Dangereusement côte à côte !


Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir... Les juges du Québec qui continuent de jouer le jeux de Maître G. Bertrand devraient, une fois pour toutes, comprendre que cet avocat n'a rien à perdre à temporiser, bien au contraire. Mugesera, encore moins, sait que plus ça traîne, mieux s'est. Il veut avoir la justice fédéro-québécoise à l'usure, et il les aura, tout prête à le présager.

Mais il se trompe, comme son ami Shimamungu, même si on le laissait partir demain, la culpabilité le retrappera aussitôt, et le sang des innocents qui dégoûlinent au bout de ses doigts ne le laisseront jamais en paix. Comparer les deux traductions, côte/côte, et dites-moi si vous deviez décider, quelle autre preuve vous chercheriez, si vous avez le code et que vous comprenez le français...!

A. Rurangwa


Traduction en français
par le Pr Thomas Kamanzi


Linguiste, Directeur du IRST
BUTARE - RWANDA


Discours (Kinyarwanda) prononcé
par Léon Mugesera

Meeting du MRND tenu à Kabaya, le 22 novembre 1992.


Traduction en français
par le Pr Eugène Shimamungu


Dr en Sciences du Langage

Notre mouvement,
longue vie...
Que le président Habyarimana ait longue vie...
Que nous militants du Mouvement ici réunis, nous ayons longue vie.
Muvoma yacu, ramba...
Perezida Habyalimana, narambe...
Abarwanashyaka ba Muvoma tuli hano twese, turambe...
Longue vie à notre Mouvement
Longue vie, prospérité, progrès, nous te soutenons tous. L
ongue vie au Président Habyarimana, Longue vie, prospérité, progrès, nous le soutenons tous. Longue vie à tous les militants du mouvement ici présents
Longue vie, prospérité, progrès, au sein du mouvement.
Militants de notre mouvement, comme nous sommes tous ici réunis, je pense que vous saisirez le sens du mot que je vais vous adresser : Je vous parlerai de quatre points seulement.
Abarwanashyaka ba Muvoma yacu, twese uko duteraniye hano, ngirango ijambo ndi buvuge muranyunva, ndababwira ibintu bine gusa :
Militants de notre Mouvement, nous tous ici rassemblés, j'espère que le mot que je vais dire, vous allez m'écouter. Je vous parlerai de quatre choses seulement.
Dernièrement, je vous ai dit que nous avons refusé le mépris. Encore aujourd'hui, nous le refusons ! Je n'y reviendrai plus !
Mu minsi ishize nababwiye ko twanze agasuzuguro, n'ubu turacyakanga ! ibyo ntabwo mbigarukaho !
Dans ces derniers jours, je vous ai dit que nous n'aimons pas le mépris et aujourd'hui encore nous ne l'aimons pas. Je n'y reviendrai pas.
Quand je considère la foule immense constituée par nous tous ici réunis, il est clair que je devrais omettre de vous parler du premier point à traiter : car j'allais vous demander de vous méfier des coups de pied du MDR agonisant !
Cela est le premier point.
Uko nitegereje imbaga nyamwinshi twese duteraniye hano, biragaragara ko icya mbere nari kuvuga nari nkwiye kukireka : kuko nari ngiye kubabwira ngo mwirinde umugeli wa MDR ilimo gusamba! Icyo ni icya mbere.
Tel que je vois beaucoup de monde qui sommes tous rassemblés ici, il est évident que je devrais laisser le premier point que j'avais à dire, en fait, j'allais vous dire d'éviter l'agression du M.D.R. tourmenté par un désir ardent du pouvoir. C'est là le premier point.
Le deuxième point sur lequel je voudrais que nous échangions des idées, est qu'il ne faut pas que nous nous laissions envahir ! Que ce soit ici où nous nous trouvons, que ce soit aussi à l'intérieur du pays. Cela est le deuxième point.
Icya kabili ngirango tujyeho inama : twivogerwa ! haba hano tuli, haba no mu gihugu; icyo ni icya kabili.
Le deuxième point sur lequel je voudrais que nous délibérions, ne nous laissons pas envahir, que ce soit ici où nous sommes, que ce soit dans le pays; c'est ça le deuxième point.
Le troisième point dont je voudrais vous entretenir est également un point important à savoir la manière dont nous devons nous comporter pour que nous nous protégions contre les traîtres et contre ceux qui veulent nous porter préjudice. Ce par quoi je vais justement terminer, c'est cette manière dont nous devons nous comporter
Icya gatatu ngira ngo mbabwire, na cyo ni ikintu gikomeye, ni ikuntu tugomba kwifata kugira ngo twilinde abagambanyi n'abashaka kutumerera nabi. Hanyuma rero icyo ndi busozerezeho nyine, ni ubulyo tugomba kwifita.
La troisième chose que je voudrais vous dire, c'est aussi une chose importante, c'est la manière de nous comporter pour éviter les traîtres et ceux qui nous veulent du mal. En demier lieu, je conclurai sur la façon dont nous devons faire face.
Le premier point donc, que je voudrais vous soumettre, est ce point important que je voudrais porter à votre connaissance. Comme MDR, PL, FPR ainsi que le fameux parti appelé PSD et même le PDC s'agitent ces jours-ci.
Icya mbere rero ngira ngo mbagezeho, icyo kintu gikomeye ndagira ngo mukimenye... Kuko imigeli MDR na PL, na FPR, hamwe na rya shyaka ryitwa PSD na PDC ndetse, bitera muli iki gihe, mumenye impamvu ritera imigeli.
La première chose que je voudrais porter à votre attention, cette chose importante, je voudrais que vous en preniez connaissance, parce que les agressions que le M.D.R. avec le P.L. et le F.P.R., ainsi que le parti politique dénommé P.S.D. et même le P.D.C., qu'il perpètre en ce temps-ci, sachez pourquoi il commet ces actes d'agression.
Sachez pourquoi ils s'agitent et ils s'agitent dans le but de porter atteinte au Président de la République, à savoir, lui le Président de notre Mouvement, mais cela ne leur réussit pas. Ils s'agitent contre nos militants; sachez la raison pour laquelle ces agitations sont en train de se produire: En fait, lorsque quelqu'un va mourir, c'est qu'il a déjà en lui la maladie !
Rikayitera rero rishaka ko urwara rwagera kuri perezida wa repubulika bikanga, ali we perezida wa Muvoma yacu. Rikayitera ku barwanashyaka bacu... Mumenye impamvu iyo migeli ilimo guterwa : bulya ujya gupfa aba afite indwara!
Il agresse en voulant atteindre, sans succès, le Président de la République, qui est aussi Président de notre Mouvement. Il agresse nos militants, sachez pourquoi ces agressions sont en train d'être perpétrées. En fait, toute chose qui arrive a une origine.
Le voleur Twagiramungu s'est présenté à la radio en sa qualité de Président du parti, et c'est lui qui en avait fait la demande, pour y aller parler contre la CDR. Mais il y fut terrassé par cette dernière. Après qu'elle l'y eût terrassé, dans tous les taxis, partout à Kigali, des Militants du MDR, du PSD, ainsi que les complices des Inyenzi, ont été profondément humiliés, jusqu'à en devenir presque morts ! Et même Twagiramungu lui-même, a complètement disparu. Il ne s'est même plus montré dans le bureau où il travaillait ! Je vous assure que le parti de cet homme s'est couvert de honte : tout le monde a eu peur et ils ont failli en mourir !
Igisambo Twagiramungu yagiye kuli Radiyo kuko ali perezida w'ishyaka, aliwe wayihamagaliye ngo agiye kuhicira CDR, irahamutsinda ! Imaze kuhamutsinda, mu matagisi hose i Kigali, abarwanashyaka ba MDR, PSD n'ibyo byitso by'inyenzi, barakonje pe ! benda guhwera na we ubwe araligita, ntiyasubira no mu biro yakoreragamo, ndababwira ko uwo muntu, ishyaka rye ryataye isaro, bose bagira ubwoba bahita bapfa !
Le malhonnête Twagiramungu est allé à la Radio parce qu'il est président d'un parti politique, en ayant lui-même réclamé ce débat radiodiffusé dans le but de défier le C.D.R. : celui-ci eut gain de cause. Après l'y avoir confondu partout dans les taxis à Kigali, les militants du M.D.R. du P.S.D. et autres complices des agresseurs ont complètement perdu leur ardeur jusqu'à se sentir en échec total; lui-même (Twagiramungu) disparut brusquement, il n'apparut plus même à son bureau habituel de travail, je vous dis que cet homme, son parti s'est méconduit ouvertement, tous ont eu peur et perdu immédiatement leur vivacité.
Etant donné donc que ce parti ainsi que ceux-là qui partagent ses opinions sont des complices des inyenzi, quelqu'un de parmi eux du nom de Murego à son arrivée à Kibungo, a pris la parole pour dire : "Nous autres, nous descendons des Bahutu et effectivement nous sommes des Bahutu". On lui répondit : "Puisses-tu perdre par la mort tes frères ! Dis-donc, de qui tiens-tu ces propos relatifs aux Bahutu ?". Ils se fâchèrent jusqu'à en devenir presque morts !
Kubera rero ko iryo shyaka hamwe n'andi bafatanyije kuko ari ibyitso by'inyenzi, umugabo ulirimo witwa Murego ageze i Kibungo afata ijambo aravuga ati : "Twe dukomoka ku Bahutu kandi turi Abahutu.." Bati : "Urakavuna umuheto ! shahu ibyo by'Abahutu urabivuga ubibwiwe na nde ? ". Bararakara ubwo barahwera !
Parce que donc ce parti et ses alliés, parce qu'ils sont complices des agresseurs, un de ses partisans du nom de Murego, s'en fut à Kibungo, il prit la parole et dit : " nous, nous descendons des Bahutu et nous sommes des Bahutu ". Ils lui dirent : " Que tu perdes, par la mort tes parents. D'où te viennent ces choses des Bahutu dont tu parles, qui te l'a dit? ". Ils se mirent en colère et essuyèrent un cuisant échec.
C'est alors que le Premier Ministre du nom, dit-on, de je ne sais pas s'il faut dire Nsengashitani (Je-prie-Satan) ou (Nseng) Iyaremye (Je-prie-le-Créateur) s'est mis en route vers Cyangugu pour aller empêcher aux Bahutu de se défendre contre les Batutsi qui posaient des mines contre eux. Vous avez entendu cela à la radio. Alors on l'a raillé, vous l'avez vous-même entendu, et il a perdu la tête, lui et tous les militants de son parti, ainsi que ceux des autres partis qui partagent ses opinions.
Noneho minisiteri w'intebe witwa ngo niba ari Nsegashitani cyangwa Iyaremye, simbizi afata inzira n'i Cyangugu ngo agiye kubuza Abahutu kwirwanaho, Abatutsi babatega za mines, mwabyumvise kuli radiyo, maze bamuha urw'amenyo, namwe mwarabyiyunviye ata umutwe, n'abarwanashyaka be bose n'amashyaka bafatanyije.
Alors le Premier Ministre qui s'appelle, si c'est " Je prie le Diable ou le Bon Dieu " je n'en sais rien, est allé à Cyangugu pour empêcher aux Bahutu de se défendre au moment où les Batutsi les piégeaient en posant des mines, comme vous l'avez appris à la radio. Ils le raillèrent comme vous l'avez entendu, il en perdit la tête, comme tous ses militants et les partis alliés.
Vous comprenez donc que c'est à ce moment où ces gens venaient d'essuyer un tel revers, que le président de notre parti, son Excellence le Général-Major Habyarimana Juvenal a pris la parole à son arrivée à Ruhengeri. L'invincible s'est présenté solennellement, tandis que les autres-là disparaissent sous terre ! Dans leurs agitations, ces gens étaient presque morts de s'agiter, car ils avaient appris que tout le monde, y compris même ceux qui se réclamaient d'autres partis, étaient en train de les quitter pour revenir dans notre parti, grâce au discours de notre Chef.
Ubwo rero murumva abo bantu bimaze kugenda gutyo. Mwiyumviye perezida w'ishyaka ryacu, nyakubahwa Jenerali-majoro Habyalimana Juvenal, ageze mu Ruhengeri, avuze, Ikinani kiraga- ragara, ba bandi bahita bajya mu mva, murumva rero umugeli w'abo bantu, ko bahwereye, bateye umugeli bumvise u Rwanda rwose n'abo mu yandi mashyaka balimo kuyavamo, bagaruka mw'ishyaka ryacu, kubera ijambo ry'umukuru wacu.
Et alors vous comprenez ces gens. Après que les choses se furent ainsi déroulées, vous avez entendu le Président de notre parti, son Excellence le Général-Major Habyarimana Juvénal, arrivé à Ruhengeri, lorsqu'il prononça un discours, le vaillant fut remarquable, tandis que ces autres furent littéralement confondus. Vous comprenez alors l'agression de ces gens qui ont essuyé un cuisant échec; ils ont commencé leur agression lorsqu'ils se sont rendus (sic) compte que tout le Rwanda, même ceux qui appartiennent à d'autres partis sont entrain (sic) de les quitter pour reintégrer le nôtre grâce au discours de notre chef.
Leurs coups de pied menaceraient le plus averti. Néammoins, étant donné notre nombre, je me rends compte que nous sommes si nombreux qu'ils ne pourraient pas trouver où les donner : ils perdent leur temps !
C'est donc là le premier point.
Umugeli wabo rero ulindwa umubi, icyakora uko tungana dutya ndabona tuli benshi, nta n'aho bawunyuza barata igihe. Ibyo rero ni icya mbere.
Leur agression est donc redoutable. Mais tel que nous sommes, je vois que nous sommes nombreux, et qu'ils ne peuvent lui trouver aucun lieu de passage...ils perdent leur temps. Cela donc, c'est la première chose.
Le MDR et les partis qui partagent ses opinions sont en train d'agoniser. Evitez leurs coups de pied. Comme je l'ai constaté, même un coup d'ongle ne pourra vous effleurer ! Le deuxième point dont j'ai décidé de vous entretenir, c'est de ne pas vous laisser envahir. A tout prix, vous quitterez ces lieux en emportant avec vous cette parole, à savoir ne pas vous laisser envahir.
MDR n'amashyaka bifatanyije bilimo gusamba, umugeli wabyo, muwilinde, aliko uko nabibonye n'urwara ntiruzabageraho ! Icya kabili nagennye kubabwira : ni ukutavogerwa. Muve aha rwose mujyanye iryo jambo rivuga KUTAVOGERWA.
Le M.D.R et les partis acolytes sont tourmentés par un désir ardent de pouvoir; défendez-vous contre leur agression; mais tel que je vous vois, aucun acte de leur agression ne pourra vous atteindre. La deuxième chose que j'ai prévue à vous dire, c'est la vigilance. En partant d'ici, gardez vraiment à l'esprit ce mot qu’est la vigilance.
Dis-donc, toi homme, toi père ou mère ici présents, si quelqu'un vient un jour s'installer dans ton enclos et y défèque, accepteras-tu encore réellement qu'il y revienne ? Cela est tout à fait interdit.
Mbe wa mugabo we, nawe wa mubyeyi we muri hano, harya umuntu azaza yicare mu rugo rwawe, ahannye, wongere wemere ko ahagaruka koko ? Uwo ni umuziro rwose !
Dites-moi donc, Monsieur, et vous, Madame, qui êtes ici; lorsqu'une personne viendra s'asseoir dans votre famille, et qu'il y sème le désordre, accepterez-vous encore qu'il y revienne vraiment ? Ça c'est réellement un tabou.
Sachez que la première chose importante...vous avez vu ici nos frères de Gitarama. Leurs drapeaux, c'est moi qui les ai distribués lorsque je travaillais au siège de notre parti. Partout à Gitarama, on les a hissés. Mais quand tu viens de Kigali, que tu continues d'avancer pour pénétrer dans Kibilira, plus aucun drapeau du MRND ne s'y trouve : on les a descendus !
Mumenye ko ikintu gikomeye cya mbere,...hano mwabonye abavandimwe bacu b'i Gitarama; amabendera ni jye wayatanze nkora mu biro by'ishyaka ryacu, yose i Gitarama barayashinga ; ariko iyo uturutse i Kigali ukaza ugatambuka, ukinjira muli Kibilira nta bendera rya MRND likihatamba barayamanuye !
Rendez-vous compte d'un fait important : la présence de nos militants de Gitarama. Les drapeaux, c'est moi qui les ai distribués, lorsque je travaillais dans les bureaux de notre parti; ils les ont tous arborés à Gitarama. Mais lorsque vous venez de Kigali, que vous poursuivez votre route, que vous traversez et que vous entrez dans Kibirira, aucun drapeau du MRND n'y flotte plus; ils les ont enlevés.
Quoi qu'il en soit, vous le comprenez vous-même, les prêtres nous ont appris de bonnes choses ; notre Mouvement aussi est un mouvement pour la paix. Cependant, il faut qu'on sache que, pour notre paix, il n'y a pas d'autre moyen de l'avoir que de se défendre soi-même.
Ibyo aribyo byose namwe murabyumva abapadiri batwigishije byiza na Muvoma yacu ni muvoma y'amahoro, ariko bamenye ko natwe amahoro yacu nta kuntu umuntu ashobora kuyagira na we atirwanyeho.
Quoiqu'il (sic) en soit, vous aussi vous comprenez. Les prêtres nous ont donné de bons enseignements et notre Mouvement est un Mouvement pour la paix. Mais qu'ils sachent aussi que notre paix, il n'y a pas moyen de la sauvegarder sans nous défendre.
Certains ont cité l'adage suivant : "Qui veut la paix prépare toujours la guerre". C'est ainsi donc que, dans notre préfecture de Gisenyi, c'est la quatrième ou la cinquième fois que j'en parle, ce sont eux qui ont agi les premiers. Il est écrit dans l'Evangile que si l'on te donne une gifle sur une joue, tu offriras l'autre pour qu'on tape dessus. Moi je vous dis que cet Evangile a changé dans notre mouvement : si on te donne une gifle sur une joue, tu leur en donneras deux sur une joue et ils s'effondreront par terre pour ne plus reprendre leurs esprits!
Hari abaciye umugani ngo : "Ushaka amahoro ahora yiteguye intambara". Maze rero, muli perefigurata yose yacu ya Gisenyi, ni ubwa kane cyangwa ubwa gatanu mbivuga, ni bo babanje. Mw'Ivanjili biranditse ngo ko : "Nibagukubita urushyi kw'itama limwe uzatege ilindi bakubite ho". Njye mbabwiye ko iyo Vanjili yahindutse muri muvoma yacu : nibagukubita urushyi kw'itama limwe, uzabatere ebyili ku rindi hanyuma biture hasi ubutazazanzamuka !
Il en est qui ont dans leur tradition un proverbe qui dit que " Celui qui veut la paix est toujours sur ses gardes pour ne pas être surpris par la guerre ".
Ainsi donc, dans notre Préfecture de Gisenyi, c'est la quatrième ou cinquième fois que j'en parle; c'est eux qui ont attaqué les premiers; dans l'évangile il est écrit, que " si l'on te frappe sur une joue, tu tendras l'autre pour qu'on y frappe ". Moi je vous dis que cette attitude a changé dans notre mouvement. Si l'on te donne une gifle sur une joue, donnez leurs-en deux, de manière à les mettre hors d'état de nuire.
Ici donc, plus rien de ce qui s'appelle leur drapeau, plus rien de ce qui s'appelle leur bonnet, plus rien même de ce qui s'appelle leur Militant ne doit venir sur notre sol pour y prendre la parole : je veux dire dans tout Gisenyi, sur toute son étendue ! (un proverbe) dit : "L'(hyène) mange les autres mais lorsqu'on va la manger elle se fait amère" ! Qu'ils sachent qu'un homme en vaut un autre ; notre enclos aussi (le parti) ne se laisse pas non plus envahir.
Aha rero, nta kantu kitwa ibendera ryabo, nta cyitwa ingofero yabo, nta cyitwa n'umurwanashyaka wabo ugomba kwongera kuza ku butaka bwacu kuhavugira : ndavuga Gisenyi yose uko yakabaye !
Ngo : "Kirya abandi bajya kukirya kikishaliriza" ! Bamenye ko umugabo ari nk'undi, natwe urugo rwacu ntiruvogerwa.
Ici donc aucun de leur drapeau, aucun de leur chapeau non plus; aucun de leur militant ne doit venir y tenir un discours. Il s'agit de Gisenyi tout entier. Il paraît que lorsqu'un individu agresse les autres et que ceux-ci lui opposent une légitime défense, l'agresseur devient encore plus âpre. Qu'ils sachent que nous sommes des êtres humains comme eux, et que nous aussi nous devons être vigilants sur notre territoire.
Sachez donc que se laisser envahir est interdit ! Il y a également une autre chose dont je voudrais vous parler au sujet de "ne pas se laisser envahir" et que vous devez refuser car ce sont des choses effrayantes.
Kuvogerwa rero mumenye ko ari umuziro ! Ikindi kintu ngira ngo mbabwire ku byerekeranye no kuvogerwa, mugomba kwanga, ni ibintu biteye ubwoba.
La non-vigilance, comprenez donc que c'est de la stupidité. Une autre chose que je voudrais vous dire au sujet de la vigilance, chose que vous devez rejeter; ce sont des choses épouvantables.
Notre aîné Munyandamutsa vient de vous dire ce qu'il en est en ces mots: "Nos inspecteurs actuellement au nombre de cinquante-neuf à travers le pays viennent d'être chassés". Dans notre préfecture de Gisenyi il y en a huit ! Dites-moi, chers parents ici réunis, avez-vous jamais vu, avez-vous jamais vu"je ne sais pas si elle est encore une mère de famille", vu donc cette femme qui dirige le Ministère de l'Education, venir elle-même savoir que vos enfants ont quitté la maison pour aller faire étude ou retourner à l'école ?
Mukuru wacu, Munyandamutsa, amaze kubabwira uko byifashe. Ati : "Ba enspegiteri bacu, ubu mu gihugu hose ni 59 birukanywe". Muli prefegitura yacu ya Gisenyi ni 8 !
Maze se mwa babyeyi mwe muteraniye hano, mwali mwabona "niba akili umutegarugoli" simbizi aliko mwali mwabona uwo mugore uyobora Minisiteri y'u Burezi ali we uza kumenya ko abana banyu bavuye mu ngo, bakajya kwiga cyangwa bagasubira mw'ishuli ?
Notre président Munyandamutsa vient de vous dire ce qu'il en est. Il a parlé de nos inspecteurs. Maintenant dans tout le pays, ce sont 59 inspecteurs qu'ils ont renvoyés. Dans notre préfecture de Gisenyi, ils en ont renvoyé 8. Alors, est-ce que vous, parents qui êtes rassemblés ici, avez-vous jamais vu, si elle est encore une mère, je ne le sais pas, est-ce que vous avez vu cette femme qui dirige le Ministère de l'Éducation Nationale venir s'occuper de vos enfants lorsqu'ils quittent leurs familles pour aller étudier ou lorsqu'ils s'en retournent à l'école ?

N'avez-vous pas entendu qu'elle a dit que désormais plus personne ne retournera à l'école ? Et maintenant, elle s'en prend aux éducateurs ! Je voudrais porter à votre connaissance qu'elle les a convoqués à Kigali pour leur dire qu'elle ne veut plus entendre qui que ce soit dire qu'un Inspecteur- éducateur s'est fait inscrire dans un parti politique. Ils lui ont répondu : "Quitte d'abord ton parti parce que toi-même tu es Ministre et tu te trouves dans un parti politique et alors nous suivrons ton exemple".

 

Ntimwumvise ko yavuze ndetse ngo ntihakagire uwongera no kwiga ? None rero yahutse no mu barezi ! Ndagira ngo mbamenyeshe ko yabahamagaye i Kigali, akababwira ngo : "Ntihakagire umuntu n'umwe yumva ko ngo ensipegiteri, umurezi, wagiye mw'ishyaka" !
Baramushubije bati : "Banza urivemo nawe kuko uli ministri kandi uli mw'ishyaka, natwe tuzagukulikira"!
N'avez-vous pas entendu qu'elle a même dit que personne n'ait plus accès aux études ? Maintenant elle commence à s'attaquer sérieusement aux éducateurs. Je voudrais vous informer qu'elle les a convoqués à Kigali et qu'elle leur a dit qu'elle ne veut plus entendre qu'aucune personne, inspecteur , éducateur, adhère à un parti politique. Ils lui ont répondu en disant "commence par quitter ton parti toi aussi, parce que tu es Ministre de l'Éducation alors que tu es membre d'un parti politique, ainsi nous aussi nous suivrons ton exemple."
Elle y est encore ! Vous avez entendu également à la Radio que ces jours, elle insulte même notre Président ! Avez-vous jamais entendu une mère aller proférer des injures publiquement ? Ce que je voudrais donc vous dire ici, et c'est la vérité, ce n'est pas un doute pour dire que ce serait ceci ou cela, c'est qu'il y aurait, paraît-il, parmi eux des gens qui se seraient comportés de manière légère. Ils sont poursuivis pour leur appartenance au MRND, vous l'avez entendu ? Ils sont poursuivis pour leur appartenance au MRND.
Aracyalirimo, kandi mwumvise no kuli radiyo ukuntu asigaye atuka na perezida wacu. Hali umubyeyi wagiye gukoronga ku gasozi ? Maze rero icyo ngira ngo mbabwireho, ni amanyakuli ntabwo ali ugukeka ngo byaba ali ibi, ngo hali ababa barakubaganye muli bo. Icyo bazira ni uko bali muli MRND !
Elle est encore membre d'un parti politique et vous avez entendu à la Radio comment elle commence à injurier notre Président. Est-elle encore une mère, une personne qui profère publiquement des injures ? Alors donc, ce que je voudrais vous en dire, c'est la vérité, ce ne sont pas des suppositions qu'il s'agirait de telle chose, qu'il y en aurait qui seraient indisciplinés dans de telles choses. Ce pourquoi ils sont persécutés, c'est qu'ils sont membres du MRND.
Franchement, accepterons-nous qu'ils viennent nous envahir pour nous arracher au MRND et nous prendre nos hommes ? Je vous demande de mener deux actions très importantes. La première est que vous écriviez à cette femme éhontée qui profère des injures publiquement et sur les antennes de notre Radio à nous tous les Rwandais.
None bazaza kutavogera (des mots manquent) muli MRND, badukuremo abantu twemere ? Mbasabye ibikorwa bibili bikomeye cyane : icya mbere ni uko mwakwandikira uwo mushizi w'isoni utukana riva no kuli radiyo yacu twese y'Abanyarwanda.
Vous en rendez-vous compte ? Ils sont persécutés parce qu'ils sont membres du MRND. Et alors, accepterez-vous qu'on vienne nous agresser dans le MRND, y faire des victimes par le seul fait qu'elles appartiennent au MRND. Je vous demande deux actions importantes, c'est que vous écriviez à cette femme éhontée qui profère des injures au grand jour sur les antennes de la Radio Nationale.
Que vous lui écriviez pour lui faire savoir que ces éducateurs qui sont des nôtres, sont irréprochables quant à leurs moeurs et comportements et qu'ils s'occupent avec soin de nos enfants ; qu'il faut que ces éducateurs continuent d'éduquer nos enfants, et qu'il faut qu'elle s'amende.
Mwamwandikira mukamumenye-sha ko abo barezi bacu ali indakemwa mu mico no mu myifatire kandi badufatiye abana neza, ko abo barezi bakomeza kurera abana, ko yisubiraho.
Vous lui écririez en lui faisant savoir que nos inspecteurs sont irréprochables dans leur conduite et dans leurs moeurs, qu'ils s'occupent convenablement de l’éducation de nos enfants, que ces éducateurs continuent à éduquer nos enfants, qu'elle revienne sur sa décision.
Cela est la première action que je vous demande de mener. Et alors vous signeriez tous massivement : le papier ne manquera absolument pas. Si vous attendez quelques jours sans qu'elle réponde, environ sept jours seulement, car vous enverrez la lettre confiée à quelqu'un pour la faire parvenir à destination afin qu'il sache qu'elle l'a reçue, s'il se passe donc sept jours sans qu'elle réponde et qu'elle se permet de faire en sorte qu'une autre personne vienne remplacer les inspecteurs en place, retenez-le bien, si elle croit qu'il peut y avoir quelqu'un qui viendra le remplacer (l'inspecteur), pour celui-là qui viendra...l'endroit d'où le ministre est originaire est le lieu appelé Nyaruhengeri, à la frontière du Burundi, (exactement) à Butare, vous demanderez à cet homme de prendre le chemin, avec sa provision de route sur la tête, pour aller être l'inspecteur à Nyaruhengeri.
Icyo ni icya mbere mbasabye. Maze mwese mugasinya pe ! Impapuro ntabwo zizabura rwose ! Maze rero nimumara iminsi mikeya adashubije, nk'irindwi gusa, kuko ibaruwa muzayohereza ijyanwe n'umuntu ayigezeyo, abimenye ko yayibonye, maze nihashira iminsi irindwi adashubije...MAZE RERO NIHASHIRA IMINSI IRINDWI ADASHUBIJE...Kandi akiha kugira ngo hagire undi muntu uza gusimbura ba ensipegiteri bali mu myanya, icyo mugifate akibwira ko hali uza kumusimbura, uwonguwo uzaza rero aho ministri akomoka ni ahantu bita i Nyaruhengeri ku nkengero z'uBurundi i Butare muzabwire uwo muntu afate inzira yikorere impamba ye ajye kuba ensipegiteri i Nyaruhengeri !
C'est la première chose que je vous demande. Et vous tous, vous signerez. Ce n'est pas du tout du papier qui manquera. Et lorsque quelques jours s'écouleront sans qu'elle réponde, par exemple sept jours seulement, parce que la lettre, vous l’enverrez par un porteur qui l'y fera parvenir, qui s'assurera qu'elle l’a reçue, et quand sept jours s'écouleront sans qu'elle réponde, et qu'au contraire elle persiste à vouloir envoyer une personne occuper le poste de l'inspecteur en place, retenez-le bien, si elle se dit qu'il y aura quelqu'un d'autre qui viendra occuper le poste de l'inspecteur victime, cette personne qui viendra donc, là d'où provient la Ministre, c'est dans la localité appelée Nyaruhengeri près du Burundi à Butare, vous direz à cette personne d'aller, avec ses provisions, être inspecteur à Nyaruhengeri.
Que tous ceux qu'elle aura nommés se retrouvent là-bas, qu'ils aillent à Nyaruhengeri pour s'occuper de l'éducation de ses enfants. Quant aux nôtres, ils poursuivront leur éducation par les nôtres. Ceci est encore un point important pour lequel nous devons prendre des décisions : ce n'est pas du tout nous laisser envahir, c'est un tabou !
Bazakoranireyo bose abo azashyira ho bose bajye i Nyaruhengeri kurera abana be, naho abacu bazakomera barerwe n'abacu . Icyo ni ikintu na none gikomeye tugomba gufatira ibyemezo : ni ukutavogerwa pe ! Ni umuziro !
Ils se retrouveront tous là, tous ceux qu'elle nommera, ils iront à Nyaruhengeri s'occuper de l'éducation de ses enfants, tandis que les nôtres continueront à être éduqués par les nôtres. Cela est très important et nous devons prendre des résolutions fermes. Ne nous laissons pas envahir, c'est de la stupidité.
Une autre chose qu'on peut appeler "ne pas se laisser envahir" dans le pays, vous connaissez des gens qu'on appelle "inyenzi" (cancrelats), ne les appelez plus "inkotanyi" (combattants tenaces), car ce sont tout à fait des "inyenzi". Ces gens appelés inyenzi se sont mis en route pour nous attaquer.
Ikindi cyitwa kutavogerwa mu gihugu murabizi : abantu bitwa inyenzi ntimukongere kuvuga inkotanyi : ni inyenzi pe ! Abantu bitwa inyenzi bafashe inzira baradutera.
Une autre chose qui concerne la vigilance au niveau du pays, vous le savez. Des personnes dénommées inyenzi (maquisards, agresseurs), ne les appelez plus inkotanyi (batailleurs acharnés : nom des miliciens du roi Kigeli IV Rwabugiri, 19ème siècle), ce sont de véritables maquisards, ont mené une guerre d'agression contre nous;
Le Général-Major Habyarimana Juvénal, aidé du Colonel Serubuga que vous avez vu ici présent et qui était son adjoint dans l'armée au moment où nous avons été attaqués, (les deux) se sont levés pour se mettre à l'oeuvre. Ils ont repoussé les "inyenzi" hors de la frontière d'où ils étaient arrivés. Et alors ici, permettez-moi de vous faire rire!
Jenerali-majoro Habyalimana Yuvenali afatanyije dore Serubuga, mwamubonye Koloneli ali hano yali umwungiliza we mu ngabo icyo gihe duterwa barahaguruka barahaga rara, inyenzi bazijugunya hanze y'umupaka zisubira iyo zaturutse ; maze rero reka mbasetse :
Le Général Major Habyarimana Juvénal, assisté du colonel Serubuga que vous voyez ici, il était chef d'État-Major Adjoint des Forces Armées au moment où nous avons été agressés; ils se sort levés, ils ont déployés (sic) leurs efforts et ont repoussé les agresseurs hors de la frontière nationale; ces agresseurs retournèrent d'où ils étaient venus. Mail alors, attendez que je vous fasse rire.
Entre temps étaient arrivés ces gens-là qui convoitaient le pouvoir. Et après l'avoir obtenu, ils ont pris le chemin vers Bruxelles. A leur arrivée à Bruxelles, notez qu'il s'agit du MDR, du PL et du PSD, ils se mirent d'accord pour livrer coûte que coûte la Préfecture de Byumba.

Reka hazaze babandi bifuje ubute getsi, nibamara kubushyikira, bafate inzira bajye i Buruseli. Bamaze kugera i Buruseli, icyo ni ikili MDR, PL na PSD, barasezerana ngo mpaka batanze prefegitura ya Byumba ! Icyo ni icya mbere.

 

Les gens qui ont convoité le pouvoir se sont présentés. Dès qu'ils l’ont eu, is sont partis à Bruxelles; lorsqu'ils arrivèrent à Bruxelles, il s'agit du MDR, du PL et du PSD, ils ont convenu de céder coûte que coûte la préfecture de Byumba. Ça c'est la première chose.
Ils se concertèrent pour décourager coûte que coûte nos soldats. Vous avez entendu ce que le Premier Ministre en personne a dit. Il a dit qu'ils allaient (les soldats) descendre dans les marais (cultiver) alors que la guerre faisait rage !
Barasezerana mpaka ngo abasilikare bacu bagomba kubaka intege ! Mwumvise ibyo ministri w'intebe yivugiye ngo : "BAGIYE GUSHOKA IBISHANGA KANDI URUGAMBA RUSHYUSHYE" !
Ils ont convenu de porter coûte que coûte un coup au moral de nos Forces armées. Vous avez entendu ce que le Premier Ministre en personne a dit : que les militaires vont être contraints d'aller labourer les marais alors que la guerre fait rage.
C'est à ce moment-là que ceux qui avaient un moral faible parmi eux ont abandonné leurs positions et les "inyenzi" les ont occupées. En effet, ces derniers se sont rendus là-bas à Byumba et eux (les soldats gouvernementaux) allèrent piller les magasins de nos commerçants de Byumba, de Ruhengeri et de Gisenyi.
C'est d'ailleurs l'Etat qui devra les indemniser car c'est lui qui a créé cette situation.
Icyo gihe abali bafite umutima woroshye muli bo, bavuye mu birindiro inyenzi zirinjira, mu by'ukuli zijya haliya i Byumba nabo bajya gusahura amaduka, bacuza abacuruzi bacu b'i Byumba, Ruhengeri na Gisenyi, ubungubu ni na leta igomba kwishyura ibyo bintu kuko niyo yateye ibyo.
A ce moment, ceux qui parmi eux avaient un coeur malléable ont abandonné leurs positions sur le front, les agresseurs s'en sont emparées et ont progressé en fait jusqu'à Byumba, tandis que les autres (les militaires des Forces armées rwandaises), sont allés dévaliser nos commerçants de Byumba, Ruhengeri et Gisenyi; alors aujourd'hui, c'est l'État même qui doit réparer ces dommages, parce que c'est bien l’État qui est bien la cause de toutes ces choses.
Ce n'est pas un de nos commerçants (qui l'a créée) car il ne demandait même pas de crédit ! Pourquoi un crédit ? Ce sont ces gens-là donc qui nous ont poussés à nous laisser envahir. La punition de telles personnes n'est rien d'autre : "Toute personne qui démoralisera les forces armées du pays sur le front sera passible de la peine de mort". Cela est prescrit par la loi. Pourquoi ne tuerait-on pas cet individu ? Nsengiyaremye doit être traduit en justice pour être condamné. La loi est là et elle est écrite. Il doit être condamné à la peine de mort comme c'est écrit.
Ntabwo ali umucuruzi wacu, nta n'umwenda ashaka : umwenda w'iki se ? Maze rero abo bantu batuma tuvogerwa. Igihanishwa abo bantu nta kindi rero : "Azahanishwa urupfu umuntu wese uzaca intege ingabo z'igihugu ku rugamba" biranditse mu mategeko. Kuki uwo batamwica ? Nsengiyaremye agomba gushyikilizwa ubucamanza agacirwa urubanza, amategeko arahali aranditse. Bakamucira urubanza rwo gupfa nk'uko byanditse.
Ce n'est pas notre commerçant qui en est responsable et il ne lui revient pas de s'endetter pour cela. Une dette pour quelle raison ? Alors donc, des gens qui nous font faillir à notre vigilance, la peine qui frappe ces gens n’est rien d'autre. Il sera puni de la peine de mort, toute personne qui découragera les Forces Armées Nationales sur le champ de bataille. C'est écrit dans les lois. Pourquoi, à cette personne n'applique-t-on pas cette peine ? Nsengiyaremye doit être traduit en justice et être jugé; les lois sont là, elles sont écrites; il est passible de la peine capitale conformément à la loi.
Mais ne vous effrayez pas par le fait même qu'il soit Premier Ministre. Vous avez entendu ces derniers temps dire à la radio que même des Ministres français peuvent désormais être traduits en justice ! Sera passible de peine de mort, en temps de guerre, toute personne qui livrera une portion du sol national, ne fût-ce qu'un infime morceau. Twagiramungu l'a dit sur les antennes de la radio et la CDR lui a réglé son compte à la radio. Les Militants de son (parti) ont alors perdu la tête, imaginez-vous !
Ibyo ntibibakange ngo ni uko ali ministri w'intebe, mumaze iminsi mwumva ku maradiyo ko n'abaministri b'uBufaransa basigaye bahamagarwa mu bucamanza ! "Azahanishwa urupfu mu gihe cy'intambara, umuntu uzatanga ubutaka bw'igihugu, n'agatanyu". Twagiramungu yabivugiye kuli radiyo, na CDR imutsinda kuli Radiyo. Abarwanashyaka be bata umutwe, namwe mwiyumvire rero.
Que cela ne vous étonne pas parce qu'il est Premier Ministre; ces derniers temps, vous avez entendu à la Radio que même des ministres en France sont convoqués pour comparaître devant la justice. Il sera puni de la peine de mort, en temps de guerre, quiconque cédera à l'ennemi le territoire national, même une infime partie. Twagiramungu a avoué l’avoir fait à la radio, le CDR a eu gain de cause sur lui à la Radio, et ses militants ont perdu la tête. Et vous, vous en rendez- vous compte ?
Je voudrais porter à votre connaissance que cet homme qui a livré Byumba sur les antennes de la Radio tandis que nous tous rwandais, ainsi que tous les pays étrangers, l'entendions, cet homme subira la peine de mort. C'est écrit, interrogez les juges, ils vous montreront où cela se trouve, je ne vous mens pas ! Sera passible de peine de mort toute personne qui livrera ne fût-ce qu'un infime morceau du Rwanda. Et qu'attends encore cet individu ?
Ndagira ngo mbamenyeshe ko uwo muntu watanze Byumba kuli radiyo twese twumva, n'Abanyarwanda n'amahanga bumva, yacirwa urubanza ; azahanishwa urupfu biranditse mubaze abacamanza babereke aho bili ntabwo mbabeshya, azahanishwa urupfu umuntu uzatanga n'agatanyu k'uRwanda. None uwo muntu aracyakora iki ?
Je voudrais porter à votre connaissance que cette personne, qui a aliéné Byumba, sur les antennes nationales, au su et au vu de nous tous, au su et au vu des Rwandais et de la communauté internationale, soit jugée . " Sera puni de la peine de mort - cela est écrit dans nos lois, demandez aux juges pour, ils vous montreront où cela est écrit dans le code, je ne vous mens pas, - sera puni de la peine capitale quiconque aliénera même une infime partie du Rwanda ". Alors, qu’est-ce que cette personne attend encore pour être jugée ?
Vous savez ce que c'est, chers parents, "ne pas se laisser envahir", oui, vous le savez. Vous savez qu'il y a au pays des "inyenzi" qui ont profité de l'occasion pour envoyer leurs enfants au front, pour aller secourir les "inkotanyi". Ca, c'est quelque chose dont vous entendez parler vous-mêmes. Vous savez qu'hier je suis rentré de Nshili dans Gikongoro à la frontière du Burundi, en passant par Butare. Partout, on m'a fait rapport du nombre de jeunes qui sont partis. On m'a dit : "Là où ils passent, ainsi que celui qui les conduit...pourquoi ne sont-ils pas arrêtés en même temps que leurs familles ? "
Kutavogerwa rero murabizi mwa babyeyi mwe, murabizi, muzi y'uko hali inyenzi zili mu gihugu, zafashe abana bazo zibohereza ku rugamba kujya gufatanya n'inkotanyi. Ibyo ni ibintu mwiyumvira, muzi. Ejo navuye muli Nshili ku Gikongoro ku mupaka w'uBurundi, nyura n'i Butare hose bagiye bambwira umubare w'abana bagiye, bakambwira bati : "Banyura, n'ubajyana kuki badafatwa, n'iyo milyango" ?
La vigilance, vous savez ce que c'est, vous parents; vous le savez. Vous savez qu'il y a des complices des agresseurs dans le pays; ils ont recrutés leurs enfants et les ont envoyés sur le front pour prêter main forte aux agresseurs. Ce sont des choses dont vous vous rendez compte, que vous connaissez. Hier, je venu de Nshili, à Gikongoro, près de la frontière avec le Burundi. Je suis passé aussi à Butare. Partout on m'a raconté le nombre de jeunes qui sont partis, et on m'a dit : " leurs voies de passage et leurs convoyeurs, pourquoi ne les arrête-t-on pas avec ses familles?
Je vous le dis donc maintenant, cela est écrit dans la loi, dans le livre du Code Pénal : "Sera passible de peine de mort toute personne qui recrutera des soldats en les cherchant parmi la population, en cherchant partout des jeunes qu'elle ira donner aux forces armées étrangères qui attaqueront la République". C'est écrit. Pourquoi n'arrête-t-on pas ces parents qui ont envoyé leurs enfants et pourquoi ne les extermine-t-on pas ? Pourquoi n'arrête-t-on pas ceux qui les amènent et pourquoi ne les extermine-t-on pas tous ? Attendons-nous que ce soit réellement eux qui viennent nous exterminer ?
None rero mbabwire : biranditse mu mategeko ngo mu gitabo cy'amategeko ahana ngo : "Azahanishwa urupfu umuntu wese uzafata abasilikare ashatse mu giturage hose ashaka abana abaha ingabo z'amahanga zitera Republika". Biranditse. Kuki abo babyeyi bohereje abana batabafata ngo babatsembe ? Kuki badafata abo babajyana na bo bose ngo babatsembe ? Ubu mutegereje ko bazaza kudutsemba koko ?
Et alors je vais vous dire, il est écrit dans nos lois, dans le code pénal, ceci : " sera puni de la peine de mort toute personne qui lèvera des milices, en recrutant des jeunes partout dans le pays, au profit des armées étrangères en guerre contre la République. "Cela est écrit dans nos lois. Pourquoi ces parents qui ont envoyé les enfants au front ennemi ne les arrête-t-on pas pour les soumettre à ce jugement? Pourquoi n'arrête-t-on pas ceux qui les convoient et tous les membres de ce réseau pour les soumettre à ce jugement ?
Je voudrais vous dire que maintenant nous demandons que ces gens-là soient mis sur une liste et qu'ils soient traduits en justice pour qu'ils soient jugés en notre présence. Au cas où il arriverait qu'ils (les juges) refusent, il est écrit dans la constitution que "ubutabera bubera abaturage". En français, cela veut dire que "LA JUSTICE EST RENDUE AU NOM DU PEUPLE". Au cas où donc, la justice n'est plus au service du peuple, comme cela est écrit dans notre constitution que nous avons votée nous-mêmes, c'est à dire qu'à ce moment, nous autres composantes de la population au service de laquelle elle devrait se mettre, nous devons le faire nous-mêmes en exterminant cette canaille.
Maze rero ndagira ngo mbabwire iki: ni uko ubu dusabye ko abo bantu bose babashyira kuli lisiti bakabashyira imbere y'ubucamanza, bakabacira urubanza tukabumva ; nibaramuka biyangiye rero mw'itegeko-nshinga biranditsemo ngo "ubutabera bubera abaturage" Mu gifaransa biravuga ngo : "La justice est rendue au nom du peuple". Igihe rero ubucamanza butagikorera rubanda nk'uko byanditse mw'itegeko-nshinga Iyacu twishyiliyeho, icyo gihe ni ukuvuga ko twebwe abaturage bwagombye gukorera tugomba kwikorera, izo ngegera tukazitsemba.
Ainsi donc, je voudrais vous dire ceci : c'est que nous demandions que tous ces gens soient identifiés sur une liste, afin qu'ils soient traduits en justice et qu'on entende publiquement leur procès. Si on refiuse d'appliquer la loi, dans la constitution il est écrit que la justice est là pour le peuple. En français, cela se dit comme suit : " La justice est rendue au nom du peuple ". Alors, lorsque la justice aura cessé d'être au service du peuple comme cela est écrit dans notre constitution, cela veut dire qu'à ce moment-là, le peuple sera contraint de recourir à la légitime défense contre ces infiltrés d'ennemis.
Ceci je vous le dis en toute vérité, comme c'est écrit dans l'Evangile : "Lorsque vous accepterez qu'en venant vous mordre, un serpent reste attaché à vous avec votre accord, c'est alors vous qui serez anéantis".
Ibi mbibabwiye mu manyakuli nk'uko byanditse mw'wivanjili : igihe muzemera ko inzoka iza kubalya mukayireka ikabagumamo, ni mwebwe muzashira.
Ceci je vous le dis en toute vérité, comme c'est écrit dans l'évangile : " lorsque vous permettrez qu'un serpent vienne vous mordre, et que vous le laissez demeurer parmi vous, c'est vous qui périrez ".
Je vous apprends qu'il y a un jour et une nuit, je ne sais pas si c'est tout juste, un petit groupe d'hommes armés de fusils s'est rendu dans un cabaret pour exiger de présenter des cartes. Ils placèrent ceux du MDR là-bas à part. Ceux du PL, vous vous en doutez, ils les placèrent là-bas à part et même ceux du PDC, ces autres là, qui se font passer pour des chrétiens, ils les placèrent là-bas à part. Lorsqu'un membre du MRND a exhibé sa carte, ils l'ont immédiatement mitraillé ; je ne vous mens pas, qu'on vous le dise même à la radio ; ils ont tiré sur cet homme et se sont éclipsés dans les marais de Kigali pour prendre fuite, après avoir déclaré qu'ils étaient des "Inkotanyi".
Ndabamenyesha ko hashize umunsi umwe n'ijoro limwe, sinzi ko rigezeho, i Kigali, agatsiko k'abantu bafite imbunda bagiye mu kabari, baravuga ngo : "amakarita muyerekane". Aba MDR babashyira haliya. Aba PL murabizi, babashyira haliya. N'aba PDC, ba bandi biyise abakristu, bajya haliya. Uwa MRND agaragaje ikarita bahita bamurasa urufaya, simbabeshya bazabibabwire no kuli radiyo, barashe uwo muntu baligitira mu bishanga by'i Kigali baratoroka, bamaze kuvuga ngo ni inkotanyi.
Je vous apprends que, il y a un jour et une nuit à peine, à Kigali, une bande de gens armés, s'est introduite dans un cabaret et ils dirent : " montrez-nous vos cartes ". Ils mirent les militants du MDR d'un côté; ceux du PL, vous le savez, ils les placèrent d'un autre côté; ceux du PDC, ceux-là mêmes qui se disent chrétiens, se placèrent d'un autre côté; celui du MDR, plutôt celui du MRND lorsqu'il exhiba sa carte, ils tirèrent sur lui une salve. Je ne vous mens pas, qu'on vous le dise même à la Radio, ils ont abattu cette personne et ont disparu dans les marais de Kigali, après s'être identifiés comme agresseurs du Rwanda.
Dites-moi donc, ces jeunes gens s'en vont munis de notre carte d'identité, puis ils reviennent armés de fusils au nom d'Inyenzi ou de leurs complices, pour tirer sur nous ! Qu'un représentant local du MDR ne vive plus dans cette commune ni dans cette préfecture, parce que c'est un complice ! None mumbwire rero abo bana baragenda bafite ikarita y'indangamuntu yacu, bakagaruka bafite imbunda ali inyenzi n'ibyitso byazo, bakaza kuturasa. Ntabwo rero nemera ko tuzemera kuraswa. Umuntu uhagarariye MDR hano uhavugira ntakongere kuba muli iyi komini no muli iyi perefegitura...kuko ni icyitso. Alors dites-moi donc, ces enfants s'en vont, rejoignent les rangs des ennemis avec notre carte d'identité nationale, et ils reviennent avec des armes à feu comme agresseurs avec les infiltrés des agresseurs et ils se mettent à nous tirer dessus. Je ne crois donc pas que nous accepterons de nous laisser abattre. La personne qui représente le MDR ici et le discoureur qu'ils ne demeurent plus dans cette commune et dans cette préfecture parce que c'est un complice des agresseurs.
Les représentants de ces partis-là, qui collaborent avec les "Inyenzi", je vous le dis sans vous mentir, ne veulent que nous exterminer : ils n'ont pas d'autre objectif. Et nous devrons leur dire la vérité. Moi, je ne leur cache rien du tout. L'objectif qu'ils poursuivent est bien celui-là. Je voudrais vous dire donc que les représentants de ces partis-là qui collaborent avec les "Inyenzi", à savoir le MDR, le PL, le PSD, le PDC et d'autres groupuscules rencontrés ici et là, qui s'y rattachent et ne font que vagabonder, tous ces partis, ainsi que leurs représentants doivent aller habiter à Kayenzi chez Nsengiyaremye ; ainsi nous saurons où se trouvent ceux avec qui nous sommes en guerre. Abahagaraliye aliya mashyaka afatanya n'inyenzi, abayahagaraliye... ndabibabwiye simbabeshya, ni ukugirango... bashaka kudutsemba ! BASHAKA KUDUTSEMBA ! Nta kindi bagamije kandi tugomba kubabwiza ukuli ; ntabwo njye mbahisha rwose ! Icyo bagamije ni icyo. Ndagira ngo mbabwire rero ko abahagaraliye ya mashyaka afatanya n'inyenzi aliyo MDR, aliyo PSD, aliyo PL, aliyo PDC n'utundi tw'intarutsi, tugenda tuyegera, ayo mashyaka n'abayahagaraliye bagomba kujya gutura i Kayenzi kwa Nsengiyaremye tukamenya abo turasana aho bali ! Les représentants de ces partis qui sont de mèche avec les agresseurs, ces représentants, je vous le dis, je ne mens pas, ils sont là dans un seul but : ils veulent nous massacrer, ils n'ont d'autre but que cela, nous devons leur dire la vérité, moi je ne vous cache rien du tout. Leur objectif, c'est cela. Je voudrais alors vous dire que les représentants de ces partis qui sont de mèche avec les agresseurs, à savoir le MDR, le PSD, le PL et le PDC et d'autres groupuscules qui gravitent autour de ces partis, ces partis et leurs représentants doivent aller s'installer à Kayenzi chez NSENGIYAREMYE, ainsi nous saurons où campent ceux qui nous tirent dessus.
Chers frères, militants de notre Mouvement, ce que je vous dis là n'est pas une plaisanterie, c'est plutôt vous parler en toute vérité pour que, si un jour quelqu'un se voit attaquer au fusil par eux, vous ne veniez pas nous dire que nous qui représentons le parti ne vous avons pas avertis ! Maintenant donc, je vous le dis pour que vous le sachiez. Et si quelqu'un a envoyé un enfant parmi les "Inyenzi", qu'il les rejoigne avec sa famille et sa femme pendant qu'il est encore temps, car le temps est arrivé pour que nous aussi, nous nous défendions, afin que... Nous n'accepterons jamais de mourir parce que la loi refuse de jouer son rôle ! Bavandimwe, barwanashyaka ba Muvoma yacu, ibi mbabwira ntabwo ali ibikino, ni ukubabwiza ukuli kugira ngo hatazagira uwumva bamurashe mukazatubwira ngo twe duhagarariye ishyaka ngo ntitwababwiye. Ubwo rero ndababwiye mubimenye, n'ufite umwana yohereje mu nyenzi, azisange n'umulyango we n'umugore we hakili kare, kuko igihe kirageze ko natwe twirwanaho, kugirango...Ntabwo tuzemera gupfa amategeko yanze gukora ! Chers frères, chers militants de notre mouvement, ce que je vous dis, ce n'est pas de la plaisanterie; c'est dire la vérité pour que s'il arrive qu'on vous abatte, vous ne nous disiez pas que les représentants de notre parti ne vous ont rien dit. Ainsi donc, je vous ai livré l'information, prenez-en connaissance. Et celui qui a envoyé son enfant chez les agresseurs, qu'il les rejoigne avec sa famine tant qu'il est encore temps. Parce qu'il est temps que nous aussi, nous assurions notre légitime défense car il est à croire que nous n'accepterons pas d'être conduits à la mort lorsque les lois n'auront (sic) pas volontairement été mises en application.
Je vous apprends que le jour où on a fait des manifestations, le jeudi, ils ont battu nos hommes qui ont dû se réfugier dans l'église se trouvant en bas du Rond-Point. Ces gens dits chrétiens du PDC les ont poursuivis et sont allés les battre dans l'église. D'autres se sont réfugiés dans le Centre Culturel Français. Je voudrais donc vous dire qu'ils ont commencé à tuer. C'est tout, il en est ainsi ! Ils s'attaquent aux habitations et tuent. Maintenant, celui dont on entend dire qu'il est membre du MRND est battu et tué par eux ; c'est ainsi que ça se passe. Maintenant donc, il faut que ces gens qui représentent leurs partis dans notre préfecture prennent le chemin pour aller habiter avec les "inyenzi", nous n'acceptons pas du tout que des gens qui vivent parmi nous nous tirent dessus tout en étant à nos côtés. Ndabamenyesha ko umunzi bakoze imyigaragambyo, kuwa kane, bakubise abantu bacu, bagahungira no mu kiliziya ili munsi ya Rond Point, abo bantu ngo bitwa abakristu ba PDC nabo bakabirukaho bakajya kubakubitira mu kiliziya. Abandi bahungiye muli Centre culturel y'Abafransa rwose ! None ndagira ngo mbabwire ko batangiye kwica, nta kindi ni uko bimeze, batera mu ngo bakica ubu uwumviswe ko ali MRND bakica, bagakubita, ni uko bimeze. None rero ni uko, abo bahagaraliye amashyaka muli prefegitura yacu nibafate inzira bajye gutura hamwe n'inyenzi ! Ntabwo dushaka abantu batubamo ngo bazaturase baturi impande. Je porte à votre connaissance que le jour où ils ont fait des manifestations, jeudi, ils ont battu nos militants jusqu'à ce qu'ils se réfugient dans l’église en dessous du Rond Point. Ces gens dits chrétiens du PDC ont poursuivi nos militants jusqu'à aller les battre dans l’église. D'autres de nos militants se sont réfugiés dans le Centre Culturel Français. Je voudrais donc vous dire qu'ils ont commencé à tuer. Telle est la situation réelle du moment. Ils entrent dans les familles et tuent. Celui qui est identifié comme appartenant au MRND, ils le frappent et le tuent. Telle est la situation. C'est bien comme cela ceux qui représentent ces partis dans notre préfecture, qu'ils aillent rejoindre les agresseurs. Nous ne voulons pas de gens qui vivent parmi nous dans le but de nous abattre en étant nos voisins.
Un autre point important dont je voudrais vous entretenir pour que nous ne continuions pas à nous laisser envahir : vous entendez parler des pourparlers d'Arusha. Je n'en parlerai pas longtemps car le représentant du Secrétaire Général (du Mouvement) en parlera d'une manière détaillée. Mais ce que je vais vous dire c'est que les délégués dont vous entendez dire qu'ils sont à Arusha ne représentent pas le Rwanda. Ils ne représentent pas tout le Rwanda, et je vous le dis en toute vérité. Les délégués du Rwanda, qui sont dits du Rwanda, sont conduits par un "Inyenzi" qui y va pour s'entretenir avec les "Inyenzi", comme cela se dit dans un chant que vous entendez de temps en temps, où il est dit : "Il est Dieu né de Dieu". De même eux, c'est "Inyenzi né d'Inyenzi qui parle au nom d'Inyenzi". Ikindi kintu gikomeye nagira ngo mbabwire kugira ngo tudakomeza kuvogerwa : mwumva bavuga ngo imishyikirano ya Arusha ! Simbivugaho kuko...umwanya munini kuko ngira ngo uhagaraliye umunyamabanga mukuru wa Muvoma araza kubivuga ku bulyo burambuye. Aliko icyo nababwira ni uko intumva mwumva ngo zili Arusha, ntabwo zihagaraliye uRwanda... Ibyo bajya kuvuga Aru mbabwije amanyakuli ! Intumva z'uRwanda zitwa iz'uRwanda ziyobowe n'inyenzi ! Ikagenda ikajya kuvugana n'inyenzi ! Nkuko babivuga mu ndilimbo mujya mwumva ngo "Ni Immana yavuye ku Mmana", nabo ni inyenzi yavuye ku nyenzi ivugira inyenzi ! Une autre chose importante que je voudrais vous dire au sujet de notre vigilance : Vous entendez parler des négociations d'Arusha; je ne m'y étendrai pas longtemps parce que le représentant du Secrétaire national du Mouvement va vous en parler longuement. Mais ce que j'ai à vous dire, c'est que des délégués dont vous entendez parler qui sont à Arusha ne représentent pas du tout le Rwanda, je vous dis la vérité. Les délégués qui vont au Rwanda..., du Rwanda, dits du Rwanda sont conduits par un agent camouflé des agresseurs, qui va engager des pourparlers avec des agresseurs, comme dit la chanson, " Dieu né de Dieu "; eux aussi sont des agresseurs issu (sic) des agresseurs, qui parlent en faveur des agresseurs.
Quant à ce qu'ils vont dire à Arusha, c'est cela même que ces complices des "Inyenzi" vivant ici sont allés dire à Bruxelles. Ils vont travailler à Arusha pour que tout cela soit attribué au Rwanda alors qu'il n'y a rien qui ne soit de Bruxelles qui se passe là-bas ! Et même ce qui vient du Rwanda ne vient pas du tout de notre gouvernement : c'est une affaire de Bruxelles qu'ils se mettent sur la tête pour l'emporter avec eux à Arusha ! C'est donc un "Inyenzi" qui traîte avec un autre ! Quant à ce qu'on appelle "pourparlers", nous ne sommes pas contre les pourparlers. Je voudrais vous dire qu'ils ne viennent pas du Rwanda : ce sont des "Inyenzi" qui discuttent avec des "Inyenzi" et sachez-le une fois pour toute ! En tout cas, nous n'accepterons jamais ces choses qui proviendront de là-bas ! Ibyo bajya kuvuga Arusha ni ibyo ibyo byitso by'inyenzi bili ino byagiye i Buruseli, bajya gukorera Arusha ngo byitilirwe uRwanda, nta na kimwe kitali icy'i Buruseli gikorerwa aho ; n'ikivuye mu Rwanda, ntabwo ali ikiba kivuye muli guverinoma yacu : ni icy'i Buruseli bagenda bikoreye bakajyana Arusha ! Ni inyenzi rero ivugana n'indi, ibyo bita imishyikirano ntitwanga gushyikirana ndagira ngo mbabwire ko atali iy'uRwanda : ni inyenzi zivugana n'inyenzi ! Mubimenye rwose ! Kandi ntabwo tuzemera ibyo bintu bizava ahongaho.

Ce qu'ils vont dire à Arusha, ce sont des choses des agents camouflés des agresseurs qui sont au pays qui étaient allés à Bruxelles qu'ils vont réaliser à Arusha pour le mettre sur le dos du Rwanda. Il n’y a rien qui n'émane du complot de Bruxelles qui ne se fasse là-bas; même ce qui provient du Rwanda n'émane pas du Gouvernement Rwandais. C'est une émanation du complot de Bruxelles qu'ils transportent et transposent à Arusha. C'est donc un agresseur qui traite avec son alter ego; ce qu'on appelle négociations, nous ne refusons pas de négocier, je voudrais vous dire qu'elles ne relèvent pas du Rwanda ; c'est une affaire interne des agresseurs qui parlent entre eux. Sachez-le bien. Ainsi nous n'accepterons pas ces choses qui sont tramées là-bas.

Un autre point dont je vous ai entretenu est que nous devons nous défendre. J'en ai parlé brièvement. Mais, je vous dis qu'il faut que nous nous levions ! On m'a chuchoté à l'oreille il y a un instant que ce ne sont pas les parents seuls qui doivent se lever en même temps que les enseignants au sujet du fameux problème de nos inspecteurs. Mais même celui qui n'a pas d'enfant à l'école, celui-là aussi devrait les soutenir car lui aussi en aura un demain ou bien il en avait un avant-hier. Levons-nous donc tous et signons ! Ikindi nababwiye rero ni uko tugomba kwirwanaho. Bimwe nabinyuzemo, aliko ndababwiye ngo : duhaguruke ! Banyongoreye mu kanya ngo ni ababyeyi bagomba guhaguruka hamwe n'abalimu kuli cya kibazo cy'aba ensipegiteri bacu. Aliko n'udafite umwana mw'ishuli, nawe yabashyigikira, kuko nawe ejo azamugira, cyangwa ejo bundi yaramwigeze. Maze twese duhagurukire icyalimwe dusinye pe! Je vous ai bien dit que nous devons assurer notre défense. J'ai parlé de certains fans, mais je vous dis qu'il faut nous évertuer à nous défendre. On vient tantôt de me soufller à l’oreille que ce sont les parents d'élèves qui doivent s'engager à se défendre avec les enseignants, sur la question de nos inspecteurs. Cependant, même celui qui n'a pas d'enfant à l’école, peut aussi les soutenir parce que lui aussi demain , il aura à mettre son enfant à l’école, ou il l'a déjà fait dans le passé. Alors, nous tous, engageons notre défense en même temps et signons.
Le deuxième point dont je vous entretiendrai est le suivant : c'est que nous avons neuf ministres dans le présent gouvernement. De la même façon qu'ils se sont levés pour chasser nos inspecteurs en se fondant sur leur Ministère, qu'ils se sont levés pour chasser des enseignants des écoles secondaires...il y a quelques jours, vous avez entendu que la fameuse femme circulait dans les écoles. Aucun autre motif ne l'y poussait si ce n'est que de chasser les inspecteurs et les enseignants qui s'y trouvaient et qui n'étaient pas dans son Parti. Icya kabili nababwira ni ikingiki : ni uko dufite abaministri 9 muli iyi guverinoma. Uko bahagurutse ngo birukane aba ensipegiteri bacu bagendeye kuli ministeri yabo, bagahaguruka ngo birukane abalimu bigisha mu mashuli yisumbuye mumaze iminsi mwumva wa mugore azungumuka mu mashuli, nta kiba kimujyanye ni ukwirukana ba diregiteri n'abalimu bayalimo batali mw'ishyaka Iye. Une autre chose que je pourrais vous dire, c'est ceci : c'est que nous avons 9 ministres dans ce gouvernement. Comme ces gens se sont déchaînés pour renvoyer nos inspecteurs, en se servant de leur ministère; qu'ils se sont déchaînés pour renvoyer les professeurs du secondaisre (sic); vous entendez depuis un certain temps que cette femme effectue des tournées dans des écoles; elle n'effectue cette tournée que pour renvoyer les directeurs et les professeurs qui ne sont pas de son parti.
Vous avez entendu ce qui se fait au Minitrape : il ne s'agit pas que de détournement, même on s'en est pris à nos travailleurs ! Vous avez entendu ce qui se passe à la Radio, ainsi que l'émission de Byumba qu'on a étouffée. Vous avez entendu comment tout cela se passe. Je voudrais vous dire donc qu'il faut que nous demandions à nos Ministres que eux aussi, il y a des gens qui travaillent pour leurs partis et qui se trouvent dans nos Ministères... Vous avez entendu parler par exemple du Militant-Ministre Ngirabatware, qui n'est pas présent ici parce que le pays lui a confié une mission importante. J'ai visité son Ministère jeudi. Il y avait là-dedans une petite poignée de gens, ce n'est pas que je me sous-estime parce que je suis dans le MRND, (une poignée de) quelques personnes du MRND, ceux qui s'y trouvent sont exclusivement des "Inyenzi" appartenant au PL et au MDR ! Ce sont eux qui se trouvent dans le Ministère du Plan ! Vous comprenez que si ce Ministre disait : "Si vous touchez à nos inspecteurs, les vôtres également, je vais les liquider". Que se passerait-il ? Que nos Ministres eux aussi secouent le sac pour que la vermine qui se trouve chez eux disparaisse pour aller dans les Ministères des leurs. Mwumvise ibikorwa muli Minitrape : si ubujura gusa, n'abakozi bacu barabahagurukiye. Mwumvise ibikorerwa kuli radiyo, n'ikiganiro banyonze cy'i Byumba ; mwumvise uko byifashe. Ndagira ngo mbabwire rero dusabe abaministri bacu nabo, hali abakora mu mashyaka yabo bali muli ministeri zacu. Mwumvise nk'umurwanashyaka ministri Ngirabatware utali hano kubera ko igihugu cyamutumye ahakomeye. Minisiteri ye rero nayigezemo kuwa kane halimo utuntu duke si uko nisuzugura ngo ndi muli MRND twa MRND, abalimo ni inyenzi nsa, bali muli PL na MDR ni bo bali muli minisiteri rwose y'imigambi ya Leta ! Murumva uwo muminisitiri avuze ati : "Nimukora ku ba ensipegiteri bacu namwe abanyu ndabakunkumura" byagenda gute ? Abaministri bacu nabo nibakunkumure isaho ingegera zili iwabo zigende zijye muli minisiteri za bene wabo ! Vous avez appris ce qui se prise au Minitrape (Ministère des Travaux Publics, de l'équipement et de l'énergie) : on y pratique non seulement le vol mais aussi la chasse aux militants de notre parti. Vous avez appris ce qui se fait à la radio, de l'émission sur Byumba qu'ils ont censurée; vous avez appris ce qu'il en était. Je voudrais que nous demandions (sic) à nos ministres aussi d'exercer la même pression sur les militants de leurs partis qui travaillent dans nos ministères.Vous connaissez le militant Ngirabatware, qui n’est pas ici parce que le pays l’a envoyé dans une mission importante. Je suis arrivé dans son ministère jeudi. Il y a de menus individus ( ce nest pas que je me sous-estime parce que je suis dans le MNRD) du MNRD; le gros de ceux qui y travaillent sont des agents déguisés des agresseurs, du PL et du MDR; ce sont eux qui sont dans ce ministère du plan, vous comprenez, si ce ministre disait : " si vous renvoyez nos inspecteurs, je vais aussi licencier les vôtres ", que se passera-t-il ? que nos ministres secouent aussi leurs ministères (sic), que les aventuriers qui y sont aillent dans les ministères des leurs.
Une chose importante que je demande encore à tous ceux qui travaillent et qui sont au sein du MRND : "Unissez-vous !". Que celui qui est chargé des finances, comme les autres s'en servent, lui aussi apporte l'argent pour que nous nous en servions. Qu'il en soit de même pour celui qui en a à son propre compte. Le MRND le lui a donné pour l'aider et le soutenir, afin que, lui aussi, puisse subvenir à ses besoins en sa qualité d'homme. Comme ils ont l'intention de lui couper le cou, qu'il l'apporte (l'argent) pour que nous leur coupions les cous ! Souvenez-vous que la base de notre Mouvement est la cellule, que la base de notre Mouvement est le secteur et la Commune. 16. Ikintu mbasabye gikomeye na none abantu bali ku milimo bose bali muli MRND : ni ubufatanye. Uli ku kigega cy'amafaranga, nk'uko bayakoresha nawe nayazane tuyakoreshe. Uyafite ku giti cye ni uko MRND yayamuhaye imufasha imushyigikira, nawe akirwanaho kuko ali umugabo ; kuko na we bateze kumukata ijosi, nayazane tubakate amajosi. Mwibuke Muvoma yacu ko ishingiye muli selire, Muvoma yacu igashingira muli segiteri no muli commune. Une chose importante que je vous demande (sic) encore; les personnes qui ont un emploi, qui sont toutes importantes, membres du MRND : c'est la solidarité. Celui qui gère des fonds, comme eux aussi s'en servent, que lui aussi amène des fonds pour que nous nous en servions. Celui qui possède des fonds, c'est que le MRND l’a aidé à les acquérir, en le soutenant lors même qu'il montait son entreprise parce qu'il est brave; comme il n'échappera pas au sort, par des fonds qu'ils investissent dans les instruments de la mort, qu'il amène aussi ses fonds pour qu'on les investisse dans les instruments de légitime défense. Rappelez-vous que notre mouvement a ses fondements dans la cellule, le secteur et dans la commune.
Il (le Président) vous a dit qu'un arbre qui a des branches et a des feuilles sans avoir des racines meurt. Nos racines sont fondamentalement là-bas. Unissez-vous encore, bien sûr vous n'êtes plus rémunérés, que nos membres des cellules se mettent ensemble. Si quelqu'un pénètre dans la cellule, surveillez-le du regard et écrasez-le ; s'il est complice, qu'il ne puisse plus en sortir ! Oui, qu'il ne puisse plus en sortir ! Perezida yababwiye ko igiti gifite amashami kikagira amababi ntikigire imizi, gipfa ! Imizi yacu ni aho ishingiye. Nimusubire hamwe nubwo nta mafaranga bakibahemba abaselire bacu nimujye hamwe : uwinjiye muli selire mumubone, mumukande, niba ali icyitso, ye kuyisohokamo. YE KUYISOHOKAMO ! Le président vous a dit qu'un arbre, qui n'a pas de branches et des ... qui a des branches et des feuilles sans qu'il ait des racines, meurt. Remettez-vous ensemble, même si on ne paie plus vos salaires. Que les membres des cellules se mettent ensemble; celui qui entre dans la cellule, regardez-le, sondez-le, si c'est un infiltré, qu'il ne s'échappe pas. Qu'il ne s'échappe pas.
Dernièrement j'ai dit à quelqu'un qui venait de se vanter devant moi d'appartenir au PL. Je lui ai dit : "L'erreur que nous avons commise en 1959 est que, j'étais encore un enfant, nous vous avons laissés sortir". Je lui ai demandé s'il n'a pas entendu raconter l'histoire des Falashas qui sont retournés chez eux en Isräel en provenance de l'Ethiopie ? il m'a répondu qu'il n'en savait rien ! Je lui ai dit : "Ne sais-tu pas donc ni écouter ni lire ? moi, je te fais savoir que chez toi c'est en Ethiopie, que nous vous ferons passer par la Nyabarongo pour que vous parveniez vite là-bas".

Mperutse kubwira umuntu wali unyiraseho ngo ni za PL. Ndamubwira nti : "ikoza twakoze muli 59, nubwo nali umwana, nuko twabaretse mugasohoka".

Mubaza niba atarumvishe inkuru y'abaFalasha, basubiye iwabo muli Israyeli bavuye muli Ethiopiya ambwira ko atayizi, nti : "Ntabwo uzi kwumva no gusoma ? Jye ndakumenyesha ko iwanyu ali muli Ethiopiya, ko tuzabanyuza muli Nyabarongo mukagera yo bwangu"!

Il y a quelques temps, j'ai dit à quelqu'un qui (sic) me provoquait en louant publiquement et avec excès (les agresseurs) et qui prétendait être du PL : " l'erreur qu'on a commise en 59, j'étais alors un enfant, c'est qu'on vous a laissé sortir ".

Je lui ai demandé s'il n'a pas entendu la nouvelle des falachas qui sont retournés chez eux en Israel en provenance de chez eux en Ethiopie. Il m'a dit qu'il ne la connaissait pas. Je lui ai dit : " est-ce que tu ne sais ni écouter ni lire, chez vous c'est en Éthiopie et qu'on vous y enverra par la Nyabarongo et que vous y arriverez rapidement ".

Quant à ce que je vous dis, qu'il faut que nous nous levions, nous devons nous lever réellement. Ce par quoi je vais terminer est une chose importante. Hier j'étais à Nshili, vous avez appris que les Barundi nous ont calomniés, j'étais allé vérifier la vérité. Avant que je n'aille là, des gens m'avaient dit que je n'en reviendrais pas. Que j'y mourrai. J'ai répondu : "Si je meurs, je ne serai pas la première victime à être sacrifiée". A Nshili donc, on a destitué le bourgmestre qui y était avant, sous prétexte qu'il serait, paraît-il, vieux ! Qu'il aurait commencé à travailler en 1960 ! Et pourtant, hier je l'ai vu, il est encore jeune homme ! Mais parce qu'il était dans le MRND, il a quitté ! Ils ont voulu y mettre un voleur ; cela n'a pas marché non plus. Quand on y mit un homme honnête, ils (la population) l'ont refusé ! Aujourd'hui, cette commune appelée Nshili est administrée par un conseiller qui, lui non plus ne sait que faire ! A cet endroit donc dit Nshili, nous y avons des forces armées du pays qui gardent la frontière. Il y a là des gens appelés des JDR, pour la bonne raison que nos militaires nationaux sont disciplinés et ne tirent sur personne, surtout ils ne tireraient pas sur un rwandais, sauf si c'est un "Inyenzi", ces militaires n'ont pas su que toutes les personnes du MDR étaient devenues des "Inyenzi" ! Ceux-ci les ont encerclés et ont arrêté nos gendarmes, à tel point qu'un citoyen qui n'est pas dans notre parti m'a dit personnellement : "Ce que je souhaite c'est qu'on nous apporte les élections pour que nous élisions un Bourgmestre. Sinon, avant qu'il ne vienne, qu'on réinstalle provisoirement celui-là qui y était avant parce qu'à voir où en sont arrivées les choses, il ne pourra pas remettre les citoyens sur la bonne voie". 18. Maze rero icyo mbabwiye cyo kugira ngo duhaguruke, tugomba guhaguruka koko. Icyo ngiye gusozerezaho rero...Icyo ngiye gusozerezaho ni ikintu gikomeye : ejo nali muli Nshili. Mwumvise ko Abarundi batubeshyeye, nali nagiye kureba uko kuli. Mu kujya yo abantu barankanga ngo simvayo, ngo ndapfira yo. Ndavuga nti : "Nimpfa sinzaba mbaye igitambo cya mbere". Maze rero muli Nshili bavanyeho burgumestiri wahozeho, ngo kuko ngo ashaje da! Ngo yatangiye muli za mirongo itandatu, n'ejo naramubonye aracyali umusore ! Ngo kuko ali MRND, avaho ! Bajya gushyiraho igisambo, nabyo biranga ! Hagiyeho umunyamurava, baramwanga ! Ubu iyo komini yitwa Nshili iyoborwa n'umukonseye na we byayobeye uko abigenza. Aho hantu rero muli Nshili dufiteyo ingabo z'igihugu zilinda umupaka. Hali abantu bitwa aba JDR... Kubera ko ingabo zacu zitonda zitarasana -cyane cyane ntizarasa Umunyarwanda kereka ali inyenzi, abasilikare ntibakamenye ko n'abantu bo muli MDR bose babaye inyenzi, ntibabimenye, barabagota badufatira abajandarume ku bulyo umuturage utali no mw'ishyaka ryacu yanyibwiliye ati : "Icyo twifuza, uwazana amatora, tugatora burgumestiri ; biti inhi se, igihe ataraza, bakaba bashubijeho uwahozeho, kuko aho ibintu bigeze, n'uzaza ntazashobora kugarura abaturage mu nzira". Du reste, ce que je vous dis qui concerne le fait d'assurer notre défense, nouu devons vraiment assurer notre défense. La chose sur laquelle je vais conclure est une chose importante. Hier j'étais à Nshili. Vous avez appris que les Burundais ont induit le monde en erreur à notre détriment. J'étais allé me rendre compte de la vérité. À mon départ, les gens m'ont effrayé en disant que j'entreprenais un voyage sans retour, que j'allais y laisser ma peau. J'ai dit que si je mourais, je ne serais pas la première victime. Ainsi donc à Nshili, on a limogé le bourgmestre sous prétexte qu'il était vieux, qu'il a commencé dans les années 60. Je l’ai même vu hier, il est encore alerte. C'est parce qu'il est membre du MRND qu'il a été chassé. On y a investi un escroc, et cela n'a pas marché non plus. Lorsqu'on y a ensuite affecté un homme honnête, ils le rejetèrent. Maintenant cette commune du nom de Nshili est dirigée par un conseiller qui ne sait pas non plus ce qu'il a à faire. A Nshili, s'y trouvent des forces armées rationales qui veillent à la sécurité de la frontière rationale. Il y a des gens dénommés JDR (Jeunesse Démocratique Républicaine), comme nos militaires sont paisibles, et n'ouvrent pas le feu sur un Rwandais à moins qu'il soit un agresseur, nos militaires n'ont pas su que les membres du MDR, tous, sont devenus des agents déguisés des agresseurs. Ils ne l’ont pas su. Les JDR les ont encerclés; ils ont séquestré nos gendarmes, au point qu'un habitant qui n’est même pas membre de notre parti m'a hier dit qu'il y a une chose à laquelle ils aspirent : les élections. L'élection du bourgmestre ou à défaut, en attendant l'échéance, la remise en fonction de l'ancien, car au train où vont les choses, la commune risque bien d'être ingouvernable à l’avenir.
Chers parents, chers frères, je voudrais vous dire une chose importante : les élections doivent avoir lieu, nous devons tous élire. Comme vous êtes maintenant tous réunis ici, y a-t-il quelqu'un qui a donné un coup d'ongle à un autre ? On parle de sécurité. On dit que nous ne pouvons pas élire. N'allez-vous pas à la messe dimanche ? N'êtes-vous pas venus ici au meeting ? Au MRND, n'avez-vous pas élu les responsables à tous les échelons ? Ceux-là même qui le disent, ne font-ils pas la même chose ? N'ont-ils pas élu ? Pour ce prétexte qu'ils avancent, il n'y a aucune raison qui nous empêche d'élire à cause de la sécurité, parce que eux-mêmes se promènent dans le pays et les troubles qui ont lieu, ce sont eux qui les provoquent. C'est là le premier mot que je voulais vous adresser : ils nous trompent tous, même ici où nous sommes, nous pouvons élire. Maze rero babyeyi, bavandimwe, nagira ngo mbabwire ikintu gikomeye : amatora agomba kuza tugomba gutora pe ! Ubu uko duteraniye aha mbese, hali uwaliye undi urwara ra ? Ngo umutekano!...Ngo ntitwatora!...Ntimujya mu missa ku cyumweru ra ? Ntimwaje hano muli mitingi ra ? Muli MRND ntimwatoye abayobozi b'inzego zose ra ? Abo babivuga se bo si ko babigenza ntibatoye ? Icyo kintu bitwaza barabeshya nta mpamvu yatuma tudatora ngo kubera umutekano, kuko na bo ubwabo bagenda mu gihugu, n'imvururu ziliho ni bo bazikurura ; icyo ni icya mbere nagira ngo mbabwire: baratubeshya : twese nk'aha tuli dushobora no gutora. Ainsi donc, chers parents, chers frères, je voudrais vous dire une chose importante : les élections doivent avoir lieu, nous devons vraiment aller aux élections. Maintenant tels que nous sommes rassemblés, y a-t-il quelqu'un qui a agressé un autre ? On invoque la sécurité pour prétendre que nous ne puvons pas avoir des élections. N'allez-vous pas à la messe le dimanche ? N'êtes-vous pas venus ici au meeting ? Dans le MRND, n'avez-vous pas élu les dirigeants à tous les échelons ? Ceux qui prétextent cela, n'agissent-ils pas ainsi ? N'ont-ils pas été élus dans leurs partis ? C'est une fausse excuse, il n'y a pas de raison qui puisse nous empêcher d'avoir des élections; la sécurité est un prétexte. D'ailleurs, eux-mêmes sillonnent le pays, ce sont eux qui sont les fauteurs de trouble daps le pays. C'est là la première chose que je voudrais vous dire. : ils nous mentent, la preuve en est que nous pouvons passer aux élections ici où nous sommes.
Deuxièmement, ils se fondent sur les déplacés de guerre se trouvant à Byumba. Je voudrais vous faire savoir que personne n'est allé demander à ces gens s'il ne veulent pas élire. A moi personnellement ils ont dit qu'ils avaient auparavant des conseillers paresseux, que même certains parmi leurs Bourgmestres étaient des paresseux. Icya kabili : bitwaza abavanywe mu byabo n'iyi ntambara bali i Byumba. Ndagira ngo mbamenyeshe ko nta wagiye kubaza abo bantu ko badashaka gutora, njye banyibwiliye ko bahoranye abakonseye bamwe baba abanebwe, ndetse ngo bamwe mu ba burgumesitiri babo babaye abanebwe. Le deuxième prétexte dont ils se servent, ce sont les déplacés de cette guerre. C'est un faux prétexte. Je voudrais porter à votre connaissance que personne n’est allé demander à ces déplacés s'ils ne veulent pas aller aux élections. Ces gens m'ont dit personnellement que certains des conseillers qu'ils avaient étaient paresseux, et même j'ai entendu certains dire que leurs bourgmestres sont devenus paresseux.
Etant donné que le Ministère qui leur porte les vivres est surveillé par un "Inkotanyi" ou plutôt l'"Inyenzi" Lando, celui-ci a choisi des gens appelés "Inyenzi" et leurs complices qui sont dans ce pays et c'est à eux qu'il a confié la mission de porter les vivres à ces gens. Au lieu de les leur porter là-bas, ils les vendent pour aller acheter des munitions qu'ils portent aux "Inyenzi" qui nous tirent dessus ! Je voudrais vous dire qu'ils ont dit : "On tire sur nous par derrière, et vous, vous tirez sur nous par devant en nous envoyant cette canaille nous apporter des vivres". Je n'ai pas trouvé de quoi leur répondre et ils ont poursuivi : "Ce que nous souhaitons, disent-ils, c'est que parmi nous, nous puissions élire des responsables, des conseillers, des responsables des cellules, un Bourgmestre ; que nous puissions savoir que nous sommes avec lui ici au camp, qu'il nous protège, qu'il nous cherche des vivres". Vous comprenez que ce que m'ont dit ces hommes et ces femmes qui ont fui dans ces circonstances que vous entendez de temps en temps, à gauche, à droite, c'est qu'ils souhaitent eux aussi des élections ; tout le pays souhaite des élections pour qu'il soit dirigé par des braves comme cela se passait habituellement. Comprenez donc, ce que nous devrions tous faire, c'est cela, c'est réclamer ces élections. Pour que je puisse terminer donc, je voudrais vous rappeler toutes les choses importantes dont je viens de vous entretenir : la plus essentielle est de ne pas nous laisser envahir, de peur que même ceux-là qui agonisent n'emportent personne parmi vous. N'ayez pas peur, sachez que celui à qui vous ne couperez pas le cou, c'est celui-là même qui vous le coupera. Je vous dis donc que ces gens là devraient commencer à partir pendant qu'il est encore temps et à aller habiter parmi les leurs ou aller même parmi les "Inyenzi" au lieu d'habiter parmi nous en conservant des fusils, pour que quand nous serons endormis, ils nous tirent dessus. Faites donc les plier bagage, qu'ils prennent le chemin du départ, de façon que plus personne ne revienne ici prendre la parole et que plus personne n'apporte des chiffons prétendus être des drapeaux ! Kubera ko ya minisiteri ibajyanira ibiryo icungwa n'inkotanyi...nako inyenzi, Lando, yafashe abantu bitwa inyenzi n'ibyitso zili mu gihugu aba ali bo aha kujyanira ibiryo abo bantu ; aho kubijyanayo rero bakabicuruza bikajya kugura amasasu bashyira za nyenzi ziturasa ! Ndagira ngo mbabwire rero yuko baravuze bati : "Namwe muratwo...turaraswa inyuma, mukaturasa n'imbere mutwoherereza izo ngegera kutuzanira ibiryo" ? Nabuze icyo mbabwira. Baravuga rero bati : "Icyo twifuza ni uko muli twe twakwitoreramo abayobozi, abakonseye, abaselire, burgumestiri, tukamenya ko tuli hamwe hano muli camp, akaturwanaho, akadushakira ibiryo". Murumva ko icyo abo bagabo bambwiye n'abo bagore bahungiye mu bintu hilya iliya ibyo mujya mwumva, balifuza nabo amatora ; igihugu cyose kilifuza amatora, kugira ngo kiyoborwe n'intwali nk'uko gisanzwe kili. Umva rero natwe twese icyo twakora ni icyo : ni ugusaba ayo matora. Maze rero kugira ngo nsoze, ndagira ngo mbibutse ibintu maze kubabwira bikomeye : icy'imena, ni ukutavogerwa, kugira ngo n'abasamba batagira uwo bahitana muli mwe. Ntimugatinye : mumenye ko uwo mutazakata ijosi ali we uzalibakata ! Nkababwira rero ko abo batangira kugenda hakili kare, bakajya gutura muli bene wabo, bakajya no mu nyenzi, aho kuduturamo ngo babike imbunda, nidusinzira baturase ! Maze rero mubahambilize, bafate inzira bagende, ntihakagire n'ugaruka kuvugira aha, uzana n'ibyahi ngo ni amabendera ! Parce que le Ministère qui les approvisionne en vivres est géré par l'agent déguisé des agresseurs, Lando; il a engagé des complices des agresseurs qui sont dans le pays, et c'est à eux qu'il a chargé d'assurer l’approvisionnement en vivres de ces déplacés de guerre. Au lieu d'apporter des vivres aux déplacés, ils les vendent et le produit de ces ventes sert à l'achat des munitions destinées (sic) aux agresseurs qui nous tirent dessus. Je voudrais vous dire donc qu'ils ont dit ceci : " On nous ouvre le feu dans le dos et vous, vous nous tirez dessus par devant, en nous envoyant des infiltrés nous apporter des vivres ? Je n'ai pas su quoi leur dire. Ces déplacés disent alors que ce à quoi ils aspirent : " nous voulons élire parmi nous les dirigeants, des conseillers, des responsables de cellule, le bourgmestre que nous savons qu'il vit avec nous dans le camp, qu'il assure notre défense, qu'il s'occupe de nous approvisionner en vivres ". vous comprenez que ce que ces hommes m'ont dit ainsi que ces femmes qui se sont réfugiés dans ces lieux dont vous entendez parler, ils désirent eux aussi aller aux élections. Tout le pays désire aller aux élections pour être dirigé par un homme courageux comme nous le savons déjà. Écoutez donc, ce que nous tous nous pouvons faire, c'est cela : c'est réclamer les élections.

Ainsi donc pour conclure, je voudrais vous rappeler l’essentiel de ce que je viens de vous dire : la chose principale, c'est la vigilance, pour que même ceux qui ont un désir ardent du pouvoir n'aient raison de personne d'entre nous. Prémunissez-vous contre les agresseurs. Sachez que si vous n'assurez pas votre légitime défense contre un agresseur armé, c'est lui qui vous tue. Je vous dirais alors que ces gens commencent à s'en aller tant qu'il est encore temps, qu'ils aillent habiter avec leurs compères, qu'ils rejoignent les agresseurs au lieu de vivre parmi nous en cachant des armes à feu et de profiter de notre sommeil pour nous tirer dessus. Demandez-leur donc de partir, qu'ils s'en aillent, et que personne ne revienne plus discourir ici, ou exhiber ces chiffons de drapeaux.

Autre chose d'important, c'est que nous devons nous lever, nous lever comme un seul homme...si quelqu'un touche à un des nôtres, qu'il ne trouve pas où passer. Nos inspecteurs n'iront nulle part. Ceux qu'ils placeront prendront le chemin pour aller à Nyaruhengeri, chez la ministre Agathe, s'occuper de l'éducation de ses enfants ! Retenez-le bien !



Ce par quoi je termine, c'est une chose importante: c'est les élections. Et je vous remercie de m'avoir prêté l'oreille et je vous remercie aussi pour le courage que vous avez, dans vos bras et dans vos coeurs. Je sais que vous êtes des hommes, que vous êtes des jeunes filles adultes, des pères et des mères qui ne se laissent pas envahir, qui refusent le mépris. Ayez une longue vie !


Au Président Habyarimana, longue vie...
A vous, longue vie et prospérité...

Ikindi gikomeye ni uko tugomba guhaguruka, tugahaguruka icyalimwe, ukoze ku wacu tukaba umwe, akabura aho anyura ! Ba ensipegiteri bacu ntaho bazajya, abo bazashyiraho bazafata inzira bajye i Nyaruhengeri, iwabo wa ministiri Agatha kurera abana be ! Icyo mugifate !



Icyo nshojerejeho ni ikuntu gikomeye : ni amatora. Maze ndabashimira kuba munteze amatwi, kandi nkaba mbashimiye ubutwali mufite mu maboko yanyu no mu mutima wanyu, nzi ko muli abagabo, mukaba n'inkumi n'ababyeyi batavogerwa, banga agasuzuguro, murakaramba !


Perezida Habyalimana, ramba !
MURAKARAMA !

Une autre chose importante c'est que nous devons assurer notre défense, nous défendre ensemble si quelqu'un agresse l’un des nôtres, nous devons former un seul corps, constituer une armure impénétrable. Nos inspecteurs ne doivent pas être congédiés; ceux qu'on nommera à leurs postes s'en iront à Nyaruhengeri, chez la Ministre Agathe, s'occuper de l’éducation de ses enfants. Ça, retenez-le.

La chose sur laquelle je conclue (sic) est une chose importante : nous devons aller aux élections. En définitive, je vous remercie pour votre attention. Je vous remercie pour votre courage et votre coeur : je sais que vous êtes des hommes, des jeunes filles et des femmes qui tiennent à la vigilance et qui n'aiment pas le mépris.

Longue vie à vous
Longue vie au président Habyarimana
Longue vie à vous tous.

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