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Le génocide des Tutsi Rwandais
Quelles sont les autres preuves rechercheriez-vous pour porter une accusation contre la France ? Vous avez plus qu'il n'en faut.., ne remettez pas toujours à demain ce que vous pouvez faire aujourd'hui. Le fer, ça se frappe quand c'est chaud...! L'innocence
de la France remise en questions, le
19 mai 2004
: Les preuves de la complicité de la France dans le génocide
rwandais s'accumulent :
Si les accusations de complicité de génocide lancées
contre la France par le Président Rwandais sont fausses et calomnieuses,
il conviendrait que notre Ministre de la Défense et les personnes
visées par les
accusations répondent de manière satisfaisante à
un certain nombre de questions, et ne se contentent pas de démentis
ou de quelques indignations médiatiques.
Si
la France n'est pas coupable, alors :
• Pourquoi est-ce que dans les locaux de l'ambassade
de France au Rwanda, en présence de l'ambassadeur Jean-Philippe
Marlaud, s'est formé le gouvernement intérimaire rwandais
en charge d'exécuter le génocide ?
• Pourquoi François Mitterrand, Alain,
Juppé et Bruno Delaye (responsable de la cellule africaine de L'Elysée)
ont-ils reçu, le 27 avril 1994 à Paris, 20 jours après
le début du génocide, une délégation rwandaise
formée, notamment, de Jérome Bicamumpaka, ministre des Affaires
étrangères
du gouvernement intérimaire rwandais (supervisant le génocide)
sans jamais dénoncer les agissements de celui-ci ?
• Pourquoi la France, dès le début
du génocide, a-t-elle évacué vers Paris, le 9 avril
1994, l'une des têtes pensantes du génocide, Madame Agathe
Habyarimana ? Pourquoi, à son arrivée en France, a-t-elle
reçu une gerbe de fleurs, un appartement en dotation et 200 000
francs pour frais de bouche ? Lire
(L'Inavouable, Les Arènes, 2004, de Patrick de Saint-Exupéry,
page 259).
• Pourquoi le lundi 19 janvier 2004, Madame
Agathe Habyarimana, la veuve de l'ancien président du Rwanda, dont
la mort avait marqué le début du génocide rwandais
en avril 1994, était-elle présente à la cérémonie
des vœux de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
qui s'est tenue à Paris ? (voir notre article : Francophonie et
petits meurtres entre amis) ;
• Pourquoi le 17 juillet 1994, l'état-major
tactique français a-t-il organisé l'évacuation vers
le Zaïre du gouvernement génocidaire rwandais ? (L'Inavouable,
Les Arènes, 2004, de Patrick de Saint-Exupéry, page
260);
• Est-il vrai, comme l'affirme l'ONG Human
Rights Watch, que la France continuait à former les miliciens Hutu
extrémistes dans un camp militaire français situé
en République Centrafricaine, longtemps après la
défaite du clan génocidaire et la fin du génocide
(en octobre 1994) ? (Rapport HRW, Rwanda/Zaire, Réarmement dans
l'impunité. Le soutien international aux perpetrateurs du génocide
rwandais, mai 1995, p.9-10) ;
• Est-il vrai que Paul Barril (ancien responsable
du GIGN et conseiller du Président Juvénal Habyarimana)
ait été l'intermédiaire dans l'achat de deux missiles
sol-air, entre novembre 1993 et février 1994, pour le compte du
Hutu Power ? (voir l'article de Patrick de Saint-Exupéry du 31
mars 1998, paru dans Le Figaro). Ces missiles n'auraient-ils pas pu servir
à abattre l'avion du Président rwandais Habyarimana ? (Voir
aussi, L'Inavouable de Patrick de Saint-Exupéry, page 256 ; Aucun
Temoin ne doit survivre, Human Rights Watch, FIDH, 1999, page 774 ; La
Nuit Rwandaise, Jean-Paul Gouteux, L'Esprit frappeur, 2002, page 281)
• Que faisait Paul Barril au Rwanda au moment
de cet attentat ? Est-il vrai qu'il travaillait pour le compte du régime
génocidaire et que son contrat, pour un montant de 1 200 000 dollars
US s'intitulait "Opération
Insecticide" ? (alors que la Radio des Mille Colline appelait à
l'extermination des cafards Tutsi !). Est-il resté à
Kigali pendant le génocide ?
• Pourquoi Paul Barril, n'a-t-il pas été
interrogé par la mission d'information de 1998 présidée
par Paul Quilès et portant sur le génocide rwandais !
• Quelles furent les raisons du suicide de
Francois de Grossouvre le 7 avril 1994, le lendemain de l'attentat (à
l'aide de missiles sol-air) contre l'avion du Président rwandais
? Paul Barril n'était-il pas un proche de cet homme clef de L'Elysée
et au centre des traffics d'armes de la République Française
?
• Quelle crédibilité accorder
au rapport du juge Jean-Louis Bruguière qui établirait que
le général Paul Kagamé, ex-chef rebelle et actuel
chef de l'Etat rwandais, serait le principal commanditaire de l'attentat,
avec dix autres officiers supérieurs du FPR, alors que Paul Barril
se vante d'être un vieil ami du juge (Le Monde, 9 mars 2004, "L'enquête
sur l'attentat qui fit basculer le Rwanda dans le génocide",
par Stephen Smith ; Le Temps - Lausanne- 21 novembre 2001 ; La Nuit Rwandaise,
Jean-Paul Gouteux, L'Esprit frappeur, 2002, page 287) ? Les conclusions
de ce rapport ne sont-elles pas en contradiction avec les documents (datant
de 1994) des services de renseignement americains qui viennent d'être
declassifiés
et qui retiennent la responsabilité des extrémistes hutu
dans l'attentat ? (Voir l'article de Jim Lobe, "Rwanda-US : Papers
Imply Hutu Hard-Liners Downed President's Plane, 6 April 2004, IPS News,
le 7 avril 2004 dans L'Idiot ; "Les Etats-Unis avaient identifié
les coupables, selon un rapport", AFP, dans L'Intelligent, 8 avril
2004, le 13 avril 2004 dans L'Idiot);
• Est-il vrai, comme l'affirme l'ONG Survie,
que la France continuait à appuyer militairement les miliciens
Hutu extrémistes réfugiés dans les camps du Zaïre
en 1995 ? (Billets d'Afrique, juillet 1995 : le 9 juin
1995 trois Mirages et quatre appareils de transport aérien seraient
partis d'Orléans vers le Zaïre pour soutenir cette offensive)
;
• La France ne continue-t-elle pas de soutenir
ces anciennes milices, alors que celles-ci viennent d'annoncer une offensive
prochaine contre le régime de Kagame ? (Voir : "Rebels prepare
to attack Rwanda - officials", 15 avril 2004 dans Independent Online
South Africa, AP ; le 19 avril 2004 dans L'Idiot)
• Pourquoi la France a-t-elle proposé
en 1995, au Président Kagame, la fin des hostilités contre
le nouveau régime en échange d'une amnistie générale
et contre l'assurance de ne plus être accusée par le Rwanda
d'avoir soutenu l'ancien régime génocidaire ? ("Faire
de Kagame le Roi", Colette Braeckman), Le Soir, 9 novembre
1995, Belgique);
• Pourquoi l'Opération Turquoise, présentée
par la France comme une opération humanitaire visant à stopper
le génocide (23 juin-21 août 1994) a-t-elle été
dirigée par des officiers Francais proches du Hutu Power, comme
le colonel Thauzin, ancien conseiller militaire du Président
Habyarimana ? (La Nuit Rwandaise. Page 1994) ;
• Pourquoi la France a-t-elle refusé
de brouiller les émissions de la Radio des Mille Collines (principal
organe de propagande anti-Tutsi) alors que l'émetteur se trouvait
dans la zone sous son contrôle au moment de l'Opération Turquoise
et que cela était techniquement facile ?
• Pourquoi la France, par
la voix de Bernard Kouchner, ainsi que le gouvernement génocidaire,
réclamaient-ils un cessez-le-feu entre les rebelles du FPR (tentant
de mettre un terme aux massacres) et les extrémistes Hutu en mai
1994, juste avant l'Opération Turquoise ? (Le Monde, 20 mai 1994,
Bernard Kouchner ; La Nuit Rwandaise, pages 356-357) ; le principal but
de cette Opération n'était-il pas de freiner l'avancée
du FPR anglophone plutôt que de mettre un terme aux massacres ?
• Pourquoi Alain Juppé, comme François
Mitterrand (lors de son discours de Biarritz du 8 novembre 1994), et Dominique
de Villepin aujourd'hui, utilisent-ils régulièrement le
terme de "génocides" au pluriel ? Ne
souhaitent-ils pas accréditer l'idée d'un double génocide
entre deux ethnies et deux camps qui seraient tout autant responsables
? (Voir L'Inavouable écrit par l'auteur en réponse à
ce pluriel utilisé par Dominique de Villepin en septembre 2003
lors d'un interview sur RFI ; voir aussi page 414 de La Nuit Rwandaise)
;
• Pourquoi Le Monde, Marianne, Le Courrier
International et Africa International ont-ils également défendu
cette thèse du double génocide ? (Marianne ira même
jusqu'à nier l'existence d'un génocide des Tutsi
pour imputer les massacres aux victimes, "Les Tutsi ont provoque
le génocide pour se rendre maître du pays" peut-on lire
dans Marianne, du 20 au 26 mars 2000 ; voir notre Article intitulé "Le Monde au service du Hutu Power") ;
• Pourquoi Le Monde a-t-il attendu le 2 juillet
1994 (trois mois après le début du génocide) pour
utiliser le terme de génocide afin de décrire ce qui se
passait au Rwanda ? (Voir : Isabelle Gaudin, "Les crises
rwandaises depuis 1959 vues à travers La Croix, l'Humanité,
Le Monde", Mémoire de maîtrise, Université Paris
I Sorbonne, novembre 1996 ; voir également : "Le Monde, un
contre-pouvoir ?", de Jean-Paul Gouteux, L'Esprit Frappeur, 1996)
• Pourquoi des nombreux intellectuels et journalistes
Français avaient-ils des préjugés anti-Tutsi très
marqués avant et au moment du génocide, comme Alexandre
Adler, Jean-Marie Colombani et Stephen
Smith ? (Voir notre Article "Le Monde au service du Hutu
Power" ; voir également : Billets d'Afrique de l'ONG Survie,
numéro 18, janvier 1995 ; numéro 41, décembre 1996
; numéro 56, mars 1998) ; n'est-il pas étonnant que ces
intellectuels et journalistes soient connus pour leurs liens avec les
services secrets
français ?
• N’est-il pas symptomatique d'une certaine
connivence coupable entre les élites politiques et intellectuelles,
que l'Université de la Sorbonne ait laissé
la directrice du Magazine Africa International, Marie-Roger
Biloa (une intime de l'ancien Président rwandais, Juvénal
Habyarimana)
organiser un colloque révisionniste sur le génocide rwandais
avec d'anciens membres du gouvernement rwandais génocidaire ? (Colloque
du 6 avril 2004 :"Rwanda : dix ans plus tard, qu'avons nous appris
? Comment réinventer l'avenir").;
• Pourquoi dès 1990 la France a-t-elle
appuyé (avec l'aide de plusieurs centaines de soldats français)
les forces gouvernementales rwandaises du Président Habyarimana,
pour repousser et tenter d'éliminer le Front Patriotique Rwandais
? (Voir "Aucun Témoin ne doit survivre", page 75)
• Pourquoi un an avant le déclenchement
du génocide (en février 1993) le ministre français
de la coopération, Marcel Debarge, a-t-il conseillé au Président
Habyarimana la constitution d'un "front commun" contre le FPR
? (Voir "Aucun Témoin ne doit survivre", page 136 ; La
Nuit Rwandaise, Jean-Paul Gouteux, L'Esprit Frappeur, 2002, page 214)
;
• Est-il vrai, comme le suggère Gérard
Prunier (analyste et historien du Rwanda, proche du Ministère de
la défense français), que le Président Habyarimana
ait aidé la France dans des affaires illégales en faisant,
peut-être, parvenir des armes dans des pays placés sous embargo
? (Voir "Aucun Témoin ne doit survivre", page 142 ; La
Nuit Rwandaise, Jean-Paul Gouteux, L'Esprit Frappeur, 2002, page 176-7)
; (voir également L'Express, 12 février 1998, Vincent Hugeux
: "Mais il est une autre piste moins anodine : la dette contractée
envers Kigali pour son rôle de transitaire docile lors de livraisons
secrètes d'armements destinées à l'Afrique du Sud
de l'apartheid. D'autant que la commande aurait porté non pas sur
des
missiles comme on le murmurait alors, mais sur de l'équipement
nucléaire")
• Pourquoi la France, a-t-elle tout fait pour
priver le Rwanda de l'après génocide de l'aide financière
de l'Union Européenne ? ("L'Union Européenne
avait prévu des crédits spéciaux se chiffrant à
près de 200 millions de dollars américains pour le Rwanda,
mais les Français mirent leur veto) pour empêcher
le déblocage de ces fonds jusqu'à la fin de 1994 et la somme
ne put être débloquée qu'en partie", Millwood,
Etude 4 numéro 34, cité dans La Nuit Rwandaise, Jean-Paul
Gouteux, L'Esprit Frappeur, 2002, page 430)
• N’est-il pas troublant que dans son
numéro de décembre 1990 le journal Kangura (principal organe
de presse écrite du génocide) publiait à la fois
ses "Dix Commandements des Hutus" (véritable manifeste
en faveur du génocide à venir) et
un portrait de Mitterrand avec la légende suivante : "Un
véritable ami du Rwanda. C'est dans le malheur que les véritables
amis se decouvrent." ? (Chrétien, Rwanda Les médias,
page 141 ; Prunier, The Rwanda Crisis, page 163);
• Est-il vrai, comme le prétend Commission
d’enquête citoyenne (sur le rôle de la France durant
le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994), que la Banque nationale
du Rwanda, « trésor de guerre des organisateurs du génocide
», ait pu tirer des sommes importantes sur la Banque de France et
la BNP
Paris (2 737 119,65 FF en six prélèvements du 30 juin au
1er août pour la Banque de France, 30 488 140,35 FF en sept prélèvements
du 14 au 23 juin 1994 pour la BNP) tout au long du génocide ? Si
cela est vrai, comment la Banque de France a pu procurer des moyens financiers
(dont 1 500 000 FF le 1er
août, alors que le Gouvernement responsable du génocide et
sa banque ont quitté le Rwanda depuis un mois) aux auteurs d’un
génocide en cours? Comment l’autorité de tutelle de
la place financière de Paris a pu ne pas demander de couper les
liens financiers avec les autorités génocidaires ? Comment
la BNP a pu ignorer la portée de ces prélèvements
? (Voir Survie, Commission d’enquête citoyenne sur le rôle
de la France durant le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 et
son Communiqué de presse du 24 mars 2004 : La Commission d’enquête
citoyenne (CEC) a examiné des documents recueillis à Kigali
par le sénateur
belge Pierre Galand, qu’elle a longuement auditionné);
• Que penser des déclarations de Philippe
Jehanne, correspondant de la DGSE au cabinet du ministre de la coopération
Michel Roussin, confiant le 19 mai 1994 à l’historien Gérard
Prunier, en plein génocide rwandais : « Nous livrons des
munitions aux FAR [les Forces armées rwandaises génocidaires]
en passant par Goma. Mais bien sûr nous le démentirons si
vous me citez dans la presse. » (Voir Gérard Prunier, «
Rwanda : le génocide », p.332, note 136) ;
• Est-il vrai que le 25 mai 1994, le deuxième
secrétaire de l’ambassade du Rwanda au Caire ait adressé
au GIR (Gouvernement Intérimaire Rwandais résponsable du
génocide) un message annonçant une livraison de 35 tonnes
d’armes (munitions et grenades) pour un montant de 765 000 dollars
lors d’une transaction faite à Paris ? (Voir Michel Muller,
Trafic d'armes via Paris, L’Humanité, 31/05/1994) ;
• Que penser de l’information suivante
parue dans The Economist en juin 1994 : « En mai, [...] les Français
laissèrent débarquer une cargaison d’armes à
Goma, au Zaïre. Tandis que l’odeur des
cadavres entassés dans une fosse commune à la frontière
envahissait l’aéroport, les armes destinées
aux meurtriers étaient entassées sur la piste. Le consul
de France à Goma dit qu’il n’était pas en mesure
d’intervenir : il s’agissait de l’application d’un
contrat privé, passé avant l’interdiction des armes
au Rwanda. » (Voir Courrier International du 7 juillet 1994);
• Que penser du rapport d’enquête
de Human Rights Watch ( 1995 ; Rwanda/Zaïre, Réarmement dans
l’impunité. Soutien international aux auteurs du génocide
rwandais) dans lequel on peut lire :« Human Rights Watch a appris
par le personnel de l’aéroport [de Goma] et par quelques
hommes d’affaires locaux que cinq livraisons arrivées en
mai et juin [1994 – après le 17 mai, date du vote par l’ONU
de l’embargo
sur les armes, et plus de 6 semaines après le déclenchement
du génocide] comprenaient de l’artillerie, des mitrailleuses,
des fusils d’assaut et des munitions fournis par le gouvernement
français 1. Ces armes ont
traversé la frontière jusqu’au Rwanda, transportées
par les membres de l’armée zaïroise et livrées
aux FAR à Gisenyi. Le consul français
alors à Goma, Jean-Claude Urbano, a justifié les
cinq livraisons en disant qu’elles honoraient les contrats de fourniture
négociés avec le gouvernement rwandais avant l’imposition
de l’embargo. » p. 7; Interviews avec le personnel de l’aéroport,
les hommes d’affaires locaux et les équipages des avions
cargo. […] Les dates précises de deux de ces expéditions
sont connues : les 25 et
27 mai 1994. « Le consul français a fait mention de plusieurs
autres livraisons d’armes qui sont arrivées à l’aéroport
de Goma, destinées aux FAR, dans la période de mai-juillet
1994 et qui provenaient de sources autres que le gouvernement français.
[...] Il a dit aussi qu’il ne connaissait pas qui avait founi les
armes ou avait facilité leur acheminement, mais “qu’il
se pourrait” qu’elles proviennent des trafiquants d’armes
français. » p. 8 ; « Pendant toute la durée
de l’opération Turquoise, les FAR ont continué à
recevoir des armes dans la zone contrôlée par les Français,
via l’aéroport de Goma. Les soldats zaïrois qui se trouvaient
alors à Goma ont aidé à la livraison de ces armes
à travers la frontière. » p. 8 ; « Des sociétés
de chargement apparemment privées, enregistrées ou basées
au Zaïre, […] opèrent sous contrat avec des hauts fonctionnaires
du gouvernement zaïrois et des officiers de haut rang des Forces
armées zaïroises (FAZ), généralement alliés
au président Mobutu, pour le transport d’armes provenant
de certains endroits d’Europe ou d’Afrique et destinées
aux alliés régionaux du Zaïre, comme l’ancien
gouvernement du Rwanda et l’UNITA. [...] Des pilotes établissent
de faux plans de vol [... et] de faux manifestes. [...] Dans au moins
deux cas, vérifiés par Human Rights Watch, des avions portant
en grand des étiquettes des ONG ont livré alternativement
des articles humanitaires et des armes à l’aéroport
de Goma en mai et juin 1994. » p. 10-11.
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