Bonjour à tous : Aujourd'hui,
le 3439 ième jour
depuis le 7 avril 1994 (voir le compteur de jours sur ce site,
à la page 1 et à
la page 2 ), je viens d'écouter l'entrevue incroyable
de Mr Hatzfeld à Radio-Canada, en direct à l'émission
"INDICATIF PRÉSENT"
de Mme Marie-France Bazzo, j'ai tout de suite décidé
de chercher à connaître davantage, cet homme. Vive
l'internet, parce qu'il avait suscité beacoup de curiausité
en moi, ce qu'il disait pendant cet entrevue est absolument renversant.
Une
fois de plus, je demanderais à Mr Twagiramungu Faustin
de lire attentivement ces deux livres, pour qu'il comprenne enfin
combien c'est monstrueux quand il dit que le génocide des
Tutsi n'a jamais été préparé.....!
On ne nie pas ces choses, Faustin; tu l'as fait, et le peuple
rwandais ne pourra jamais te le pardonner ! Une chance que ton
appel a été rejetté, ça ne te t'étonne
pas j'espère...!
Quand
on éoute Jean Hatzfeld parler de ce qu'il a vu et entendu,
on sent une colère immense qui monte, qui tombe ensuite
avec un tel fracas sur tes pieds, "L'IMPUISSANCE,...
TOUJOURS ET ENCORE," puis entre deux sanglots, on
sens qu'on a plus envie de s'embarrasser avec les conventions
de la vie telle qu'on la connaît, parce que c'est une farce.
Tout est farce....!
Ce
qu'il a entendu à même la bouche des tueurs, (d'où
le titre de son livre) pendant ces très nombreux voyages
à Nyamata, car devrais-je préciser qu'il n'a écrit
que sur le génocide des Tutsi de Nyamata, où il
nous rappelle que sur 56 mille Tutsi
recencés à Nyamata, près de 51
mille ont été tués en quelques
jours seulement. Je n'ai pas encore eu la chance de lire ces livres,
mais j'ai vraiment hâte.
Je
ne fais pas de pub pour lui, encore moins pour le génocide,
nous je pense que nous devons savoir ce qui s'est vraiment passé.
J'estime surtout que les Tutsi (ceux qui peuvent se le permettre)
ont le devoir de posséder ce genre de livres, puisque nos
enfants (surtout ceux qui ne peuvent pas lire encore à
cause de leur âge) devront le savoir, car ils vont nous
le demander, POUR NE PAS L'OUBLIER ..! C'EST
LE DEVOIR DE LA MÉMOIRE.
Bonne
lecture !
Arthémon
Rurangwa |
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Une
saison des machettes (les
tueurs parlent)
« Après avoir recueilli les récits des rescapés
tutsis du génocide rwandais, Hatzfeld, après de longs
séjours sur place, dans la prison où ils étaient
enfermés, la plupart déjà jugés, a fait
parler les acteurs hutus du génocide, en l'occurrence une
bande d'amis originaires de la même région qui, comme
ils disent, sont allés "au boulot" ensemble, c'est-à-dire,
ont, pendant plusieurs semaines, chaque jour, de la même façon
que l'on va cultiver son champ, systématiquement " coupé
" leurs "avoisinants", avec la claire idée
de faire totalement disparaître les tutsis. |
Ils se sont confiés à l'auteur de façon complètement
libre et directe sans soucis d'atténuer leur responsabilité,
avec un naturel stupéfiant, y compris pour Hatzfeld. Jamais
aucun "génocidaire" du siècle n'a témoigné
de cette façon. C'est ce qui fait d'Une saison de machettes
un livre exceptionnel, unique, d'une force sans exemple. |
On
a là, éclairées par les commentaires précis
de l'auteur, une sorte de saisie à la base des phénomènes
qui conduisent des hommes ordinaires (l'un d'eux dit "bien
naturels") à exterminer de façon atroce et si
possible jusqu'au dernier des voisins. Parmi les actes de barbarie,
il y a une spécificité du génocide. »
(présentation de l’éditeur) « D’apparence
modeste, son entreprise poursuit une ambition à la hauteur
de l’holocauste africain.
Apurée d’accusation ou d’indignation, elle ne
vise pas à culpabiliser qui que ce soit. Certes, elle met
chacun face à son ignorance, son indifférence ou son
inconscience, toutes les variations du refus de comprendre comment,
au vu et au su du monde entier, devant les caméras de télévision,
des centaines de milliers de personnes ont pu être "coupées"
à la machette. Comment les tueurs ont-ils vécu la
mise à mort de leur voisin ? |
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233 p., 6.5 euros
ISBN : 2020530562 |
Références |
304 p., 19 euros
ISBN : 2020612143 |
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Dans
le nu de la vie
(récits des marais rwandais)
Récits écrits à la suite à ses reportages
au Rwanda, et plus particulièrement sur les collines de Nyamata,
où Jean Hatzfeld a recueilli les témoignages des rescapés
du génocide de 1994.
Avant le génocide, la commune de Nyamata, s'étendant
sur 14 collines, avait 120 000 habitants. Dix ans plus tard, ils
ne sont plus que 50 000. Cinq Tutsis sur six ont été
massacrés. « Au printemps 1994, lorsque débutent
les massacres des Tutsis par les Hutus au Rwanda, Jean Hatzfeld
est à Sarajevo. Libération lui demande d'aller aux
États-Unis couvrir la Coupe du monde de football. C'est dans
sa chambre d'hôtel, à San Francisco qu'il découvre
le génocide, à la télévision. Il est
ensuite envoyé au Rwanda pour rendre compte de l'exode de
centaines de milliers de Hutus vers les pays voisins. De
retour à Paris, il s'interroge sur le peu de place accordée
aux rescapés du
génocide dans les médias.
|
En 1997, il retourne au Rwanda, décidé à
entendre les survivants. Ils seront treize à témoigner,
les premiers à avoir accepté de parler. Leurs témoignages,
présentés par Jean Hatzfeld, accompagnés
par les portraits de Raymond Depardon composent le livre Dans
le nu de la vie, récits des marais rwandais... »
(Extrait de la synthèse d'un entretien avec Muriel Bernardin
et Delphine Descaves, pour L'œil électrique n°19)
« Ces Tutsis racontent comment ils ont survécu en
s'immergeant pendant des semaines dans les marais, en se roulant
dans la boue, en se camouflant sous les grands papyrus, et ils
le font avec un tel art de la litote et de la métaphore
que cela en est presque beau. Ce n'est plus un recueil de témoignages,
c'est un recueil de poèmes. Ils décrivent sans larmes
comment ils ont vu leurs anciens voisins Hutus découper
leurs parents, leurs enfants, leurs amis, mais avec une langue
si légère que la douleur paraît moins douloureuse,
la cruauté moins cruelle. Ils disent aussi pourquoi ils
ne comprennent toujours pas ce qui s'est passé, pourquoi
ils ont si peu de haine; comment ils sont revenus à la
vie, eux qui ont tout perdu, famille, maison, troupeau, qui sont
allés jusqu'au bout de la vie, jusque dans le "nu
de la vie", pour reprendre l'expression de l'un d'eux qui
est devenue le titre du livre.
Pour
donner plus de corps à ses amis Tutsis, Jean Hatzfeld en
a fait le portrait, un par un. D'une plume élégante
et fluide il a décrit leurs villages, leurs paysages et
il a demandé à son ami, le photographe Raymond Depardon,
de saisir, en noir et blanc, chacun de ces témoins. Vous
ferez la connaissance d'Innocent l'enseignant, de Janvier le petit
berger, de Jeannette la couturière... Et vous comprendrez
pourquoi Jean Hatzfeld s'est pris d'une violente affection pour
eux. » (extrait d’un article d’Yves de Chazournes
Lire, décembre 2000) « Cela donne des récits
parfois répétitifs car ils renvoient toujours aux
mêmes souvenirs. Mais l'absence de tout artifice (littéraire)
permet de mieux comprendre l'aliénation, la déchéance
psychologique qu'entraîne l'expérience de l'extrême
qu'est le vécu du génocide et, par là même,
permet d'apprécier à sa juste valeur l'effort extraordinaire
que les Claudine, Odette, Jean-Baptiste et autres survivants doivent
faire pour retrouver les gestes de la normalité. »
(RFI)
Ce récit publié en 2000 a obtenu le Prix France
Culture
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