimer s'ils ne craignaient pas pour leur vie. C'est pour cela que c est seulement en dehors des organes du gouvernement et surtout en dehors du pays que les gens expriment leur dissidence.

Voici cette interview intégrale
L’ Express : Avant de parler de la création de votre nouveau parti politique, pourriez-vous nous donner un bref aperçu de la situation politique au Rwanda et nous dire si à l'heure actuelle il existe d'autres partis politiques que le Front Patriotique Rwandais (FPR) dirigé par le président Kagame ?

Gratien Rudakubana : - Officiellement, il existe plusieurs partis politiques au Rwanda, qui sont d’ailleurs représentés aussi bien au parlement qu'au gouvernement. Mais tout cela n'est que de la façade destinée à tromper les bailleurs de fonds et toute la communauté internationale. D'abord, ces partis ne peuvent pas organiser des activités politiques, notamment pour la mobilisation de leurs membres : seul le FPR a le droit de le faire. Ensuite, les représentants de ces partis ne représentent pas la population, puisqu'ils ne sont pas élus et ne peuvent pas exercer les activités publiques indispensables à la vie effective d'un parti.
Finalement, c'est le FPR qui choisit les représentants de ces partis au sein des institutions publiques telles que le parlement et le gouvernement. Il faut souligner, par ailleurs, que la direction du FPR elle-même est un club sélect fermé qui n'a aucun compte à rendre ni à ses membres ni à quelque organe que ce soit au pays. En résumé, il n'y a pas de véritables partis politiques au Rwanda.

L'Express : - La dénomination de votre parti frappe d'emblée. Pourquoi «Alliance» et, pourquoi parler de la «Renaissance de la Nation quand la lutte du FPR s'iriscrivait dans le cadre de «reconstruire la Nation Rwandaise»?

Gratien Rudakubana : - Le mot Alliance fait référence au fait que nous invitons les Rwandaises et les Rwandais, toutes tendances confondues, à conclure une nouvelle alliance de vie commune, où la sécurité de tous sera garantie. Notre parti refuse que le pays soit éternellement prisonnier de son histoire. S'il faut inventer de nouvelles formes d'organisations sociales pour enfin vivre paisiblement ensemble, nous devons le faire et l'ARENA est prête à faire sa part.

Quant au mot Renaissance, il fait référence au fait qu'il faut réinventer des raisons valides pour lesquelles les Rwandaises et les Rwandais pourront encore être fiers de leur pays. La guerre, le génocide des Tutsi, le massacre des Hutu et toutes les autres violations des droits humains que le Rwanda a connu ces dernières années, et qui ne sont pas finies actuellement, ont sérieusement entamé le sentiment d'appartenance nationale. Il nous faut revenir aux valeurs positives qui caractérisent les pays modernes, et l’ARENA veut s’y investir.

L'Express : - Vous prônez un régime parlementaire avec à sa tête un président ou un monarque selon le choix du peuple rwandais. Au cas où le peuple opterait pour la monarchie, est-ce l'ancien roi qui va reprendre possession de son trône ou va-t-on en créer un autre? En plus, le fait d'ériger un royaume ne pourrait-il pas être interprété par les uns comme une façon de perpétuer la domination d'une ethnie vis-à-vis de l'autre ?

Gratien Rudakubana : Actuellement, force est de constater qu’il y a des pays développés et paisibles sous des régimes républicains, tout comme il y a des pays qui se portent très bien avec des systèmes monarchiques. Les faits nous forcent d’admettre qu’il n’y a pas de superiorité naturelle d’un système sur un autre. L’important, c’est le respect de la volonté des peuples concernés. Notons d’ailleurs qu’il y a aussi des nuances dans chacune des deux catégories de systèmes : Toutes les républiques, comme toutes les monarchies ne se ressemblent pas. Le point de vue de l’ARENA est que les citoyens devraient avoir le droit de faire campagne pour l’un ou l’autre des systèmes, républicain ou monarchique. Ce qui est crucial, par contre, c’est de mettre en place un cadre légal à l’intérieur duquel ces campagnes pourraient se faire. Si dans un référendum juste et équitable, la population opte pour la monarchie, le Rwanda sera une monarchie (ndlr : le Roi Jean Baptiste Kigeli Ndahindurwa qui accéda au trône vers les années 60- 61, qui vit depuis lors exilé aux USA selon une procédure à préciser avant le référendum.

Si les citoyens préfèrent la république, le Rwanda continuera avec la République. Mais dans tous les cas, il faut qu’il soit permis à ceux qui ne sont pas satisfaits du système en cours de faire campagne pour passer à un autre système, tout cela selon des normes légales connues de tous. Précisons d’ailleurs que les présidents rwandais des dernières années ne sont que des monarques autoproclamés. Naturellement, si les Rwandaises et les Rwandais choisissent librement de faire de leur pays une monarchie, ils devront vivre avec leur choix. Ce ne sera pas une domination d’une ethnie sur une autre.

L'Express : - M. Joseph Kabuye Sebarenzi, ancien Président de l'Assemblée nationale du Rwanda sous le régime du FPR est un des membres fondateurs de l'ARENA. Brièvement, pourriez-vous nous dire les raisons de sa défection de son poste d'abord et du FPR ensuite?

Gratien Rudakubana : - Joseph Sebarenzi n'était pas membre du FPR mais plutôt membre du Parti Libéral, bien que, comme beaucoup de Rwandais de la diaspora à l'époque, il militait pour le FPR. Sa démission forcée, en janvier 2000 du poste de Président de l'Assemblée Nationale est le résultat d'un certain nombre de conflits qu’il a eus avec la direction du FPR. En 1997, il a promulgué (signé) la loi de contrôle du gouvernement par l’Assemblée Nationale, après le refus du Président de la République, le Pasteur Bizimungu de promulguer ladite loi. De par la constitution, les lois sont promulguées par le Président de la république sans droit de veto; en cas de refus, c’est le Président de l’Assemblée Nationale qui promulgue la loi. C’est ce que Joseph Sebarenzi a fait. En 1998, Joseph Sebarenzi dénonça la révocation du vice-président de la cour suprême, M. Cyiza Augustin, par le gouvernement.

Cette révocation était illégale par ce que la révocation des membres du bureau de la cour suprême est du ressort de l’Assemblée Nationale. En 1999, Joseph Sebarenzi s’opposa à l’instauration d’un système de révocation de députés par le FPR sous le couvert des partis politiques. Sa lettre de protestation écrite au Président de la République lui valut des tracasseries permenentes de la part du FPR. C’est donc cette défense de l’indépendance de l’Assemblée nationale qui a été la base des ennuis dont il a été victime. Aussi, la campagne contre la corruption menée par l’Assemblée nationale était devenue genante pour la direction du FPR dont les membres influents commençaient la corruption et la mauvaise gestion.

L'Express : - Pourquoi est-ce en Afrique généralement il subsiste une vision dichotomique de la chose publique faisant de sorte qu'on ne voit le mal d'un régime en place qu'en étant dehors. Par exemple, pourquoi est-ce que M. Kabuye Sebarenzi, de son piédestal, n'avait pas osé dénoncer la dérive dictatoriale du FPR et pourquoi est-ce que ceux qui y font encore partie continuent de croire, sans autocritique, que le FPR s'acquitte bien de sa tâche gouvernementale ?

Gratien Rudakubana : - Joseph Sebarenzi a dénoncé les dérapages du FPR à plusieurs occasions comme nous venons de le voir. Mais comme vous le savez dans beaucoup pays, y compris et surtout le Rwanda, le seul fait d’exprimer des opunions qui divergent avec les opunions officielles établies est puni par la mort ou par des abus de toute sorte. Bien des gens voient ce qui ne va pas et pourraient l’exprimer s’ils ne craignaient pas pour leur vie. C’est pour cela que c’est seulement en dehors des organes gouvernementaux et surtout en dehors du pays que les gens expriment leur dissidence. Malheureusement, cet état de choses laisse le monde extérieur penser que les gens sont tous d’accord avec ce qui se fait, selon l’adage «qui ne dit mot consent». Et puis, devant l’impossibiltié de changer utilement les choses, bien des gens choisissent de se taire et de vivre dans la corruption, tout en espérant ardemment qu’ils ne seront pas emportés quand le bateau va couler.

L'Express : - Vous prônez la mise en place d'une commission «Vérité justice et Réconciliation» pour faire la lumière sur le génocide des Tutsi et sur les crimes commis par le FPR. Est-ce que les conditions de sa mise en place dépendront éventuellement de la prise de pouvoir par votre parti politique ou vous entendez plutôt oeuvrer, même dans l'opposition, pour qu'elle soit réalisée ?

Gratien Rudakubana : Nous souhaitons la mise en place de ladite commission, indépendamment du fait que nous sommes au pouvoir ou non. Comme pour les autres aspects de notre programme politique; l'action commence maintenant. C'est notre action consistante qui nous mènera éventuellement au pouvoir, et nous n'attendrons pas d'être au pouvoir pour contribuer à notre manière à l'avènement d'un Rwanda démocratique.

L'Express : - Le problème de la coexistence entre les deux ethnies, vous l'avez reconnu, est très complexe. À cet effet, l'échec des négociations au Burundi voisin devrait vous interpeller. Concrètement, comment entendez-vous vous y prendre pour réconcilier les deux ethnies en maintenant un équilibre satisfaisant pour tous entre la minorité tutsi et la majorité hutu ?

Gratien Rudakubana : - Nous devons d'abord souligner qu'il n'y a pas de problèmes fondamentaux qui opposent les ethnies au Rwanda, contrairement à tout ce qui s’est écrit, de temps en temps, à ce sujet. Les conflits éthniques sont une conséquence directe d'un manque de leadership positif de nos dirigeants qu’il soit ceux d'hier ou ceux d'aujourd'hui. Faute de moyens légaux transparents pour tout le monde pour accéder au pouvoir ou s'y maintenir, les politiciens ont exploité la fibre ethnique pour s'attirer la sympathie de l'une ou de l'autre ethnie. Notre objectif est de conscientiser le peuple à cette réalité, en commençant par les plus instruits. Le jour où nous aurons des leaders qui gouvernent le pays démocratiquement selon des normes universellement reconnues, les problèmes ethniques partiront d'eux-mêmes. Remarquez d'ailleurs que tous les pays du monde comportent diverses ethnies, qui ne se battent pas nécessairement. Pourquoi est-ce que certains pays ont des troubles alors que d'autres n'en ont pas? L'ARENA soutient que le Rwanda devrait s'inspirer des pays en paix et développer des solutions originales pour instaurer la paix pour tous, entre les ethnies et au sein des ethnies.

L'Express : - Vous plaidez pour l'inclusion des fermes dans toutes les institutions politiques et dans tous les organes étatiques de prise de décision à raison d'au moins 30%. Quel est d'abord l'état de la situation relative à la femme dans la société rwandaise d'aujourd'hui et quelle politique entendez-vous appliquer pour palier à cette situation ?

Gratien Rudakubana : - La situation des femmes est semblable à celle de leurs consoeurs des autres pays du tiers monde; elles sont les premières à souffrir de tous les maux qui ravagent ces pays. La spécificité rwandaise découle du génocide, de la guerre et des massacres. Les femmes qui en sont rescapées sont traumatisées, un grand nombre parmi elles ont subi le viol à plusieurs reprises pendant la tragédie de 1994 ou ont perdu leur mari ou leurs enfants. Pour des centaines de milliers d’entre-elles dont des membres de la famille sont suspectés d'avoir participé au génocide, c'est aussi l’impossible tâche d'élever seules de nombreux enfants, de s'occuper des travaux agricoles et de nourrir les détenus. Le Rwanda est parmi les pays qui font des efforts pour l'inclusion des femmes dans les institutions politiques, mais les femmes demeurent sous représentées. L’ ARENA veut institutionnaliser la représentation des femmes à concurrence d’au moins 30%. L'objectif est que les femmes participent à l'éradication des causes des inégalités dont elles sont victimes privilégiées et qu'elles deviennent progressivement des partenaires à part entière aux efforts de développement du Rwanda.

L'Express : - Le Rwanda occupe militairement une partie du territoire congolais sans pour autant résoudre son problème d'assurer sa sécurité interne. Vous prônez justement le retrait de ses troupes. Ne croyez-vous pas que la vraie matrice du problème qui n'est pas soulevée par les actuels dirigeants rwandais sont intrénsiquement politiques et ne pourra trouver solution qu'à travers un dialiogue franc avec les interahamwe et d'autres forces politiques ?

Gratien Rudakubana : - Le retour de la paix au Rwanda passera par des négociations entre toutes les parties qui veulent y participer, aussi bien le gouvernement en place que les groupements civils et les mouvements armés. Contrairement à la vision paranoïaque du régime actuel, nous estimons que négocier avec les autres, (y compris le gouvernement du Congo) ce n'est pas accepter tout ce qu’ils demandent, que c'est plutôt en prendre un peu et en donner un peu aux autres afin d'en arriver à une solution «gagnant- gagnant». C'est cela que le gouvernement rwandais devrait faire, le plus tôt possible. L'avenir du pays
concerne tous les Rwandais, quelles que soient leurs tendances. On ne devrait exclure personne. Le cercle dirigeant du FPR devrait arrêter de s’arroger le droit de penser pour le reste des Rwandaises et des Rwandais.

L'Express : - Pour terminer, eu égard à tous les problèmes qui déchirent le continent africain, comment voyez-vous l'avenir de l'Afrique et la perspective de bâtir l'union africaine ?

Gratien Rudakubana : - L'ARENA soutient que le continent africain sera d'abord et avant tout ce que les Africains eux-mêmes voudront en faire. Cela exigera des leaders africains d'aller au-delà des beaux discours pour passer à l'action avec des projets de société consistants à des actes concrets appropriés.

Nous soutenons l'union Africaine et espérons que cela pourra contribuer à la réalisation des projets concrets d'envergure qui auraient un impact positif irréversible sur les conditions de vie des gens. Par exemple, l'Afrique a énormément besoin d'un bon réseau de communication. Les chemins de fer, les routes, le transport maritime et aérien, ainsi que la transmission de données sont des urgences criantes pour notre continent. L’ARENA va participer à la prise de conscience de l'Afrique pour tous les enjeux qui nous concernent. Encore une fois, l'Afrique sera ce que nous en ferons : 

...Un grand succès ou-un échec retentissant...!

Dès que vous aurez fini de lire cette entrevue, allez lire, encore une fois if you don't mind, mon éditorial

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