QU'EST-CE QUI NOUS DIFFÉRENCIE DES ANIMAUX ? Nous avons la faculté (les hommes), de prendre conscience des événements qui surviennent, de reconnaître et d'analyser les objects qui nous entourent, mais surtout d'en évaluer (objets et événments) l'importance, la vitesse s'ils roulent, l'équilibre et les chances de stabilité s'ils sont plus haut et plus grand que nous, (j'en passe), et nous pouvons conclure assez rapidement si oui ou non, nous sommes en sécurité ou en péril au milieu de tout ça. On appellerait ça, dompter l'environnement qui nous entoure, et en tirer profit ! Il paraît que
la somme de tous ces éléments constituent un phénomène
(qui passe inaperçu à nos yeux), qu'on appelle
"Complexe cognitif". Inversement,
les animaux n'ont pas vraiment besoin d'en arriver là. Ils foncent
jusqu'à ce qu'ils se fassent mal. Et même après quelques
blessures sérieuses, ils peuvent être blessés de nouveaux,
dans les mêmes conditions qu'auparavent. Ils n'apprennent rien de
leur passé pour s'en servir dans l'avenir. À les voir, on
pourrait se dire qu'ils s'en moquent. Ils ne s'en
moquent pas, ils n'en prennent pas conscience. Malheureusement,
certains d'entre-nous font exactement comme eux. Qu'est-ce qu'on constate ? Infailliblement, en un temps de clin d'oeil, le même rat va retomber dans le même piège, irrésistiblement attiré (presque hapé) par l'odeur du fromage. On dit que pour survivre, les animaux utilisent un système plus simplifié, "analogique". Ils sont programmés comme ça. C'est probablement pour ces mêmes raisons que les dresseurs d'animaux doivent prendre leur mal en patience, avant d'arriver à quelque résultat encourageant. Now, ne penses-tu pas, niba ukunda kuvugisha ukuri, que certains de nos amis Rwandais ont sincèrement besoin de quelque dresseur ? Ni gute, umuntu wize, agasinya ko ari docteur, akabirenga ho akavuga ati, je le cite : "Chers Compatriotes, la tenue de ce séminaire-débat coïncide avec la célébration du 37 ème Anniversaire de Kamarampaka (Référendum). C'était le 25 Septembre 1961 que les masses populaires encadrés par des Leaders dignes ont dit NON à une dictature monarchique.... ati habuze iki ngo dukurikize urwo rugero rwiza baduhaye. (murabyisomera). Ubwo ngo aravugira abahutu, akaba ari leader bitoreye ngo abavugire, ntihagire umuhutu muzima (bariho mpora mbivuga) utinyuka ngo amuvuguruze, agire ati ibyo uvuga, ni wowe wenyine ubitekereza, widusiga uwo mwanda wawe...! Ni gute wakumva nk'ibi ukabura kugira ubwoba, niba uri umututsi, ukaba wibuka imyaka bamaze badutema uko ingana ? None ho si n'abahutu gusa, hari n'abatutsi batagira umutima. Ugira utya ukumva umututsi, kubera icyaka kinshi yifitiye cyo gushaka gutegeka kandi atanabishoboye, caressant des ambitions moribondes, ukumva arasinyana za pact (kunywana igihango) n'abagome nk'aba. Ese umuntu yabashyira muri processus cognitif ou analogique ? Je vous ai mis côte-à-côte, ci-après, deux raisonnements, (appellons ça 2 attitudes), namwe mumbwire uwo mwahitamo (si vous deviez le faire), kandi bombi ni abahutu. Niba muri n'abahutu musoma ibi, bakababwira ngo nimutore, watora nde? ...paranthèses... : Ese mujya musoma ibintu Umugabo witwa Sebasoni ajya yandika ? Jye mbona uwo mugabo ibyo avuga abizi, en toute équité. Il ne crains pas de dire ce qu'il pense, il le dit si froidement et si intelligemment à la fois, kuburyo nibaza ko tugiye dusoma neza ibyo avuga, abenshi twamwigira ho byinshi kandi bikadufasha. (Lisez ceci entre-autre) Bref, nari nababwiye ko nzabageza ho uko mbona Rudakubana yadohoye. Effectivement, il a radouci le ton, il est même conciliant, sans toutefois s'écarter trop des ambitions politiques de son parti qui l'animent. Il a choisi un langage plus souple, moins haineux et équilibré. Il est tout le contraire de certains de ses collègues du parti Amahoro Congress, turbulents, revenchards et démésurés...qui détruisent parti yabo bwite bibwira ko basenya iz'abandi, simplement par manque de retenue. "Jugement cognitif." Byisomere : Est-ce le début de la fin du cauchemar ? Ntawe uvuma iritararenga, wenda UMUNSI
UMWE Abanyarwanda twese tuzashobora kumvikanana tubane,
tudiscuter dans le but unique de construire, ntawe utemye undi. Quel
drôle de rêve j'ai là...Ngo inzozi zigira nkana ! Vous
trouvez pas ? A. Rurangwa |
|
|
Conférence de Berlin Mot
d' ouverture, par le Par Dr. Rwasamanzi
Chers compatriotes, Permettez-moi avant tout de vous souhaiter la bienvenue dans cette ville de Berlin; une ville que d'aucun n' ignore sa célébrité de la part des événements historiques et politiques qui l'ont caractérisée au courant de ce siècle finissant. Je m'en voudrais de ne pas citer le démantèlement du "Mur de Berlin" qui a mis fin à la guerre froide et a permis l'unification de l'Allemagne en un seul pays et un seul peuple après 30 ans de séparation. Soyez vivement remerciés pour avoir sacrifié vos activités quotidiennes afin de venir participer à ce séminaire-débat consacré aux problèmes cruciaux qui rongent les sociétés de la région des Grands Lacs Africains en général et la société rwandaise en particulier, empêchant le rétablissement de la paix, la reconstruction des Etats de droit et l'avènement de la démocratie. Chers compatriotes, une réflexion approfondies sur ces problèmes apparaît plus qu'une nécessité aujourd' hui. En effet, les actes de violation des droits de l'homme et de la démocratie ne se comptent plus dans notre pays. Le bilan du régime FPR installé à Kigali depuis 1994 est écrit en Lettres de sang. Un véritable génocide cotre les Hutus déclenché le 1er octobre 1990 fait toujours son chemin sous le regard impuissant ou complice des grands de ce monde. Des rapports des ONG, des Associations des droits de l'homme, les témoignages des particuliers montrent la ductature du FPR. Le dernier témoignage en date signale que le FPR réquisitionne dans les régions du Nord du Rwanda toutes les personnes de sexe masculin qu'il n a pas pu tuer, se trouvant soit dans les champs, soit sur les routes ou dans les marchés et leur donne par force un fusil et les expédie au front en République Démocratique du Congo pour y être tué. Chers compatriotes, mesdames et messieurs, les actes ignobles du FPR nous interpellent tous; car, s'ils sont accomplis et s'ils s'accomplissent encore dans l'indifférence générale des Grands de ce monde par complicité ou impuissance avons-nous dit plus haut, il devient plus qu'urgent que nous, les concernés, prenions nos responsabilités. Il y va de notre survie en tant que peuple que les forces du mal paraissent déterminer à exterminer. Chaque Rwandais vivant en exil, qu'il soit du Nord ou du Sud, face à cette menace devrait se sentir interpellé, ceux de l'intérieur sont des prisonniers désespérés. C'est dans ce cadre que l'Association Akagera-Rhein vous a invité pour participer à ce séminaire-débat. Les thèmes choisis et distribués aux Conférenciers devraient nous emmener à prendre des engagements concrets afin de préserver notre Chère Patrie. Chers Compatriotes la tenue de ce séminaire-débat coïncide avec la célébration du 37 ème Anniversaire de Kamarampaka (Référendum). C'était le 25 Septembre 1961 que les masses populaires encadrés par des Leaders dignes ont dit NON à une dictature monarchique qui les opprimait depuis des siècles. Chers Compatriotes, pourquoi ces Leaders ne pourraient pas nous servir d exemple? Ils étaient du Nord, du Centre, du Sud, comme du Sud, de l'Ouest comme de l'Est animés par un idéal commun: "SAUVER LE PEUPLE RWANDAIS". Qu'est ce qui nous manque pour réunir nos forces afin d'agir comme eux et dire NON à la dictature fasciste du FPR? Notre peuple se meurt et n attend que nos actions communes pour le libérer. Ne le décevons pas, et je suis convaincu que nous n'allons pas les décevoir. C'est sur ce mot d'espoir que je proclame ouvert ce séminaire-débat. Je vous remercie !! Par Dr. Rwasamanzi (Conseiller de l'association Akagera-Rhein e.V.)
Berlin, le 24.09.1998 |
Excellence Monsieur le Président, Le parti
AMAHORO Congrès du Peuple saisit cette occasion de votre visite
en cours aux États-Unis d’Amérique pour
vous encourager à vous acquitter de vos responsabilités
de Chef d’état avec distinction. En tant que président
du Rwanda, vous avez la responsabilité de veiller à la paix
et au bien-être de tous les Rwandais où qu’ils soient,
dans le pays ou dans le monde, et quelles que soient leurs conditions.
Nous sommes confiants que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour les mettre en application et soulager ainsi les peuples de la région des Grands lacs africains des affres de la guerre afin qu’ils se consacrent enfin à leur développement global. La guerre actuelle ne profite ni au Rwanda ni à la RDC, même si les deux pays en payent le prix fort, notamment par le sacrifice des vies humaines. Il est temps que le Rwanda comprenne et endosse le fait que les Congolais ainsi que tous les citoyens des pays voisins du Rwanda ont besoin de paix, de développement et de jouir librement du fruit de leur travail comme doivent y aspirer de plein droit les Rwandais eux-mêmes. En conséquence, nous vous prions de mettre à contribution votre imagination et votre créativité et de canaliser tous les efforts non pas dans des guerres interminables, mais plutôt dans la mise en place d’un environnement politique et social positif, aussi bien pour le peuple rwandais que pour les Congolais et les autres citoyens de la région des grands lacs africains. Pour l’intérêt bien pensé du Rwanda, il faut quitter le Congo, et le plus tôt sera le mieux. Avec les autorités congolaises, saisissez cette occasion pour apporter au Rwanda, à l’Afrique et au monde entier votre contribution à la création d’un monde meilleur pour tous. À travers vous et votre homologue de la RDC, nous lançons ce vibrant appel à tous les Chefs d’état africains. Sur le plan politique intérieur, le parti AMAHORO Congrès du Peuple vous invite avec insistance à laisser toutes les composantes de la nation rwandaise participer activement à la définition de son avenir. Plus précisément, le parti AMAHORO Congrès du Peuple vous prie de permettre aux partis d’opposition et aux différents groupements de la société civile de participer à la construction d’une nouvelle constitution du pays. Sans cette participation, il est très clair que les élections générales prévues pour l’an 2003 ne pourront être qu’une parodie qui n’a rien ni d’équitable ni de démocratique. En bout de ligne, cette constitution ne ferait que faire souffrir et diviser encore davantage le peuple rwandais. Le parti AMAHORO Congrès du Peuple vous demande également, Excellence Monsieur le Président, de permettre la libre expression et la libre entreprise. Abandonnez les arrestations arbitraires et les assassinats politiques. Libérez les prisonniers politiques, et employez-vous à trouver des arrangements mutuellement avantageux entre l’équipe dirigeante actuelle du pays et les autres Rwandais qui ne sont pas d’accord avec vos principes et vos actions de gouvernement. Occupez-vous plutôt des véritables criminels, que ce soit en rapport avec le génocide des Tutsis, les massacres des Hutus, ainsi que tous les crimes ignobles que le peuple rwandais continue de subir depuis plus de dix ans déjà. À cet égard, nous vous prions sans réserve de mettre fin sans conditions aux tracasseries actuelles que votre gouvernement ne cesse de dresser contre le travail normal du Tribunal pénal international pour le Rwanda. |
Finalement, le parti AMAHORO Congrès du Peuple vous prie d’abandonner vos tentatives d’instauration d’un parti unique au Rwanda, et de mettre fin à la concentration de pouvoir dans vos propres mains. Les accords d’Arusha, qui sont officiellement le fondement de votre gouvernement, insistent clairement sur le multipartisme comme mode de gouvernement au Rwanda, ainsi que sur le fait qu’une même personne ne devrait pas cumuler à la fois les postes de Président de la République, celui de Président de son parti politique et celui de militaire actif au sein de l’armée nationale. Comment se fait-il que vous contournez vous-mêmes les lois que vous êtes sensé faire respecter? Le parti AMAHORO Congrès du Peuple est profondément attaché à la paix, et nous ne manquerons aucune occasion pour appuyer les efforts de votre gouvernement dans ce sens. Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération. Gratien Rudakubana, AMAHORO Congrès du Peuple
|
|