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Ci-après son interview au cas où vous ne l'avez pas lu. |
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| Interview ya Bizimungu P. (muri Jeune Afrique) | ||
Démarches z'uwitwa Charles Karemano (Belgique) na bagenzi ngo barashaka gufunguza Bizimungu ku ngufu ! Faire une mobilisation internationale pour faire libérer umuntu wivugiye ati uwakongera akansubiza ubuprésida maze ngo turiya dututsi ntwereke uko intama zambarwa...! Iyo énergie ntakindi mwayikoresha plus utile ? Ese izo mobilisations muvuga mugamije gukora, ko tutigeze tuzumva mushaka udufaranga two gufasha imfubyi z'abana b'abatutsi barokotse ? Pour vous ntabwo bo ari abantu ? Ni mugerageze...! (Soma iyo mpuruza yabo ci-après) ! |
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La Concertation Permanente de l'Opposition Démocratique Rwandaise (CPODR) m’a demandé, à titre personnel, de soutenir sa campagne visant à accélérer la libération de Monsieur Pasteur Bizimungu, Président du Rwanda depuis le 19 juillet 1994 jusqu’à sa démission en mars 2000. Ayant accepté cette mission, je lance un appel à toute personne éprise de justice et de paix, à toutes les associations défenderesses des droits de la personne, à tous ceux et celles qui souhaitent l’émergence d’un véritable Etat de droit au Rwanda, de s’associer à la présente initiative afin d’exiger la libération rapide et inconditionnelle de Bizimungu et les autres prisonniers d'opinion rwandais. Bref rappel des faits En mars 2000, Pasteur Bizimungu démissionne de ses fonctions de Président de la République. Alors qu’il s’apprête, le 30 mai 2001, à annoncer la création d’un parti politique, le Parti pour la Démocratie et le Renouveau PDR « Ubuyanja », il est séquestré à son domicile. Il est par la suite arrêté en juin 2001, placé en résidence surveillée et privé des privilèges d’ancien chef d’Etat. La justice l’accuse alors d’avoir transgressé la loi sur les partis politiques en créant le PDR qui est immédiatement interdit par le Gouvernement rwandais alors qu’aucune disposition de la Loi fondamentale régissant le Rwanda ne stipule l’interdiction de créer un nouveau parti. Il s’ensuit alors une série d’arrestations parmi les membres et sympathisants supposés du parti interdit, accusés de prôner la haine ethnique. En juillet 2001, Pasteur Bizimungu accorde au magazine Jeune Afrique une interview où il adresse au pouvoir en place une sévère mise en garde face à la dégradation de la situation politique. Ses propos sont alors interprétés comme étant négationnistes et divisionnistes et le régime intensifie sa campagne contre le PDR et son Président-fondateur. Le 8 août 2001, dans le quartier de Remera (Kigali), Pasteur Bizimungu est agressé. Le 16 août, soit une semaine après, c’est autour de Charles Ntakirutinka, ancien ministre, d’être agressé alors qu’il circule dans la ville de Kigali en voiture. Le lendemain, Pasteur Bizimungu est emmené par des militaires de l’Armée gouvernementale vers une destination inconnue. Le même scénario se produit pour Charles Ntakirutinka plus tard dans la journée. Ils seront tous les deux libérés dans la nuit après une fouille en règle de leurs domiciles au cours de laquelle tous les documents relatifs au PDR sont confisqués. Le 26 décembre 2001, à Kigali, l’un des fondateurs du PDR, Gratien Munyarubuga, est assassiné dans des circonstances non élucidées. Le 19 avril 2002, Pasteur Bizimungu et Charles Ntakirutinka sont placés en détention. Ceci se passait deux semaines après la 8ème commémoration du génocide au cours de laquelle le Président Paul Kagame s’en était violemment pris à « ceux qui, ayant occupé de hautes fonctions dans ce pays, prêchent la division parmi les Rwandais et passent leur temps dans des ambassades en recherchant des appuis". Accusations arbitraires Initialement accusés de troubler l’ordre public en créant le PDR « Ubuyanja », de nouveaux motifs d’inculpation sont avancés lors du procès du 14 octobre 2002 contre les deux détenus. Les contradictions marquant ce procès se confirment lors de la séance du 11 février 2003 et dans son jugement du 18 février 2003, la Cour d’appel s’en remet au Parquet de la République pour ce qui est de choisir les chefs d’accusation. Il convient de préciser que jusqu’ici, ni les chefs d’accusation ni les preuves ne sont connus. Mais Pasteur Bizimungu et Charles Ntakirutinka restent en prison. Un Comité de soutien Le présent appel s’adresse aux femmes et aux hommes épris de liberté et de justice afin qu’ils s’associent généreusement à cette campagne dont le but est aussi de contribuer à une libéralisation politique indispensable au pays des mille collines. Il s’adresse à tous les intellectuels engagés, politiques, journalistes et défenseurs des droits de la personne, ainsi qu’aux associations promotrices de la paix et de la démocratie. Tous ceux-là, qu’ils soient rwandais ou non, sont vivement invités à appuyer les initiatives du Comité de soutien à la libération de Pasteur Bizimungu et ses compagnons. Cet appel s’adresse tout particulièrement aux Commissions gouvernementales chargées des droits de l’homme et de la Réconciliation nationale et aux diverses associations rwandaises des droits de la personne afin qu’elles soutiennent, par tous les moyens, la présente action au bénéfice de la démocratie et de la stabilité au Rwanda. Il s’adresse aussi au Président et au Gouvernement rwandais pour qu’ils fassent preuve de cohérence politique et jouent la carte de l’ouverture, conscients que le processus politique en cours est sérieusement hypothéqué par le maintien en détention de Pasteur Bizimungu et ses compagnons. Il s’adresse enfin à la Communauté internationale et aux bailleurs de fonds du Rwanda pour qu’ils fassent pression sur son Excellence le Président Paul Kagame afin de le convaincre de la libération sans condition de Pasteur Bizimungu et de l’ensemble des prisonniers politiques rwandais. Vous pouvez envoyer des E-mails, des lettres de soutien, participer aux manifestations qui seront proposées par le Comité de soutien. Vive la justice, la liberté et la démocratie.
Fait à Namur, le 27 février 2003 Charles Karemano
contacts : Campagne
pour la libération de Pasteur Bizimungu |
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