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Contrairement à mes bonnes habitudes, je parlerai, dans ce même article, de plusieurs choses à la fois :
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Léon, c'était sûrement le fun (comme vous dites au Québec) de dire des discours à caractère génocidaire, mais bien moins marrant, (à voir l'air bête que tu fais), quand vient le temps de répondre... Même si tu es encore en cravate, au lieu de soigner tes vrais stigmates, ton coeur doit avoir des traces de ravage, et nul ne peut dire que c'est la fête chez-toi, surtout que tu es conscient de ce qui s'en vient ! En effet, (amaraso y'abatutsi ni mabi cyane) le sang de ma famille que vos terribles mots ont fait verser, ne te donnera jamais la paix. Non jamais. Vous appeliez vos tueurs au travail, vous étiez conscient que ce terme ne sera jamais traduit, au cas où.., et tous vos mauvais coups ont tous porté, sauf une seule chose : TA CONSCIENCE. Oui tu en a une, même s'elle est souillée, mais le voilà le juge le plus sévère, la voilà la peine la plus impitoyable, le reste n'est que formalité, des mots, toujours des mots, et rien que des mots comme dirait la charmante ...Dalida... ! Vous avez inventé tous les mauvais mots pour nous disqualifier, vous nous avez toujours appelés des serpents, (inzoka), pour nous déshumaniser et nous massacrer sans remords, MAIS SI TU ÉTAIS SAGE, tu craindrais un serpent, MÊME MORT, mais tu ne l'es pas, pauvre toi...! Tu n'as encore rien vu ! Même si la cour suprême venait à te relâcher dès demain, tu te ramasseras, face à face, à la grande surprise de tes maîtres, avec quelqu'un d'autre au criminel...! Tu n'auras pas de paix; tu ne devrais même pas la demander, cette paix, puisque tu ne l'as jamais donnée aux autres. Tu n'es pas encore sorti du bois, M. Léon, qui sème le vent récolte la tempête. |
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| Rappel des faits : Québec, jour 1 (28 avril 2003). Léon Mugesera de retour en Cour d’appel. Sa famille et lui sont toujours menacés d’explusion au Rwanda. Léon Mugesera n’en a pas encore fini avec les tribunaux. La Cour d’appel a commencé à entendre, hier, les repésentations du ministère de la Justice contre lui, contestant le jugement en sa faveur de la Cour fédérale en 2001. |
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Le ministère de la Justice soutient que le juge Nadon avait tort de conclure qu’on ne pouvait pas établir de lien entre un discours pronouncé par M. Mugesera en novembre 1992, et les violences qui ont fait 2000 morts entre 1990 et 1993. Ce discours avait été prononcé deux ans avant le début du génocide, en 1994. Me François Joyal a plaidé que les normes de preuve exigées par le juge pour établir ce lien étaient beaucoup trop exigeantes. Il a rappelé les commentaires de la Commission internationale d’enquête, selon lesquelles ce discours avait fait beaucoup de bruit et avait été cité par des attaquants. Les procureurs du ministère plaident par ailleurs que même si on ne pouvait pas établir ce lien, le discours en soi constituait déjà un crime contre l’humanité parce qu’il appelait, selon eux, au meurtre, une thèse que le jugement Nadon n’avait pas retenue. De son côté, l’avocat de M. Mugesera, Me Guy Bertrand, conteste lui aussi deux points du même jugement : Selon lui, le juge n’aurait pas dû admettre le témoignage rendu par des témoins qu’il estime partiaux, et il conteste l’interprétation faite du discours de 1992. Cliquez ici pour relire ce discours sur ce site, en 3 colonnes, (l'original de M. Léon et les deux interprétations des Pr Kamanzi et Shimamungu). Cette allocution n’avait ni le sens ni la portée que la Cour fédérale lui avait accordée, prétend l’avocat de l’accusé. Il a rappelé cette fameuse phrase, de son client : «Moi, je te fais savoir que chez toi, c’est en Éthiopie, et que nous vous ferons passer par la Nyabarongo pour que vous parveniez vite là-bas ! ». Selon l’avocat, il n’y avait pas d’allure au meurtre dans cette phrase, mais elle est interprétée différemment par le ministère, puisque des milliers de cadavres de Tutsis avaient été jetés dans le Nyabarongo lors d’un début de génocide en 1964. Le jugement de 2001 autorisait M. Mugesera à demeurer au pays, mais il ne cassait cependant pas la mesure de renvoi émise par la Commission de l‘immigration et du Statut de réfugié qui pèse toujours contre la famille Mugesera. Me Guy Bertrand avait laissé entendre alors, qu’il pourrait aller jusqu’en Cour suprême avec cette cause. Eh bien, on peut dire qu'il y est, ou presque, à l'heure qu'il est...! |
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Québec, jour 2 (29 avril 2003).
La procureure du ministère de la Justice, prise de court par Me Guy Bertrand, devra replonger dans de vieux dossiers (récit du même journaliste du journal Le Soleil) : Me Guy Bertrand a pris de court la procureure du ministère
de la Justice, hier, en demandant aux juges de la Cour d’appel de
refaire l’examen du discours prononcé par Léon Mugesera,
en novembre 1992. L’avocat québécois a repris plusieurs
des arguments qu’il avait défendus alors devant la court fédérale
sur les différences d’inteprétation de ce discours et sur
les positions défendues par son client lors d’autres discours. Pas préparée à ça : «Ce
n’est pas la question qui devait vous être présentée»,
a-t-elle expliqué aux juges, en rappelant que Me Bertrand contestait
l’admissibilité de témoignages anonymes entendus par
la Commision internationale d’enquête. «On s’était
préparé à vous démontrer le sérieux
de cette enquête». Elle se retrouvait plutôt devant
une répétition du procès précédent,
avec des arguments que n’évoquaient pas le mémoire déposé
par Me Bertrand. Je vous rappelle que pendant ces deux jours d'audience, j'avais arrêté toutes mes autres activités quotidiennes, comme je l'ai toujours fait dans les audiences de Mugesera, à 900 km de chez-moi. Nous écoutions, moi et quelques autres Rwandais de Québec (peu nombreux faut-il le signaler), éperdus, Me Maître Bertand, un Québécois, essayer d'expliquer aux juges, les mots et les nuances de ma langue..! Quelle abération ! On ne pouvait même pas se gratter, on aurait eu besoin de plus de deux oreilles, dans cette salle minuscules de la cour fédérale... Pour la suite, j'en vous parlerai bientôt, Nyirinkwaya Jean Paul vous en a mis pas mal dans le bain. Voyez quand même ce morceau d'article : La version du Journal de Québec
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Un certain nombre de choses, pour le moins étranges, sont entrain de se passer dans notre pays, à une vitesse qui suscite à la fois beaucoup d'intérêts mêlés d'inquiétudes, une façon polie de ne pas parler de tendance à la détérioration des acquis évidents, dont le monde est pourtant témoin, depuis peu. Quand on s'y penche de plus près, on s'alarme réllement. Dans l'intervalle qui a suivi le marathon électoral, un certain nombre de mauvaises décisions auront été prises, à plus d'un niveau de la structure politique rwandaise, ce qui dessert inévitablement la crédibilité des responsables, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de nos frontières. Nubwo ntemeranya n'akanyamakuru "UMWEZI", kuko sources z'amakuru baduha nta preuves d'impartialité zako tuzi, mais malgré tout, haba hari mo amakuru dukeneye kumenya, kandi amaherezo tuzajya tunayemera uko yakabaye niba ntayindi source contradictoire ibonetse. L'élargissement récent de l'abîme qui sépare les grands des gens moyens, (sans rien dire des tout petits, rubanda), la déchirure des tissus sociaux, aggravée par la misère, la faim surtout, la cohabitation forcée des génocidaires emmiellés, face à face avec les rescapés abandonnés à leur détresse, totalement ignorés par l'État, ne manque pas de jetter de l'huile sur le feu, surtout avec le nouveau barème des émoluments extravagants alloués aux responsables des hautes instances publiques. Again, nkurikije ibyo nasomye ahantu henshi. Un tel écart de salaires entre bosses et bosseurs, dans un pays aussi éprouvé, phagocyté de toutes parts, vient corroborer le point de vue de la mouvance des opposants, (s'il en existe encore...). Pourquoi démotiver le monde normal, (la classe moyenne) sachant bien que sans eux, vous n'êtes pas ? Pourquoi brimer la population ? Y en a qui sont, ou qui étaient (à l'heure où l'on se parle), résolus à donner de leur mieux pour faire renaître ce pays de ses cendres, chacun comme il peut, au niveau où il est appelé(e) à intervenir. Oui il y en a, des gens comme ça existent vraiment, vous et moi on les connaît. On parle de ceux et celles qui ont les bottes salles…, sur le terrain. On sait que l'État ne peut pas se passer d'eux, quoi que vous disiez. Alors what ? Connaissez-vous l'anecdote du chaudron? «Quand la cuisson est terminée, la famille se réunit autour de la table, en disant, « chaudron éloigne-toi tu es sale ! ». On s'empresse de le larguer dans le coin le plus éloigné de la table, pour ne pas couper l'appétit de ceux qui pourraient remarquer, ne fusse qu'indiscrètement, la crasse qui est son seul habit. On ne REPENSERA à lui que quand on aura faim de nouveau. Ô man, pourquoi tout d'un coup, vous vous êtes senti le besoin de confort démesuré, pendant que le petit monde retient son souffle en pensant à demain, effrayé par le regard d'un enfant qui a faim, alors que papa et maman n'ont pas cessé de travailler pendant les 30 jours du mois ? Est-ce qu'on j'exagère, ou ces cas existent vraiment ? Oui ça existe ! Est-ce que ça existe ailleurs aussi ? Oui ça existe ailleurs aussi, même ici dans les pays développés, sauf que les contextes ne sont pas comparables. L'équivalent de 5 mille $USA par mois (tel que je l'ai lu) dont vous vous serez attribués, même en Amérique du Nord ubwaho, mu madolari yabo, les Américains qui touchent ces salaires (babarirwa ku mitwe y'intoki). Je ne dis pas que vous ne les méritez pas, au contraire, je dis tout simplement qu'il n'y en a pas assez pour arriver là. Du moins PAS ENCORE. Je dirais même que c'est suicidaire d'ignorer complètement les autres acteurs bicira isazi mu jisho kandi bakora ubutaruhuka. Mais si vous avez un plan qui vise un minimum d'équité, (nubwo nta nahandi iba kw'isi par ailleurs, dans les pays au capitalisme sauvage), mais un écart aussi criant, ntabwo ihira bose, c'est le délire. Changeons de contexte : Pendant que certaines personnes célèbrent, moi je tremble devant ce qui semble pourtant faire l'unanimité du monde, local rwandais et international. Je parle de la REDDITION du Général Rwarakabije : D'après moi, juste mon opinion personnelle, il n'y a, ni exploit politique, ni de quoi se réjouir, car je reste convaincu qu'une catastrophe est entrain de mijoter derrière l'inconnu. Personne ne réussira jamais à me faire croire le contraire. C'est peut-être absurde de ma part, mais si c'était une stratégie militaire ? Ibi byanyibukije ibyabaye mw'ijoro ryo ku wagatatu le 06 avril 1994, nari muri Québec, umuntu arampamagara kuri téléphone nka 1 h 00 am, ari tout excité, ati numvise muri radio ko indege ya Habyarimana yarashwe, kandi ko cyapfuye. Cette personne, n'ubu ntabwo aribagirwa amagambo namushubije muri icyo gicuku. Naramubwiye nti niba ufite umuryango i Kigali, (jye nakekaga i Kigali gusa), fais ton deuil dès maintenant, kuko utazongera kubabona ukundi, à moins d'un miracle...! Kandi koko, abantu be bose barapfuye. Icyo gihe hari courant (muri diaspora, hafi hose), qui voulait que abatutsi bakuriye i Rwanda bose bahindutse abahutu. Mbivugiye ko yabinsubiriye mo icyo gihe, ati ubwo urashaka kuvuga ko Abatutsi mwari mubeshejwe ho na Habyarimana se ? Les gros mots comme ça, ntabwo byoroshye guhita uzibonera igisubizo, surtout pas dans des moments pareils. Ndamubwira nti tegereza ejo, tuzumvira rimwe uko bigiye kumera. None rero UKO BYAGENZE IBARA UMUPFU...! Je ne suis pas complice du génocide, mais il était plus qu'évident d'imaginer la suite, cette nuit-là, ku muntu wese wigeze kuba umuhutu (….). Et la suite, nous la connaissons tous, et tous, nous sommes coupables. N'ubu rero, s'uko ndi umwemera gato, mais je me pause énormément de questions par rapport à la reddition aussi inattendue qu'incroyable ya Rwarakabije. J'ai beau me faire violence pour m'en réjouir comme tout le monde, je n'arrive pas à m'en convaincre. Quelque-chose se trâme ! Partant du principe que « à la guerre comme à la guerre », wowe ubonye Général Kabarebe ahobera publiquement Rwarakabije, umutima wawe ntiwagusimbutse niba ukiwugira ? Kera mu ntambara za Ruganzu Rugambirira witatiye akiterera, selon le nuage qui entoure ses tactiques militaires, yakoreshaga ubwo buryo, qui ont fait de cet homme une légende des conquêtes. Niyo mpamvu bavuga ngo yaritatiraga, akiterera ! Je suis parfaitement à l'aise avec ce que j'avance, kuko muzabibona. Le Général Rwarakabije ne s'est pas rendu, (entraînant dans sa honte, 100 officiers). Baje kwitatira ngo bazabatere babaturutse bugufi, sindagura ndagena, ahubwo mube maso kuko ibi mbabwira ntibizatinda kugaragara. I am telling you, ubanza arirwo rurimi mwumva, nubwo Inkotanyi ku masasu zikomeye, n'uwashaka yazizera ahumirije, aliko intambara yatangira ityo yabatungura pe ! Puis, ils sont entrain de copier exactement, même plus raffinée, votre propre stratégie. Iyo muri négociations d'Arusha FPR idashyira mo clause d'envoyer les fameux 600 militaires mu Rwanda, (bariya babaga muri Parlement), ntabwo bari kufata Kigali, aussi facilement nkuko byagenze, sinzi ko nubu mutaba mukigeretse mu nkengero za Kigali, et vous savez les pertes zahabereye uko zingana malgré votre supériorité militaire incontestée. Il est vrai ko Dr Muligande did a very good job muri négociations ze na Kinshasa, mais les fruits sont tombés trop mûrs et trop vite, voilà pourquoi j'appelle ça, une stratégie bien maquillée de la part de ces 20 000 rebelles-interahamwe, bien armés, bien rodés aux rigueurs de la forêt (depuis 10 ans), face aux militaires qui prennent de plus en plus de l'embonpoint, (ndivugira ababa i Kigali) AVEC DES INFILTRÉS-GÉNÉRAUX et Majors, qui jouent à l'idiot et aux humiliés pour attraper les nigauds. Attention, je n'insulte personne, je n'insulte jamais personne, j'ai peur, et j'essaye de vous en faire prendre conscience, AVANT QU'IL NE SOIT TARD, euh que trop tard !
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