Avis aux partis jeunes
Une ruée un peu trop ambitieuse

La voie choisie par les partis politiques en opposition avec le régime de Kigali peut bien être une autre façon de voire les choses, mais je doute fort que cela puisse être une solution-miracle au mal qui ronge notre peuple depuis tant d’années.

Je ne sais pas si l'on pourrait qualifier mon attitude de chat échaudé qui craint l'eau froide, ou si vraiment mon sceptiscisme pourrait avoir une explication en remontant le temps depuis le changement de cap des années 60.

Je m'excuse auprès des gens que j'imagine bondir à l'idée de cette approche
qui est toute à fait la mienne, mais son but est dû à l'idée d'une déception éventuelle qui pourrait être très désastreuse ku bisigazwa by'ubwoko bw'abatutsi. J'ai baptisé cet avis "jet'aime mon frère" pour des raisons purement personnelles.

                                 

''JE T'AIME MON FRÈRE''s’adresse plus directement à tous les partis politiques nés dernièrement pour combattre ce qu’ils appellent le diktat du Général Kagame et l’incapacité de gouverner de son équipe. En quoi diffèrent les textes qu’ils nous proposent, de ceux qui ont toujours été là depuis Kayibanda?

Rendus sur terrain, pourraient-ils réellement faire la différence? Pourquoi pensent-ils que ce sont eux qu’il nous fallait? Comment vont-ils s’y prendre pour convaincre les gens qui auront survécu à tous les outrages depuis l’assassinat du roi Mutara et même du génocide?

Le Rwanda peut-il encore être un pays pour toutes ses filles et ses fils comme s'en est le slogan de tous les temps? Peut-on vraiment espérer qu'un jour, quelqu'un ou quelque-chose pourra changer le sens du vent, en le dirigeant vers les plaies des rescapés du génocide afin d'en atténuer la souffrance, même si personne ne pourrait rien changer à leur immense douleur? Je vous fais remarquer que j'imagine mal quelqu'un réussir sur la scène politique qui est la nôtre, sans donner priorité à cet aspect.

Pourtant, c'est un peu de notre faute si cela risque de ne pas se produire de si tôt, car nous avons longtemps croisé les bras devant toute sorte de calamités; nous avons même laissé grandir des demi-dieux qui sont nés autour de nous, alors qu'il était possible, ensemble, de les combattre en disant non, en ne coupant pas leur cordon ombilical. 

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C'est étrange, je ne sais pas ce qui m'arrive ce soir

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(Duo : Delon-Dalida) 

Considérez, je vous prie, que je ne me moque, ni de rien ni de personne. La leçon de morale de cette chanson m'a toujours impressionné. Je la trouve éternellement présente dans notre vie quotidienne, elle colle sur toutes les peaux, elle tire sur tout ce qui bouge.

Je te regarde comme pour la première fois. Encore des mots,toujours des mots, les mêmes mots. Je ne sais plus comme te dire, rien que des mots, mais tu es cette belle histoire d'amour que je ne cesserai jamais de lire.

Des mots faciles des mots fragiles, c’était trop beau. Tu es d'hier et de demain, bien trop beau, de toujours ma seule vérité. Mais c'est fini le temps des rêves, les souvenirs se fanent aussi quand on les oublie, tu es comme le vent qui fait chanter les violons et emporte au loin le parfum des roses, caramels, bonbons et chocolats. Par moments je ne te comprends pas. Merci, pas pour moi, mais tu peux bien les offrir à une autre qui aime le vent et le parfum des roses.

Moi, les mots tendres enrobés de douceur se posent sur ma bouche, mais jamais sur mon cœur. Une parole encore. Paroles, paroles, paroles, écoute-moi. Paroles, paroles, paroles je t'en prie. Paroles, paroles, paroles. Je te jure. Paroles, paroles, paroles, paroles, paroles encore des paroles, que tu sèmes au vent.

Voilà mon destin te parler, te parler comme la première fois. Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots. Comme j'aimerais que tu me comprennes. Rien que des mots, que tu m'écoutes au moins une fois. Des mots magiques des mots tactiques qui sonnent faux. Tu es mon rêve défendu. Oui, tellement faux mon seul tourment et mon unique espérance. Rien ne t'arrête quand tu commences. Si tu savais comme j'ai envie d'un peu de silence.

Tu es pour moi la seule musique, qui fit danser les étoiles sur les dunes, caramels, bonbons et chocolats. Si tu n'existais pas déjà, je t'inventerais. Merci, pas pour moi, mais tu peux bien les offrir à une autre qui aime les étoiles sur les dunes. Moi, les mots tendres enrobés de douceur se posent sur ma bouche, mais jamais sur mon cœur.

Encore un mot, juste une parole, paroles, paroles, paroles, écoute-moi. Paroles, paroles, paroles, je t'en prie. Paroles, paroles, paroles, je te jure. Paroles, paroles, paroles, paroles, paroles encore des paroles que tu sèmes au vent. Que tu es belle! Paroles, paroles, paroles. Que tu est belle ! Paroles, paroles, paroles

Que tu es belle! Paroles, paroles, paroles Que tu es belle! Paroles, paroles, paroles, paroles, paroles encore des paroles que tu sèmes au vent.

Ma crainte est basée sur la sécurité des rescapés et les éternels oubliés qui risquent de voir en ces nouveaux-venus, un messie, et qui vont laisser leur filets de pêche comme Simon Pierre et suivre. Que va-t-il se passer en cas de hautes vagues ? Ntawanga gusinzira ngo atarota ? Ngo ntawe ukora omolette atamennye amagi? Qui a consulté qui ? Où est la différence? Pourquoi vous? Qui êtes-vous? Où êtes-vous ?

Bref, l'important maintenant, ce n'est pas la longueur du nom du nouveau parti, ce n'est pas non plus l'épaisseur de sa bible, l'important, c'est d'être capable d'imaginer l'impact d'une telle décision au niveau du peuple qui y voit moins clair, mais qui souffre, donc qui risque de suivre le premier aveugle qui passe seulement par ce qu'il parle haut et fort.... Comment agit-on les mains liées, les poches et l'estomac vides? C'est simple, on parle quand même...À qui veux-tu que je parle et de quoi veux-tu que je lui cause ? Au fait, tu vis sur quelle planète, toi qui me demande de parler? Je parie que tu vis bien loin, au bout de la terre, en harmonie avec les gracieusetés de la vie, assez pour croire que tout ce qui se passe dans votre tête est tout aussi bien possible dans la vraie vie.

Je vois, toi aussi tu t'en fous comme tous les autres qui m'ont demandé la même chose avant toi..! J'ai fait tout ce qu'ils m'avaient demandé de faire, non seulement j'ai parlé comme ils voulaient, mais j'ai aussi essayé de jouer au gros bras, au cow-boy, puis bonjour les dégâts. J'ai ensuite ramassé tout seul toutes les pots cassées; je ne suis même encore au bout de ma peine. Tu as peut-être raison, c'est probablement la seule façon de s'en sortir, mais voilà, le gros problème est qu'on ne sort pas toujours indemne de ce genre d'exercice, surtout que moi je suis fatigué de mourir pour avoir été tué si souvent. Croyez que ça fait une différence même si tu fais semblant de l'avoir un peu oblié.

- Je vous invite à lire, ci-contre, la chanson de Dalida. -. Elle est fort à propos, pour votre gouverne.-

À la prochaine chicane...

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