Mon cher Semakweli, mieux vaut tard que jamais.

Je profite du dossier Twagiramungu pour me faire tirer une épine du dessous du pied comme tu as dit, car du coup, je remonte le dossier des 3 couffins. J'espère que je comprendrais son sens, cette fois-ci. Si je devais voter, je ne voterais pas pour Faustin Twagiramungu, pour des raisons que Nkubito t'as données, qui sont suffisantes pour moi.

J'ai lu plusieurs fois cet article, "Trois hommes et un couffin", de la même façon que j'ai l'habitude de le faire à chacune de tes synthèses politico-sociales, générale ou ciblée. Ai-je vraiment compris quelque-chose ?

Pour être franc, je répondrais "oui et non". Ce n'est pas nouveau que j'ai quelque misère à comprendre vos analyses. On ne comprend pas toujours, et j'en ai conclu que votre méthodologie a besoin de certaines retouches, (car faut-il reconnaître que lire vos textes ne diffère en rien de s'asseoir devant un prof. C’est une véritable classe, avec des homeworks de lire entre les lignes comme tu nous le suggères via Nkubito). Je crois en effet que tu places la barre parfois trop haute pour beaucoup de gens, (pour moi en tout cas); tu ne tiens pas compte – (rien ne t’y oblige cependant) - du vrac que nous sommes, nous les consommateurs. Je suppose que c'est ça. Je pense aussi que c'est la raison pour laquelle beaucoup de gens lisent tes articles, mais peu ou pas du tout, s'aventurent à les commenter.

Cela ne veut pas dire que les gens ne les aiment pas, bien au contraire, ils ne comprennent pas nécessairement; je l'affirme parce qu'on voit, de temps en temps, quelques commentaires timides qui marchent comme sur les oeufs. Je suis peut-être le premier à l'avouer, mais je suis tout aussi persuadé que je ne suis pas seul à le vivre.

À titre d'exemple, j'ai écrit cet article juste après la sortie de tes 3 couffins, mais je n'avais pu le terminer avant ce soir. Je ne pouvais pas savoir si je suis dans le mire ou dans le décor, et j'ai préféré ne pas l'envoyer. Personne n’aime se faire regarder d’en haut (même si le mot "personne" perd tout son sens d’après ce qu’on voit souvent sur nos forums…).

Quand j'ai vu, hier, comment tu as été amené à te mettre en situation de défense devant la vérité cinglante sur Twagiramungu, par Nkubito, alors j'ai compris que toi aussi tu peux être vulnérable, ce qui m'a mis un peu plus en confiance avec moi-même. J'ose le dire sans complaisance, j'avais toujours cru que tu devais être un homme infaillible, extraordinaire, super intelligent, et ce n’est pas un complexe, il n’y aurait pas de raison de s’en offusquer d'ailleurs.

Je n'insinue absolument rien, ne lis pas entre les lignes comme tu nous demandes de le faire, et mon estime pour toi ne s'en effrite pas du tout, au contraire. Mais au moins, je sais maintenant que tu n'es pas du "Star-Trek", tu vois à quel point tu me fascines… La réaction de Nkubito par rapport à Twagira est remplies de beaucoup de vérités que je partage entièrement. Je me demande même combien d’archives sur ce gars t’as consulté avant de sortir ton article. Je vous fais remarquer que son individu ne me dérange aucunement, mais ce qu’il a dit à Arusha est cruel, idiot même, en tout cas indigne d’être Président du Rwanda même s’il en avait des aptitudes, nubwo nazo ntazo mbona. Il est vraiment difficile de se détourner de ses déclarations par rapport au génocide des tutsi. On est concerné ou on ne l'est pas, ça c'est clair dans ma tête !

Il a nié que ce génocide a été préparé. Dire ça devant le monde entier, puis se porter candidat à la présidence du Rwanda dans le contexte qui est le nôtre ! C'est presque immoral. Ubwo se kuvuga atyo bitaniye nibyo Dr Shimamungu avuga dans sa thèse de doctorat : Je cite :... *Dans d'autres situations, ce qui a été appelé GÉNOCIDE aurait pu s'appeler RÉSISTANCE; les paysans et les miliciens auraient pu être tenus pour des héros, surtout si à la fin, il y avait eu victoire. Mais voilà, l'opinion internationale s'était retournée contre eux à cause du travail énorme de communication de leur adversaire*. Fin de citation

Au niveau des profils de nos candidats que tu as brossés, Twagiramungu et Kagame, il y aurait beaucoup de choses à redire à chaque cas. Mais pour ce qui me concerne, le cas Twagira n’est même pas en ligne de compte. S’ubwambere mbivuga niba usoma iyi site yanjye biriho. Hari abahutu benshi mu Rwanda,(ndetse nibo basa), niba bashaka umuhutu wo gutegeka u Rwanda, bashatse umuhutu muzima kandi bari ho ? Yabura muri miliyoni zisaga 8 ?. Jye nemera ko bariho, nkuko nemera ko hari abatutsi babyitwaza bakibwira ko bihagije, qui font beaucoup de bruit dans leurs gros sabots. Même s'il ne peut l'avouer, la carte intérieure ajoua, c'est la masse, Ishayaka na esprit bya Sebukwe; je l'avais dit sur mon site peu avant la parution de ton article.

Reka ibya Twagiramungu mbireke, ngarutse sur les fameux couffins.

.....Je répondrais Oui (niho nari ngeze), parce que je lis et comprends le français, et Non parce je ne réussis pas toujours à établir le lien direct dans le cas des trois choses, dont il me semble être question dans l’histoire de ces couffins:

Après un minutieux rapprochement des faits, *Le génocide des Tutsi, *la traite des Arabes par les Noirs pour le pétrole, *puis comparer ces deux malheureux événements au célèbre film de Coline Serreau «Trois Hommes et un Couffin», je n'arrive pas à traverser mon cloison.

Serait-ce que j'ai vu ce film en anglais seulement, sous le titre «Three men and a baby»? Je pense que la question ne se situe pas à ce niveau-là. J'ignore même si j'ai pris cette histoire par le bon bout, ou si j'ai carrément renversé le prisme à travers lequel j'essaye de l’observer.

"Des 3 hommes, (les Nègres du drame américano-britannique), que voulez-vous que le monde retienne de ces gens-là ? Moi je pense qu'il n'y a rien à retenir! D'un côté il y a G. Bush, of course, de l'autre il y a tout simplement RIEN. (Pyong Yang peut-être pourra, même si j'en doute, faire pencher un peu la balance, en un moment de l'histoire de notre temps). Par contre, le monde aura retenu que Collin Powell est totalement incriminable dans le dossier du génocide des Batutsi, (il n’avait pas les mains liées comme dans le cas du Golf), il ne peut pas s'en dissocier; il n'aurait même pas de mobile qui puisse simuler un meurtre parfait, comme au cinéma, même s’ils ont essayé.

Il suffit de patienter, et le temps fera sa job, car le poids du remord est impitoyable. Il les rattrapera tous, un jour, et ils auront à répondre...

Vous dites, à la fin de votre texte, je cite : "Les usurpateurs des richesses de ce monde, en l'occurrence du pétrole, montrent les 3 hommes et un couffin pour se cacher derrière. Le monde lui, ne retient que ce qu'il voit, alors que l'invisible est plus important". *Qu'a-t-il vu ce monde dont tu parles? De mon petit point de vue, comme je l'ai dit, il n'y a RIEN à voir.

Je pense que ce malheureux duo, "Bush-Blaire" yibeshye cyane en plaçant entre leur simulacre fatal et le reste du monde, un rideau aussi transparent, (tout noir soit-il, même si tu sembles affirmer le contraire en disant que «le monde retient que ce qu'il voit». On les voyait quand même, ils ont perdu leur temps même s'ils ont tout de même réussi à déloger cet infâme dictateur, ce qui n’a rien résolu, le monde entier en est témoin en ce moment.

Je me demande plutôt quelle est la raison qui les aura conduit à faire ce choix. Pour Collin Powell, on comprendrait peut-être, (il est pris pour acquis, depuis Bush-père), considéré comme dans son élément dans ce bourbier du Golf, ce qui n'est même pas vrai, par ailleurs. Il suffit de voir ce qui se passe en aujourd'hui là-bas pour comprendre ce que nous réserve l'avenir dans ce coin du monde. Une vraie bombe à retardement qui finira par exploser et humilier tous ces gens-là.

Aussi je ne serais pas seul à le croire. En effet, pas plus loin qu'il y a quelques jours, un sénateur américain disait en ondes ce qui serait l’équivalent de : *Pourquoi, sapristi, le Président Bush a envoyé Collin Powell en Syrie au lieu d'envoyer quelqu'un d'autre, capable de passer un message américain..! Comme vous le devinez, ces quelques mots en disent long sur ce que les hauts milieux politiques pensent réellement de ces couffins, aux USA.

En passant, avez-vous remarqué la nervosité et l'impatience des journalistes, à chacune des mises-au-point quotidienne de la guerre par le Gnl Vincent Brooks ? Ils en avaient ras-le-bol, eux-aussi, ils s'en cachaient fort mal. On voyait même qui dormaient pendant qu'il parlait, nonchalant..! Et quand arrivait enfin le vieux loup texan (the true american), l'enthousiasme revenait, même s'il niaisait et visiblement inconfortable.

Ibyo binyibukije ibyo mperutse kwandika kuri iyi site yanjye, nise agasuzuguro k'abaparmehutu. Nibazaga igituma abayobozi b'u Rwanda bareba scène de marionettes y'ibibera mu Rwanda, sans faire trop attention à ceux qui tirent sur les ficelles derrière les rideaux. * Ufashe nka gestion ya cas ya Mgr Misago uhita ubibona. Ko bari batinyutse gufata umusenyeri ritarabaye never before, iyo bamukomeza bikagira inzira, ko uwasuze igirwa no kunutsa, maze les tireurs de ficelles bakavuga ibyo bashatse ! De toute façon ils ne nous infligeraient pas pire misère que le génocide, leur produit fini, nubwo dukeneye les bailleurs de fonds, sibyo byonyine byashirwa imbere. Nose ushonje cyane, rwose wenda gupfa, umuntu akaza akaguhereza isahane y’ibiryo, akabanza akabinyara mo umureba, ntiwabireka ukemera ukipfira ? None se twese ntituzi ceux qui tirent sur les ficelles? Chez-vous en Belgique, ejo bundi mwahinduye itegeko qui couvrait d'un immense respect votre pays kubera pression américaine ? Demain, tuzumva ryabaye rétroactif, maze mufungure ba soeurs Kizito. Ubwo se iyi si urumva imeze ite wowe ? Ibyo iyo bibera i Rwanda, byari kuba indi nkuru.

Je suis convaincu que tous ceux qui prennent la peine de lire ce que tu écris, mon cher Semakweli, savent que tu es un homme vaste, exhaustif, étrangement capable d'aborder avec une aisance plutôt désarmante, beaucoup de domaines de la vie. Je ne prétends donc pas démêler les pièces du pazzle qui se cachent derrière le schéma que tu traces dans 3 hommes et 1 couffin. j'avoue plutôt, en toute sincérité, que j'aimerais en savoir plus, plus concrètement, puisque je ne vois pas de couffin dans ce décor, pas 3 hommes non plus, mais 2, eh...que visibles..!

Les gens n'en ont presque rien dit, et c'est dommage. Ou ils préfèrent ne rien dire comme d'habitude, ou ils n'ont pas compris, tout comme moi. Pourtant, ton analyse est intéressante à plus d'un titre, mais certains paragraphes attirent particulièrement mon attention, je cite encore : "L'universitaire Ntahobari, élitiste et philosophe dans son comportement ne pouvait pas tremper dans le génocide, même si son épouse Pauline Nyiramasuhuko et son fils ont commis des crimes abominables. Il faut connaître le parcours de la parvenue Pauline et ses liens étroits avec l'épouse de Habyarimana Agathe, pour le comprendre. Son mari sera catapulté à des postes, mais il restera égal à lui même.

Comprendre pour entreprendre

Aussi, faut-il connaître toutes ces subtilités pour comprendre la présomption d'innocence de telle ou telle personnalité, étiquetée à tort Interahamwe, comme il faut comprendre la souffrance des rescapés du génocide et le sentiment chez certains des laissés pour compte. Le point commun dénominateur chez tout ce beau monde est la recherche incessante de la justice". Fin de citation

Là où je deviens confus, considérant d'une part, que nta ntambara itagira umunyago pour ne citer qu'un cas, (ça ne s'est pas encore vu jusqu'ici nulle part dans l'histoire des guerres, nkanswe mu Rwanda). C'est, en mon sens, une vérité tristement universalisée par les hommes en armes, même si cela ne peut pas justifier l'absence de vertus ou de respect des valeurs fondamentales qui ont toujours caractérisé notre peuple. D'autre part, quand umunyago devient une nécessité, un besoin urgent, prenant ainsi un grand risque de jouer à l'avocat du diable "ibohoza ry'amazu y'interahamwe n'ayabagénocidaires" par les militaires vainqueurs n'abandi babishoboye icyo gihe bose (ceux qui ont trempé). Cette aventure malheureuse peut avoir une certaine forme d'explication.

Ibyo mbivugiye ko hari bamwe qui ont versé dans la simplicité nkuko wabivuze ho, en contradiction totale avec le plan de départ, la substance-même de la guerre d'octobre qui se voulait un modèle à suivre.

À mon avis cependant, on peut malgré tout anticiper qu'il n'y avait pas d'alternative à l'urgence d'avoir un toit au-dessus de sa tête, (pour ceux qui l'avaient encore* "la tête" * sur leurs épaules), ne fusse que de façon temporaire. Un monde démuni, excessivement fragile et privé de tout, longtemps confiné dans la merde de Lack Valley (nyakivala), se retrouve soudainement devant une porte qui s'ouvre, ce qui ne s'était jamais vu auparavant, une porte qui s'ouvre...!

Ils commençaient même à entrevoir une sorte d'espoir flou, mais un espoir. Ils s'installent, et ça tourne très vite à l'obsession, et passe vite de l’obsession aux extravagances, à la vanité, à l’orgueil, et même à L’OUBLI. Que le monde est donc oublieux mon cher ami… !

Tu me pardonnes de déborder un peu, mais ce sujet a fait beaucoup d'écho, et j'assume que c'est de lui à quoi tu faisais allusion. Ne perdons pas de vue que ces maisons étaient abandonnées par des criminels (...entre guillemets...), des faussement-accusés, car il y en avait, et qu'il y en aura encore pour un temps, dont les chances d'un retour rapide étaient et sont encore assez limiteées.

Selon moi, même si je donne une bonne marge de tolérance à ces déboires, ils ont tout de même été les premières actions malheureuses, un peu trop tolérées, qui ont fait que les gens remettent en question certaines promesses, cyane cyane Abatutsi (extérieur du cercle ougandais) qui ont participé à la levée de ce château, qu'ils ont vu ensuite s'effondrer presqu'aussi vite qu'il avait été levé, comme s'il était fait de cartes. Ils se reprennent tranquillement, heureusement, rien ne se fait sans temps, ntakundi jye mbona byari kumera. Ils sont allés trop vite quant à moi. Ils se devaient de donner une chance à la nouvelle équipe, le temps de tomber, le temps de se tromper, de se confondre, de se relever, et de reprendre le contrôle de la situation.

Kubwanjye, ça semble être le cas so far, uretse gukabya, nubwo atari parfait bwose. Ntanahandi parfait wambwira nahamwe, même pas en Belgique dont tu nous cites comme modèle.

Ceci dit, ceux qui sont allés trop vite ont délibérément sauté cette étape importante, SAVOIR ATTENDRE. N'eût été l'orgueil de chacun qui l'emporte souvent sur tout, même sur la voix de la raison, les fondateurs du parti ARENA, à titre d’exemple, reculeraient aujourd'hui et diraient...We're so sorry...Oui je n'ai pas peur de le dire, s'ils avaient été smart enough, ils ne seraient pas tombés dans le piège de l'ennemi. Ils auraient su éviter ce coup de tête fatal qui, pour tout résultat de leurs efforts, ils réussiront à peine à affaiblir ubwoko bwacu bw’abatutsi, par de simples lois d'une division simpliste.

Ils ne le reconnaîtront jamais devant personne, bien évidemment, "amour-propre quand tu nous tiens...!" Je suis persuadé que quand ils observent la situation actuelle au Rwanda, ils ne manquent pas de regretter intimement leur geste de Dowagiac, au Michigan, quand ils ont lourdement et naïvement claqué la porte sur le nez du FPR. Je le leur avait dit, à ce moment, j'y étais, je le redis encore maintenant. Ntabwo ari Kagame bahima, barihima, kuko bahima ubwoko bw’abatutsi twese, baduca mo uduce duto.

Attention, ne confondons pas les choses. Je n'ai jamais dit que leurs revendications zitari zifite de sens. C'est la façon expéditive, mal réfléchie, qu'ils ont privilégiée qui n'est pas réaliste, et même qui ne le sera probablement jamais. Ils ont participé à bâtir un château dont on parle ici, goutte après goutte avec leur sang, et ils l'ont pas eu assez de courage et de patience d'en arriver au finissage, et c'est très dommage. C'est toujours facile de construire un château en suivant un certain plan, mais son finissage est deux fois plus délicat, kugirango ibere ijisho, uzabaze abubatsi. Cela est encore plus vrai s'agissant de la gestion d'un après-guerres, encore davantage après-génocide.

Je crois, et tu le dis toi-même Semakweli, le gouvernement s'est ressaisi dans des délais assez raisonnables; je dirais même plus, il a réussi un coup de maître dans ce dossier puisque cette situation qui était explosive, faut-il le reconnaître, pouvait facilement dégénérer en catastrophe. Certains allaient même jusqu'à craindre le pire, quand ils ont eu le courage de procéder à la dépossession forcée des biens-butins de guerre.

Les Batutsi rentrés en désordre dans les pattes de leur fils armés, 30 ans plus tard, avaient crû que tout était permis et ne se sont pas gênés. Ils n'ont pas attendu l'international (le HCR à l'occurence), tout le monde comprend qu'ils avaient raison, dans la mesure où l'on sait la façon de faire des Organismes internationaux, du HCR en particulier.

Ne pas attendre l'ONU ne fut pas, heureusement, un drame, au contraire. Nibyo koko, nta Lunari nta Loni wa mugani... Rappellez-vous, un peu pour dévier, comment ce même scénario, au grand étonnement du monde au complet, devait se reproduire, dans le sens inverse cette fois-ci. Du jamais vu !

"Quand le FPR a décidé de mettre sa charrue devant ses boeufs, igashorera abahutu ba Tingitingi et d'ailleurs au Congo pris en otages par les génocidaires" bakabacyura, kandi avuye New-York muri Loni abibabwiye, ati niba mutabikoze ndabyikorera bakamuseka. Personne n'en croyait ses oreilles. Pourtant, ça a fonctionné merveilleusement bien. Sinzi niba abantu bibaza aho tuba tugeze ubu iyo bategereza Loni muri iriya cas. Abandi ngo intambara yo muri Congo. Iyo itaba, kandi ngo ibere i Congo, u Rwanda ruba rwarahanaguritse kuri carte aho amagingo ageze.

Les requins du système international voyaient déjà dans la misère de ces déplacés hutu une mine d'or intarissable à cause de leur nombre, et beaucoup de dollars en perspective, pour une longueur de temps indéterminée. Je pense qu'ils ne se remettront jamais de cette déception, et ne le pardonneront jamais au Président Kagame, tandis que moi, je ne l’en remercierais jamais assez. Quel coup d'oeil, quelle témérité et quelle prouesse...!

Donc, nubona akanya, mon cher Semakweli, pourriez-vous, s'il te plaît, me refaire une mise au point, un lien qui m'aiderait à rapprocher un homme et trois couffins à la situation du Rwanda ? Je demeure sur mon qui-vive, car je peux m'avoir complètement trompé de point d'assertion.

Mais comme se tromper c'est humain, je m'en remettrai ne vous en faites pas ! Encore une fois, bravo pour le travail de titan que tu fais, mais je suis désolé pour Twagiramungu.


Merci bien, à bientôt certainement.

Arthémon Rurangwa


Je m'excuse, quand j'ai du mauvais sang, je me le fais tirer comme dirait de la Gardère.

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